Quand je copie mal un joli dessin de Camille Gressier
Quand je copie mal un joli dessin de Camille Gressier, faute de la moindre inspiration.

[Insérez ici une intro inspirée et inspirante].

J’ai souri en lisant ceci chez Luna, qui semble avoir eu le même mal que moi à écrire son édito mensuel.

Ce texte est ma quatrième tentative d’écrire quelque chose qui, à défaut d’être inspiré et inspirant, aura au moins le mérite de contenir, en filigrane, la lumineuse lassitude de mes maux.

Comme toute personne tenant un blog, je suis tiraillée entre l’impulsion de me confier à Internet, et le rappel permanent des risques que cela comporte.

Je sais que les contenus légers, positifs, déculpabilisants sont de mise.

Et que les expressions extimes de mélancolie, de doute et d’affliction rebutent, y compris parfois nos plus proches ami·es.

Publier ce genre de contenus – chose ô combien banale il y a encore quelques années, sur cet « Internet des losers » qui me manque tant – est depuis devenu une véritable prise de risque professionnelle et amicale.

C’est pourquoi cela a été un tel soulagement de lire ce coup de gueule de Lucie contre le développement personnel.

Enfin quelque chose de sincère, de brut, de spontané ; quelque chose écrit par quelqu’un qui partage ses émotions et – oserais-je le dire – sa souffrance, sans avoir besoin de rabaisser les autres pour autant.

Enfin quelque chose qui n’est pas sponsorisé par je ne sais quelle marque, quelque chose qui ne s’inscrit pas dans un plan marketing à deux ans – non, de la pure extimité, partagée avec humilité et courage.

Le vrai problème, c’est que les gens ont l’irrépressible envie de toujours donner leur avis et leurs conseils alors qu’on ne les a pas demandés. (…) Soyez mièvres si ça vous chante mais cessez de croire que ce qui est bon pour vous l’est forcément pour les autres.

J’ai eu envie de laisser un commentaire à Lucie, voulant lui exprimer ma gratitude pour sa sincérité, et mon admiration d’avoir osé partager son ressenti, sa vul­né­ra­bi­li­té, et même sa dé­pression.

Mais je n’ai pas su trouver les mots.

« Quand on veut, on peut. » est une phrase qui ne devrait pas exister, elle n’a aucun sens, elle est fausse. Je vous demande d’arrêter vos injonctions au bonheur, au bien-être, au positivisme. On n’en est pas tou.te.s capables.

Parfois, lire en silence suffit.

Merci. Merci d’avoir écrit tout cela.

Ne pas créer de bruit inutile, et – oui – ne pas faire de vague, peut aussi être une forme de respect et de reconnaissance de l’autre.

Mes favoris du mois

Sorcières

Je ne sais pas ce qui s’est passé en mai, mais ça a été la fête à la sorcière. Commençons donc cette revue de web avec quelques liens ensorcelants.

Un livre : la réédition du Guide pratique du féminisme divinatoire de Camille Ducellier est un énorme coup de cœur (et je ne dis pas ça uniquement parce qu’il y a un cristal bleu et mauve peint à l’aquarelle dessus).

Voici le texte de la quatrième de couverture :

Le féminisme divinatoire est un lieu de passage pour celles qui inventent leurs propres lois ; pour celles qui développent une sensibilité hors des normes sociales ainsi que celles qui souhaitent profondément l’explosion de tout ordre établi.

Le féminisme divinatoire propose de désenclaver le féminisme radical de son rationalisme et de son absence totale de considération pour les traditions ésotériques telles que sont l’astrologie, l’alchimie, la magie cérémonielle, les arts divinatoires.

Le féminisme divinatoire est un syncrétisme qui s’inspire librement et avec humour du féminisme matérialiste et radical. Il s’agit d’une réalité considérée comme augmentée par les mouvements pro-sexe, post-porn, cyberféministes et n’excluant aucunement une dimension païenne, spirituelle ou ésotérique.

Une présentation plus qu’intrigante, qui m’a donné un furieuse envie de mettre la main sur ce livre, mais que j’ai, malgré ça, eu beaucoup de mal à trouver. Je l’ai finalement déniché à la la librairie La Nuit des temps, à Rennes, qui avait eu le bon goût d’en parler dans une story Instagram. (Internet n’a pas que des mauvais côtés, épisode 637.)

Bon et peut-être que cette chronique déglingo de la première édition a fortement joué en faveur de mon envie de le lire par curiosité, aussi.

Pour en savoir plus :

Liste de souhaits : le prochain livre de Mona Chollet s’intitule Sorcières, La puissance invaincue des femmes, et sortira le 13 septembre prochain. Un gros « hiiiiii ! » d’im­pa­tien­ce s’impose. (Via Annso.)

En parlant de Mona Chollet, saviez-vous que le texte intégral de ses livres Beauté fatale, Les nouveaux visages d’une aliénation féminine, Chez soi, Une odyssée de l’espace domestique et Rêves de droite, Défaire l’imaginaire sarkozyste est en libre accès sur le site de son éditeur ?

Je vous recommande aussi la lecture du billet Nostalgie de la magie consacré à l’écriture et à la créativité, sur fond d’Elizabeth Gilbert et de Stephen King. Passionnant !

Mourir moins bête : avez-vous déjà entendu parler de la langue des oiseaux ? (Via La Nuit La Nuit.)

Appel à contributions : Polysème est un magazine papier dédié au féminisme et à l’art, créé par La fille renne et Raphaela_Icg. Un appel à contributions est en cours :

Nous souhaitons mettre en avant le travail de femmes cis et trans et aux personnes trans binaires ou non-binaires, connu·e·s ou en devenir, qui veulent s’exprimer. Le premier numéro papier est sur le thème de la peau et nous avons fait un appel à projet. N’hésitez pas à participer avec de la photographie (argentique/instantanée), de l’illustration, du texte (témoignages, poèmes, essais).

La deadline est fixée au 30 juillet. Et si vous tentiez ? Pour participer, envoyez vos contributions à cette adresse.

Art : Gang of Witches est une communauté artistique féministe à géométrie variable, qui organise une exposition du 24 mai au 2 juin à l’Espace Léon Cœur, à Paris. Y sont entre autres exposées deux pièces de Mina Mond. Résumé de l’expo en 100 secondes (NSFW) :

Gang of Witches a aussi publié un livre qui a l’air fabuleux, et écrit et réalisé ceci (NSFW).

Art de rue : en parlant de Mina Mond, si vous vous promenez à Strasbourg, faites un détour par la rue de l’Académie, devant les Arts Déco, pour admirer ce coffret électrique qu’elle a repeint :

Musique : une playlist 100 % meufs dont les paroles ou le titre évoquent la sorcellerie, ou dont l’ambiance est propice aux rituels et sortilèges.

Nature : Histoire du Premier Mai, le versant lumineux et fertile de Sa­main/Sam­huinn.

Féminisme : qui sont les salopes ? Un podcast pour décortiquer le terme « salope » et comprendre qui il désigne vraiment.

Podcast : Pour une philosophie des sorcières. (Via… Mona Chollet.)

Autres découvertes

Curiosités : gros coup de cœur pour les vidéos « Week-end mortel » de Boneless, dédiées aux curiosités macabres d’une ville. Déjà publiées : Paris, Rouen et La Rochelle. Miam !

Vie privée : pour tout savoir (ou presque) sur les modifications que vous devez apporter à votre blog pour être en conformité avec le RGPD européen (Règlement Général pour la Protection des Données), je vous recommande la lecture de RGPD et WordPress : Le guide ultime (et concret) pour se mettre en conformité et Site d’auteur et RGPD. (Via Onirography.)

D’ailleurs, pourquoi ne pas en profiter pour passer votre blog en https ?

Geek : Tricot et programmation, la transcription de la conférence que Laurence a donnée à Sud Web.

Handicap : des termes validistes (en anglais) à éviter, et des propositions de remplacement. Est-ce qu’un équivalent en français existe ? (Via Llune.)

Féminisme : Ni hystériques, ni misandres: simplement en colère. Réhabilitons la colère. Surtout quand elle améliore la condition féminine. Voilà. Cela m’étonne toujours quand on reproche aux féministes leur colère, alors que la culture patriarcale dans laquelle on baigne tolère très bien et encourage, même, la colère et l’« intranquilité » des hommes. Paye ton double standard. Faire passer les militant·es féministes pour des hystériques est une méthode vieille comme le monde pour discréditer leurs revendications légitimes. Mais gardons à l’esprit que le temps passé à critiquer la forme est autant de temps perdu à combattre les inégalités, le sexisme et les violences faites aux femmes.

Bod mod : ce tatouage est en tout point parfait ! Et celui-ci également.

Aïe : si toi aussi, tu as les cuisses qui s’aiment un peu trop et chauffent quand il fait chaud, voici quelques suggestions de remèdes.

Merch : j’aime beaucoup ce t-shirt lunaire à l’effigie de Emma Ruth Rundle.

DIY : un cours en ligne (en anglais) pour créer vous-même votre podcast. C’est sans doute très bien, mais je trouve ça cher… Connaissez-vous des cours en ligne ou des tutoriels gratuits sur le même sujet ?

Stérilisation : la France peine à sauter le pas. En 2013, 0,8% des Français (…) avaient eu recours [à la vasectomie] contre 21% au Royaume-Uni, 22% au Canada et 11% aux États-Unis. (Via Martin Wickler.)

Grève : un pot commun a été ouvert pour soutenir les agents des Catacombes de Paris, en grève depuis le 3 mai. (Via La sorcière enquête.)

Concert : les Dresden Dolls seront en concert à Londres les 30 et 31 octobre prochains, leurs premiers concerts en Europe depuis douze ans ! Et il se peeeuuut que j’y aille…

Jeu : le jeu de cartes Magic fête ses 25 ans. Rencontre avec Richard Garfield, son créateur.

Art : l’histoire de Kay Sage, femme, artiste et surréaliste.

LGBTIQ+ : le 17 mai, c’était la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie, et cette jolie vidéo a réchauffé mon vieux cœur. (Via Hélène.)

Photographie : j’ai eu un énorme coup de cœur sur les photos sombres et introspectives de Philomena Famulok (que je publie ici avec son aimable permission).

Coïncidence ? Le hasard n'est pas fortuit.

Santé : Les « médecines alternatives » ne font pas de mal… Ah bon ?

Singularité : des portraits de femmes atteintes d’alopécie, une maladie auto-immune provoquant la chute partielle ou totale des poils et des cheveux.

Mode : les looks géniaux et kitsch du Met Gala 2018, sur le thème « Heavenly Bodies: Fashion and the Catholic Imagination ». Mention spéciale pour la robe Jeanne d’Arc, les ailes de Katy Perry, la parure de Lana Del Rey et la cape arc-en-ciel de Lena Waithe.

Balance ton porc, [TW viol] : Harvey Weinstein enfin inculpé pour viol et agression sexuelle. this is it. this is what happens when women take back their power and narratives., a commenté Amanda Palmer. La musicienne vient justement de sortir le morceau Mr. Weinstein Will See You Now à ce sujet.

Dédicace : l’autrice Christelle Dabos sera en dédicace à Rennes le samedi 30 juin autour de sa saga La passe-miroir. Et moi de me souvenir d’une après-midi rennaise fantastique passée en compagnie de Candice et Pauline, grâce à qui j’ai découvert ces livres.

Mort : un jeu en bois pour aider les enfants à faire leur deuil (en anglais).

Bretagne : Jeanne de Belleville, la première femme corsaire de l’histoire. (Via Philippe.)

Musique : les 150 plus grands albums de tous les temps créés par des femmes. Feat. Janis Joplin, Tori Amos, Lauryn Hill, Kate Bush, Beyoncé, Joni Mitchell, et bien d’autres !

RIP : je suis toute triste d’apprendre que le blog A Course in Dying s’arrête.

Mystère : Des malédictions pour protéger ses livres ? Gallica vous dévoile les anathèmes de manuscrits médiévaux, censés protéger les livres des intentions malveillantes, des emprunts à durée indéterminée et des vols.

Miaou : tout ce qu’il faut savoir sur les chats diabétiques.

Mermay : ce dessin d’Ariel la petite sirène par Lois van Baarle et celui-ci d’une sirène-sorcière par Srta.M. Sur le même sujet : ce livre sur les sirènes a l’air aussi kitsch que fascinant. Vous pouvez le voir feuilleté ici.

Végéta*isme : de la nécessité d’être bienveillant·e quand on communique sur le véganisme. L’agressivité, ça ne fonctionne pas (et ça fait perdre beaucoup d’énergie, aussi). En tant que féministe, je puise beaucoup de choses dans cet article. (Via La Nébuleuse.)

Marmots : tribune collective pour une parentalité féministe. (Via Lucie.)

Botanique : je découvre l’existence de la fleur Orchis italica, alias la naked man flowers, des espèces de fleurs en forme de mandragores violettes. (Merci Audrey !)

Touché ! Les muses de la non-inspiration, par La Mine :

Les muses de la non-inspiration

Vous faites quoi le 5 août prochain ? Rosa†Crvx organise son 8e festival Les Nuits Dark Ritual au Château de Thoix, du vendredi 3 au dimanche 5 août 2018. Au programme : des concerts en plein air, des expos, des performances, des installations et des reconstitutions GN, des sculptures de feu, une ruelle avec un marché d’exposants, des soirées dansantes post punk, un bar et de quoi se restaurer, plus camping dans le parc du château. Le tout pour 40 € les deux nuits. Qui dit mieux ? Pour réserver, c’est par là.

Onirisme : compte-rendu de l’expo La Porte des rêves, que je rêve de voir. Elle a lieu à la Propriété Caillebotte, à Yerres dans l’Essonne, jusqu’au 29 juillet.

Vagin : est-il vraiment nécessaire d’aller voir un·e gynéco une fois par an ? (Spoiler : non.)

Bizarrerie historique (NSFW) : quand une comtesse et une princesse se sont battues en duel seins nus.

ADN : j’ai adoré ce billet dans lequel Joh Peccadille se remémore son adolescence et ses premiers émois artistiques.

Mythe : un article sur les cheveux – et les poils – de Marie-Madeleine.

Écriture : apprenons les bases de la typographie pour rendre un manuscrit soigné.

Santé : l’allaitement, même exclusif et de longue durée, ne peut ni remplacer, ni retarder la vaccination des enfants. (Via La Théière cosmique.)

Photographie, [TW sang, os, animaux morts] : Emma Kisiel rend hommage aux animaux tués en bord de route.

Blogging : comment utiliser Mailchimp pour envoyer vos billets de blog par email (en anglais). (Via Anaon.)

Alimentation : pour en finir avec le mythe des végétariens qui mangent du poisson.

Sous-sous : comment demander des subventions pour son projet culturel ?

Réseaux sociaux : réfléchissez bien avant d’exposer vos enfants sur Instagram. (Via Luna.)

Psycho : plaire ou séduire ? Pourquoi tous ces efforts pour convaincre qu’on a du charme et de la valeur ? Pourquoi cette hâte, pourquoi ne pas attendre tout simplement de plaire ? Et supporter éventuellement de ne pas plaire ?

Racisme : 100 Ways White People Can Make Life Less Frustrating For People of Color. (Via Luna.)

Rêves : des œuvres d’art de différentes époques représentant les rêves et les cauchemars (en anglais). Mention spéciale pour ce dessin d’Hokusai :

Tako to ama
Tako to ama, ou Le rêve de la femme du pêcheur (1814), un ukiyo-e érotique de Hokusai. La traduction en anglais du texte olé-olé que cette gravure illustre se trouve sur la page Wikipédia du fichier original.

L’ennui naquit un jour de l’uniformité : Instagram Influencers Reveal What It’s Like To Live Life In One Color Palette, un article qui révèle les coulisses des comptes Instagram monochromes. Ultra flippant. (Via Lucie.)

Choc visuel : The Sum of the Universe, hautement conseillé si vous aimez les ailes de chauve-souris (oui, je pense à toi, Stella Polaris).

Historique : Référendum en Irlande : un «oui» massif et une Irlande unie en faveur de la libéralisation de l’avortement. Youpi !

Voyage : Sucre d’Orge s’est envolée pour Hong Kong, et raconte ses aventures dans un billet-fleuve qui ne manque pas de mordant. Bonus : son nouveau numéro de petite sirène burlesque, Under the sea (NSFW).

Désintox : 5 idées reçues sur l’avortement. En particulier, celle qu’un avortement génèrerait des troubles psychiques, souvent relayée dans l’argumentaire des anti-IVG, est une pure invention dépourvue de toute qualification médicale. Dixit SOS Psychophobie : On présage bien souvent de l’“impact” de l’avortement, or bien souvent si traumatisme il y a … C’est à cause des violences médicales et sexistes lors de la procédure !

Véganisme : L214, il faut qu’on parle. (Via La Nébuleuse.)

Il y a un an : mes favoris de mai 2017. Avec des corps pailletés, encore des sirènes et une harpe en carton.

Antidotes

  • Apprendre que Marilyn Manson a écrit un morceau inspiré par Fiona Apple
  • Faire un petit ménage de printemps sur La Lune Mauve (notamment sur la page d’accueil)
  • Les nombreux ponts et jours de congés
  • Les chips au vinaigre
  • Disparaître quelques jours dans le Finistère
  • Le parfum du banana bread fraîchement cuit qui embaume tout
  • Le retour de I feel blue
  • La librairie celtique de Locronan
  • Rencontrer une biche
  • Douarnenez le soir
  • Le flan à la poire
  • Avoir enfin rencontré Jo
  • Mettre enfin la main sur quelque chose que tu cherchais depuis longtemps
  • Le ciel orageux et l’ondée hyper violente qui suit quand je suis bien à l’abri chez moi
  • Faire une petite cure de black metal en cas de coup de mou, en alternance avec les chansons de Hedwig and the Angry Inch
  • Le crumble pomme-rhubarbe (surtout s’il est encore tiède)
  • Recommencer à trouver quelques curiosités en vide-grenier, après une longue période de brocouille
  • Avoir visité Fougères et rendu visite à Mélusine
  • La glace au chouchen
  • Les cartes postales vintage à 1 centime
  • Quand les choses se font naturellement
  • Que le mois de mai se termine enfin !

Le mot de la fin

You just have to work and not give up during the miserable times. You just keep going, it is rewarding to keep doing it when you think you can’t do it anymore. It only gets more interesting.

Your work is so important, I can’t tell you how important it is to express yourself and take your own feelings and express what is going on in this world.

You did this long enough and there is so many many different ways to approach every single day. Some days will be hard, some days will feel like magic, some days will feel terrible, like life. It is a life, it is a relationship that needs to be taking care of and fed. The rewards will be wonderful.

Annie Leibovitz

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Déjà 19 commentaires

  1. Oh, la jolie liste de favoris ! :) Je rebondis d’abord sur ton préambule, pour te dire que je plussoie totalement ! Cette injonction sociale au bonheur ou au développement personnel est vraiment une pression énorme, et surtout c’est impossible à tenir. Tout être vivant a ses hauts et ses bas, comme la nature a ses cycles, vouloir être tout le temps en haut n’est pas – à mes yeux – un conseil judicieux.
    Bref ! Place aux favoris ! ^^
    – le billet sur l’écriture qui fait référence à Elizabeth Gilbert et Stephen King : c’est le lien de ta liste qui m’a le plus parlé – et pour cause : je suis aux prises avec un roman qui se construit difficilement. Le dernier 1er jet que j’ai écrit s’était déroulé (presque) tout seul, là je galère. Mais j’ai envie de finir mon histoire. Mais je galère. Lire les témoignages et avis d’autres auteurs est toujours un vrai baume au coeur, car on découvre des similitudes, on met le doigt sur des grains de sable ou encore on se découvre des modes d’emploi que d’autres partagent (ou pas) ! Le Stephen King est sur ma wishlist depuis quelque temps, le Gilbert (j’avais adoré son Mange, Prie, Aime) me rebutait car j’ai cru que c’était encore un truc d’injonction au bonheur. Mais ce billet témoigne que non et que ça peut être une lecture intéressante, notamment pour ce qui touche à la créativité. Et Mona fait bien de parler de ces moments de « pause », où l’on n’écrit pas. Mine de rien, même si je culpabilise quand c’est le cas, je *sens* que ces moments sans écrire sont bénéfiques quand je reprends la plume. Comme quoi… ^^
    – Les malédictions sur les manuscrits : j’adore ! Je connaissais déjà (j’ai fait des recherches dessus pour un bouquin ^^) mais j’adore en redécouvrir d’autres ! Il y a eu un livre dessus, il y a des années de ça et désormais introuvable (ou à un prix totalement indécent). Les manuscrits avec traces d’animaux me plaisent beaucoup aussi – comme celui avec les traces d’encre du chat qui est venu saccager le travail du moine ^^ (mais le chat chassant les souris, avides de parchemin, il était bienvenu au scriptorium ^^)
    – le bouquin sur les sirènes me fait de l’oeil aussi ! (de même que celui sur les fées, tout aussi kitchissime mais avec une photo de Kirsty Mitchelle en couverture)
    – merci pour cet article très clair sur Site d’auteur et RGPD. Pour mettre à jour mon blog, je me suis inspirée du billet de Nathalie Bagadey sur le sujet mais je complèterai plus tard à l’aide de celui que tu as partagé. Par contre, je trouve dommage que WordPress laisse en plan les blogueurs comme moi qui n’ont pas un site/blog supporté par WordPress mais un blog WordPress (aucune page préconstruite, aucune aide sur les forums demandant des précisions). Du coup j’ai bricolé comme j’ai pu.
    – ah, ces muses ! :) une image si vraie ! ^^Debôrdia, Phlême et Prokrasthinô me sont familières… ^^ »
    – même saut de joie pour le Oui en Irlande !!
    – ah ! le mythe des végétariens qui mangent du poisson ! Combien de fois j’ai eu droit à ça ! C’est pénible… et quand tu as une collègue qui se dit végétarienne mais qui mange du poisson, ben c’est compliqué de faire comprendre qu’en fait, non, elle n’est pas végétarienne. Mais toi, si (ni viande ni poisson).
    – Merci pour cet article sur le partage ou non des photos d’enfants sur les réseaux. Bien que n’étant pas maman, je suis tata et, en voyant les clichés postés par la famille, je me suis souvent posé la question.
    Une liste riche, encore une fois, merci pour ces partages ! :)

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    1. Hello Lulla !

      Merci pour ton commentaire, aussi long qu’intéressant !

      Pour l’écriture, je suis contente que tu aies trouvé de quoi te mettre sous la dente et retrouver « la niaque » grâce au billet de Mona Chollet. J’ai le bouquin de Stephen King aussi, mais je ne l’ai pas encore lu. Je ne suis pas autrice comme toi, mais j’ai le pressentiment qu’il m’apportera beaucoup.

      le Gilbert (j’avais adoré son Mange, Prie, Aime) me rebutait car j’ai cru que c’était encore un truc d’injonction au bonheur. Mais ce billet témoigne que non et que ça peut être une lecture intéressante, notamment pour ce qui touche à la créativité.

      Pareil, j’ai toujours levé un sourcil à propos de Liz Gilbert (sans doute la faute à l’affiche du film avec Julia Roberts : je me suis toujours dit que ça devait être cucul !). Mais je me souviens d’un excellent podcast consacré à la créativité qu’elle animait, et dans lequel elle avait invité Brené Brown – c’était génial.

      Du coup, peut-être qu’un jour je me motiverai à lire un de ces bouquins.

      – Les malédictions sur les manuscrits : j’adore ! Je connaissais déjà (j’ai fait des recherches dessus pour un bouquin ^^) mais j’adore en redécouvrir d’autres ! Il y a eu un livre dessus, il y a des années de ça et désormais introuvable (ou à un prix totalement indécent). Les manuscrits avec traces d’animaux me plaisent beaucoup aussi – comme celui avec les traces d’encre du chat qui est venu saccager le travail du moine ^^ (mais le chat chassant les souris, avides de parchemin, il était bienvenu au scriptorium ^^)

      Ahah merci pour ces anecdotes ! Le bouquin que tu évoques m’intrigues beaucoup. À tout hasard, réussirais-tu à retrouver son titre ?

      – merci pour cet article très clair sur Site d’auteur et RGPD. Pour mettre à jour mon blog, je me suis inspirée du billet de Nathalie Bagadey sur le sujet mais je complèterai plus tard à l’aide de celui que tu as partagé. Par contre, je trouve dommage que WordPress laisse en plan les blogueurs comme moi qui n’ont pas un site/blog supporté par WordPress mais un blog WordPress (aucune page préconstruite, aucune aide sur les forums demandant des précisions). Du coup j’ai bricolé comme j’ai pu.

      J’avoue, c’est curieux, d’autant que la version hébergée de WordPress (celle que tu installes sur ton serveur – celle que j’utilise) propose bien un générateur de page « Politique de confidentialité » maintenant. Page dont l’ergonomie reste à revoir, mais bon, y’a pas de raison que ça ne s’améliore pas au fil des mois, c’est déjà bien qu’ils nous filent le texte à copier/coller (que je ne me suis pas privée de modifier d’ailleurs).

      – ah ! le mythe des végétariens qui mangent du poisson ! Combien de fois j’ai eu droit à ça ! C’est pénible… et quand tu as une collègue qui se dit végétarienne mais qui mange du poisson, ben c’est compliqué de faire comprendre qu’en fait, non, elle n’est pas végétarienne. Mais toi, si (ni viande ni poisson).

      J’avoue que j’ai longtemps cru qu’être végétarien·ne signifiait ne pas manger de viande, tout simplement parce que j’étais ignorante sur le sujet et que je ne fréquentais pas assez de personnes végé. Mais maintenant que « je sais », je me rends compte que mes connaissances qui ne mangent effectivement pas de viande mais mangent du poisson précisent toujours « je ne mange pas de viande », et pas « je suis végétarien·ne ».

      Une liste riche, encore une fois, merci pour ces partages ! :)

      Je t’en prie ! Merci à toi pour ces passionnants rebonds !

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  2. Aahhh, les fameux favoris ! ^^ Rho, je suis encore dedans avec mon article sur Kay Sage, j’ai mis un temps à le finir celui-là (bon, ok, c’est vrai qu’il est long…)
    Je vais lire les deux articles sur les nouvelles règles RGPD machin, parce que, bon, quand même, et puis je n’arrête pas de recevoir des mails des quelques sites dont je reçois les newletters à ce sujet. Donc…

    Alors, comme beaucoup de femmes, je fais un frottis tous les ans. Voilà, bon, j’en suis pas encore morte, et ça me tranquilise. Parce que, il faut le dire quand même : si vous le faites tous les 3 ans et qu’une saloperie arrive entre temps, le genre bien gratinée qui vous fait pas mal mais qui est là quand même, eh bien, 3 ans ou 2 ans, c’est long. Il peut s’en passer des choses pendant ces années. Je parle perso : grâce à mon dépistage une fois par an, on a détecté très rapidement un commencement de papillomachintruc (impossible de retenir ce nom, vous savez, le ptit machin inoffensif qui se transforme notamment en cancer de l’utérus), et donc, on m’a rapidement enlevé un tout tout petit petit bout de chair. Il n’est jamais revenu le saligot. Bon, parce que, le papillomachintruc, ça peut prendre 10 ans avant qu’il ne devienne méchant mais ça peut prendre 6 mois. Donc, si vous faites votre frottis tous les 3 ans et que vous chopez le papillomachintruc entre temps, ça peut dégénérer fissa (ou pas, hein, c’est comme le loto, ça vous prévient pas quand ça vous tombe dessus). Il faut savoir que le papillomachintruc ne s’attrape uniquement par rapport sexuel non protégé. Il peut se planquer partout, y compris sur une poignée de porte (ne jamais se servir de ses mains dans les stations services). Et en plus, il traverse le latex, donc la capote dans ce cas-là, ça suffit pas. Voilà. Bon. Donc je continue mon frottis tous les ans. On sait jamais. Par contre il faut que je demande à mon gynéco pour la palpation des seins, car il ne la fait plus. « Vous pouvez vous la faire vous-même c’est hyper simple ». Ouais, sauf que j’ai les seins hyper denses et que, quand on n’est pas du métier, c’est hyper dur de détecter un infime machin anormal d’un truc parfaitement normal (3615 mon corps). Donc, chaque femme fait comme elle le souhaite, si elle veut ne le faire que tous les 3 ans, elle le fait comme elle le sent.
    J’ai beaucoup aimé l’article de Peccadille, sur ces années ado dans l’art… C’est marrant, à un moment, je voulais faire le même type d’article…
    La semaine à Hong-Kong de Sucre d’Orge est extraordinaire !!!!!! ^^
    Bon, et puis, tous les autres liens qui sont supers aussi…
    Merci pour le temps que tu y passes…

    Belle journée, et encore merci pour le lien !
    Alexandrine

    Répondre

    1. Coucou !

      Merci beaucoup pour ton témoignage !

      Alors, comme beaucoup de femmes, je fais un frottis tous les ans. Voilà, bon, j’en suis pas encore morte, et ça me tranquilise. Parce que, il faut le dire quand même : si vous le faites tous les 3 ans et qu’une saloperie arrive entre temps, le genre bien gratinée qui vous fait pas mal mais qui est là quand même, eh bien, 3 ans ou 2 ans, c’est long.

      Selon ma gynéco, en faire un tous les deux ans suffit. Je la consulte quand même une fois par an pour faire l’examen habituel.

      Mais je comprends que tu sois particulièrement surveillée à cause du commencement de PVH qui a été détecté. Dans le doute, vaut mieux en avoir le cœur net, c’est certain !

      J’ai beaucoup aimé l’article de Peccadille, sur ces années ado dans l’art… C’est marrant, à un moment, je voulais faire le même type d’article…
      La semaine à Hong-Kong de Sucre d’Orge est extraordinaire !!!!!! ^^
      Bon, et puis, tous les autres liens qui sont supers aussi…
      Merci pour le temps que tu y passes…
      Belle journée, et encore merci pour le lien !

      Je t’en prie, tout le plaisir est pour moi :)

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  3. Je ne suis jamais déçue avec tes sélections ! Je suis en train d’explorer ça et je vais donc écrire ce commentaire au fur et à mesure héhé !
    Je suis particulièrement intriguée (spontanément, plutôt agacée, mais je suis consciente du problème, donc je vais transformer ça en curiosité) par l’ouvrage sur le féminisme divinatoire… J’essaie en ce moment de m’intéresser davantage à la façon dont des pratiques ésotériques sont conçues comme des modes de résistance féministe et anticapitalistes. Néanmoins j’ai du mal à comprendre que le reproche soit fait au féminisme radical et matérialiste de ne pas prendre au sérieux ou de ne pas prendre en compte les mouvements ésotériques, ou liés à la pratique de la sorcellerie par exemple… C’est un peu le principe du matérialisme non de ne pas se positionner en termes d’approches spirituelles non ? Ça ne signifie pas qu’on renie le droit à développer ces approches à titre individuel, mais que ça ne forme pas un socle commun de la lutte qu’on ne va pas s’en réclamer. Et je dois dire qu’à titre personnel, si y’avait une tendance qui se développait à venir vers ça, à clamer le rejet de la rationalité etc, même si d’un point de vue humain je pense comprendre l’idée, je serais clairement dans les opposantes… D’autant que beaucoup d’approches autour de la sorcellerie sont très poreuses avec l’idée du « féminin sacré » qui flirte régulièrement avec l’essentialisme, et je considère que c’est plutôt quelque chose qui doit être combattu dans l’ensemble. Je pense que je vais écrire un de ces quatre un article (un brouillon de plus, gloups) pour mieux formaliser les potentialités et les limites que je vois au fait de brandir la sorcellerie, l’ésotérisme et plus largement l’irrationalité comme étendards anticapitalistes et fortement subversifs.

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    1. Hello Irène !

      Merci beaucoup pour tes commentaires passionnants :)

      Je suis particulièrement intriguée (spontanément, plutôt agacée, mais je suis consciente du problème, donc je vais transformer ça en curiosité) par l’ouvrage sur le féminisme divinatoire…

      Je me doutais un peu que cela t’intriguerais, et pas forcément dans le bon sens du terme ! ^^ Je t’avoue que moi aussi sur le coup je me suis dit : « Ouhlà c’est quoi ce truc ? », et puis en lisant quelques chroniques intéressantes, cela m’a convaincue de l’acheter et de le lire pour me faire une idée.

      Je ne l’ai pas encore terminé (il n’est pas long mais en ce moment je n’ai pas une seconde à moi), mais en gros : il y a beaucoup d’humour dedans. Ce n’est pas un manifeste « strict » ni une doctrine. C’est plus un essai, des expériences d’écriture automatique, même des petits sketchs teintés d’ésotérisme (« comment fabriquer son gode interstellaire soi-même » par exemple).

      C’est assez mignon, comme bouquin, mais clairement ce n’est pas ça qui va faire bouger d’un iota mon athéisme.

      L’introduction par Starhawk est plus ambiguë, pour le coup. Elle propose de relier le spirituel au politique dans une perspective féministe.

      Et je t’avoue que je ne sais pas trop me situer par rapport à ça.

      Pour autant, je comprends tout à fait ce que veut dire Camille Ducellier quand elle dit :

      la sorcière est une figure historique représentant des femmes affranchies, indépendantes, subversives, dangereuses, brûlées sur les bûchés des inquisiteurs. C’est donc un symbole pour beaucoup. C’est un trauma culturel dans notre histoire qui demande à être soigné.

      Le symbole est très fort. Difficile de ne pas voir dans la persécution des sorcières un symbole des violences faites aux femmes.

      D’autant que beaucoup d’approches autour de la sorcellerie sont très poreuses avec l’idée du « féminin sacré » qui flirte régulièrement avec l’essentialisme, et je considère que c’est plutôt quelque chose qui doit être combattu dans l’ensemble.

      Ce passage m’a fait beaucoup cogiter. Car je suis moi-même très intéressée par les figures féminines type « grande déesse » et « féminin sacré ». Je n’avais jamais perçu d’éventuel essentialisme derrière tout ça, étant donné que pour moi la figure de la sorcière contemporaine est fondamentalement queer.

      À mes yeux, le féminin est une construction de genre, comme d’autres genres. Le fait de me sentir de ce genre (sans préjuger de ma sexualité) n’a rien à voir avec la façon dont je respecte et accueille les autres identités de genre.

      Je pense qu’on peut s’intéresser au chamanisme, à la sorcellerie, à la spiritualité, à l’histoire des femmes et des mouvements LGTBIQ+, à l’inconscient, à la psychanalyse, etc., quel que soit son identité de genre et sa sexualité, en fait. Le paganisme intéresse depuis longtemps certaines marges des mouvements féministes et LGBT+ (je pense par exemple aux Radical Faeries).

      En parallèle, je réfléchis à ce sujet vis-à-vis du paganisme tel qu’il est célébré dans certains styles de musique que j’affectionne. Même si je me renseigne beaucoup sur les groupes et les artistes que j’écoute, je n’ignore pas que certains groupes de la scène black metal prône une retours aux mythes et aux croyances pré-chrétiennes, des thèmes par ailleurs chers à certains mouvements d’extrême droite.

      Du coup, y’a clairement une odeur de charogne qui émane de certaines formations, et c’est atroce. Idem du côté de la dark folk, souvent teintée de völkisch. Ça pue, et cela requiert d’être en éveil permanent.

      Est-ce que, pour autant, s’intéresser au sujet et l’explorer artistiquement fait de soi un·e facho ? Non, je ne pense pas. Cela fait bientôt 20 ans que je fréquente les milieux gothique et metal, qui ont leur lot de contradictions ; j’accueille à ce titre positivement les initiatives radicales, féministes et LGBTQI+ qui proposent de repenser la spiritualité.

      Bref, cela me plairait beaucoup de discuter de tout cela avec toi de vive voix, car sur le net j’ai peur d’être maladroite, sachant que je bénéficierais beaucoup de ton avis éclairé sur la question. J’ai tout à fait conscience d’être en plein éveil sur ces différents sujets.

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  4. Je rebondis sur mon commentaire précédent : en fait je pense qu’il y a régulièrement une ambiguité sur la façon dont sont brandies la divination, la sorcellerie etc, car on oscille entre une « philosophie de l’ésotérisme » qui nous parle finalement d’autre chose et ne se prononce pas toujours sur le bien fondé de ces pratiques comme réels moyens de prédire l’avenir, de « faire de la magie etc, et d’autre part parfois de vraies revendications quant au fait que ce soient des pratiques sérieuses à ne pas prendre à la légère avec de vraies conséquences etc, qui ne sont plus du tout dans de l’approche philosophique mais bien dans de l’affirmation, la magie existe, etc. Et la distinction n’est souvent pas précisément formulée, du coup à mes yeux ça entretient un flou qui parfois me gêne. Alors que je trouve passionnant dans l’ensemble le fait de réinterpréter la figure de la sorcière, et d’ailleurs j’ai très envie de lire l’ouvrage de Mona Chollet !

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  5. oooh c’est gentil de m’avoir citée, merci <3

    punaise je n'avais pas vu l'article de Bloody Lucy, je cours le lire parce je pense qu'il va beaucoup me plaire ^^

    et comme à chaque fois que tu partages tes favoris du mois, je me retrouve avec je-sais-pas-combien d'onglets ouverts!

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    1. oooh c’est gentil de m’avoir citée, merci <3

      Je t’en prie ! C’est un vrai plaisir que tu aies rouvert ton blog.

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  6. Je reviendrai dans le weekend pour regarder ta liste de favoris, j’aime bien prendre le temps car je découvre toujours plein de trucs cools ! Et malheureusement, le temps me manque en semaine.

    Merci à toi, en fait, ça fait du bien de se sentir comprise. Je dois avouer que ça me trottait dans la tête depuis un moment, j’en ai plus qu’assez de tout ça. Mais je crois que c’est plus en voie de développement que l’inverse, on n’a toujours pas compris que pour être heureux.ses il fallait surtout nous lâcher la grappe. Je ne pensais vraiment pas qu’on arriverait un jour à ces histoires d’injonction au bonheur, c’est tellement pathétique et (tristement) risible !

    Bref, plus ça va et plus j’ai envie de parler de choses personnelles parce que je ne vois plus les choses comme il y a 10 ou même 5 ans, j’ai l’impression d’avoir gagné en maturité et de réussir à parler des choses sans m’auto-coller la honte. J’essaie d’agir avec moins d’impulsivité, en général c’est bénéfique. Et puis parler de dépression est d’utilité publique, selon moi. Je constate bien trop souvent la maltraitance ordinaire que subissent les gens qui en sont atteints. C’est assez lamentable.

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    1. Merci pour ton mot, Lucie !

      Je ne pensais vraiment pas qu’on arriverait un jour à ces histoires d’injonction au bonheur, c’est tellement pathétique et (tristement) risible !

      En fait la seule raison derrière tout ça, c’est le capitalisme. Vendre, vendre, vendre… Faire des placements produits, honorer ses contrats avec les marques, donner une image positive, zen et « healthy » sans arrêt… Thanks but no thanks.

      Tout comme toi, je trouve ces simagrées pathétiques, et tristes, en fait. Autant de blogueuses qui un jour ou l’autre vont faire un énorme burn out d’Internet, tellement leur faux self leur explosera à la gueule.

      Bref, plus ça va et plus j’ai envie de parler de choses personnelles parce que je ne vois plus les choses comme il y a 10 ou même 5 ans, j’ai l’impression d’avoir gagné en maturité et de réussir à parler des choses sans m’auto-coller la honte. J’essaie d’agir avec moins d’impulsivité, en général c’est bénéfique. Et puis parler de dépression est d’utilité publique, selon moi. Je constate bien trop souvent la maltraitance ordinaire que subissent les gens qui en sont atteints.

      Tu fais bien, et ce que tu publies à ce sujet est précieux. C’est d’autant plus précieux à une époque où la norme est aux contenus futiles, marchands et faussement enjoués. Cet espèce de sourire factice plaqué sur tous les visages est oppressant ; personnellement, je tire beaucoup de force et d’inspiration de textes comme les tiens. Cela constitue une pause ô combien nécessaire dans cet Internet devenu une sorte de « Fake Happy Land ».

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  7. Merci! (comme toujours!) je retiens surtout The Art of Dreams, Gallica et les Anathème (ça me rappelle les magiciens qui chargeaient leur objets, c’est passionnant !) et les vidéos de Boneless que j’ai hâte de découvrir!
    Et puis la sélection sorcière <3 (et d'ailleurs, je pensais faire un article sur la langue des oiseaux, il y a tant à dire dessus!)

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    1. (et d’ailleurs, je pensais faire un article sur la langue des oiseaux, il y a tant à dire dessus!)

      Oh oui, oh oui ! 🖤

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  8. Salut!

    Juste un petit mot pour te dire que j’ai adoré ta sélection! J’ai les yeux bouffis parce que j’ai passé trop de temps à lire l’intégrale de Mona Chollet !

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    1. Je t’en prie, ça me fait plaisir de lire ça ! (Désolée pour tes yeux, ceci dit. ^^)

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  9. Whaou cet article est tellement complet! c’est super, je suis allée voir la vidéo diffusée contre l’homophobie. Je ne connaissais pas du tout ces filles ni leur chaine youtube!
    On fait de jolies découvertes ici!

    Merci, et à bientôt!

    Eléonore

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    1. Salut Eléonore ! Sois la bienvenue par ici ! Merci d’avoir laissé un mot.

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  10. Oh bah dis-donc, je me demandais d’où venait tous ces lecteurs.trices … Comme c’est aimable à toi d’avoir mentionné l’un de mes articles ! Un immense merci, du fond du coeur :)

    Je prendrai le temps d’aller faire un grand tour sur les nombreux liens qui m’intéressent, tu es une véritable mine d’or, je n’ose imaginer le temps qu’a dû te prendre non seulement l’écriture de cet article mais surtout tes recherches préalables.

    Quant à Mona Chollet … Que dire sinon que, depuis que j’ai plongé tête la première dans « Beauté fatale », elle figure en bonne place dans mes auteurs.trices favorit.e.s ? <3

    Merci encore et belle journée :)

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    1. Hello Marion ! Merci à toi pour tes articles. Je suis ravie que tu sois passée par ici.

      Je prendrai le temps d’aller faire un grand tour sur les nombreux liens qui m’intéressent, tu es une véritable mine d’or, je n’ose imaginer le temps qu’a dû te prendre non seulement l’écriture de cet article mais surtout tes recherches préalables.

      Je bâtis ces revues de web au fur et à mesure, un peu chaque jour, en gros. Du coup, certes ça représente un certain temps, mais au quotidien ce n’est pas indigeste du tout, au contraire.

      À bientôt !

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