Boscastle, bourgade typique des Cornouailles, est célèbre pour le Museum of Witchcraft and Magic, l’excellent musée de la sorcellerie et de la magie.

Mais ce que l’on sait moins, c’est que la forêt locale, Minster Wood, abrite la tombe de Joan Wytte, une prétendue sorcière dont le squelette a été exhibé 40 ans dans le musée !

Le squelette de Joan Wytte

Le squelette de Joan Wytte a été accroché dans le Museum of Witchcraft and Magic (MWM) de Boscastle jusqu’en 1998. Ses os étaient reliés par un épais fil de fer, et l’ensemble a longtemps pendouillé à l’intérieur d’un cercueil posé verticalement contre un mur.

C’est Cecil Williamson, le créateur du MWM, qui avait acheté ce squelette à un médecin. Celui-ci en avait lui-même fait l’acquisition auprès d’un antiquaire du nord des Cornouailles.

Williamson était fasciné par le personnage de Joan Wytte : il a fait de nombreuses recherches pour tenter de comprendre la vie de la défunte, en contactant des associations locales d’historien·nes et en consultant des tas d’archives.

La brochure The Fighting Fairy Woman of Bodmin. The life, death and afterlife of Joan Wytte que j’ai achetée au musée explique que Williamson serait allé jusqu’à communiquer avec l’esprit de Joan Wytte.

Ci-dessous, un extrait du cartel qui était affiché à côté du squelette de Joan Wytte, lorsque celui-ci était encore exposé dans le musée. C’est Williamson lui-même qui l’avait écrit :

Des incidents étranges liés à ce squelette (ont eu lieu). (…) Ayant été étroitement associé à Joan pendant plus de 15 ans, je dirais qu’à certains moments elle devient assurément perturbée. Par « perturbée », je veux dire qu’un mouvement du squelette entier est visible et continue pendant une période qui peut durer de 30 à 45 secondes. L’esprit de Joan Wytte, comme la plupart des esprits des défunts, réagit avec docilité aux pensées affectueuses et gentilles. Rappelez-vous du vieux dicton : « Parlez gentiment aux morts ».

Traduction personnelle du cartel cité p.4 de la brochure The Fighting Fairy Woman of Bodmin. The life, death and afterlife of Joan Wytte, éditée par le Museum of Witchcraft and Magic (date inconnue).

Une relation fusionnelle

Cecil Williamson était également persuadé que l’esprit de Joan Wytte était de son côté et l’aidait à contrer les tentatives de l’Église, qui a tenté à plusieurs reprises de faire fermer le musée, lorsque celui-ci était encore installé à Bourton on the Water dans le Gloucestershire :

J’ai dû faire face à une opposition acharnée de la part de l’Église anglicane, qui a fait tout son possible pour fermer le musée, et l’éjecter hors de la ville. Mais cette fois, j’ai reçu de l’aide par l’entremise de la dépouille de Joan Wytte, que j’avais exposée dans le musée. En un temps relativement court, il y eut quatre incidents majeurs liés à l’Église, qui se sont tous soldés à mon avantage de manière inattendue et désopilante. Pour cela, je donne entièrement crédit à Joan et lui transmets mes remerciements éternels.

Ibid.

Mon scepticisme naturel m’amène à me demander si le fait que Cecil Williamson ait passé plus de 15 ans enfermé avec des restes humains dans son musée n’aurait pas quelque peu influencé sa perception des choses… Mais bon, on va encore dire que je chipatouille.

Qui était Joan Wytte ?

« Joan la blanche » (« Wytte (White) Witch ») serait née en 1775 à Bodmin, dans les Cornouailles anglaises.

Les archives municipales de Bodmin mentionnent la présence d’un·e « Wytte », vivant à Back Street, qui était tanneur ou tanneuse.

En effet, la région était réputée pour son cuir blanc et fin, utilisé pour confectionner des accessoires de mode (gants, chaussures, etc.).

La médecine légale à la rescousse

Outre ses communications avec l’au-delà, Cecil Williamson avait également soumis les os de Joan Wytte à un expert médico-légal pour tenter d’en savoir plus sur la vie de cette femme. Et c’est par le biais de la science que nous sont parvenues les informations les plus intéressantes et pertinentes à propos de cette malheureuse.

Le rapport de cette expertise a révélé que les os étudiés avaient bien appartenu à une femme âgée de 38 ans, qui fumait énormément de tabac à l’aide d’une pipe en argile. Son régime alimentaire contenait une énorme proportion de farine meulée à la pierre.

Joan Wytte était petite, sous-alimentée et très maigre. Ses bras étaient longs pour sa taille ; quant à ses mains, elles étaient longilignes, avec des doigts qui rappelaient des griffes d’oiseau.

Une énorme cavité dans une dent de sagesse située à droite de sa mâchoire était la conséquence d’un abcès considérable. Cela avait dû valoir à Joan Wytte bien des souffrances de son vivant.

Selon l’expert, la douleur causée par un tel abcès aurait pu pousser n’importe qui au bord de la démence, et il était probable qu’une telle souffrance physique ait entraîné des comportements agressifs.

Williamson a donc émis l’hypothèse que c’était peut-être cette agressivité qui avait valu à Joan Wytte d’être incarcérée à la prison de Bodmin (Bodmin Gaol), suite à une énième bagarre née des cris qu’elle aurait pu pousser, de douleur, pendant la nuit.

Williamson était d’ailleurs tombé sur une déclaration intéressante faite par le gouverneur de la prison (de 1780 à 1827) : Oui, j’admets qu’il y a eu des femmes que nous n’avons jamais réussi à maîtriser, mais (ce ne fut le cas d’)aucun homme.

De là à imaginer la petite Joan Wytte en « fighting fairy woman of Bodmin » (fée bagarreuse de Bodmin), il n’y eut qu’un pas !

Fontaine miraculeuse et cuir blanc

Enfin, l’analyse médico-légale des os a révélé que l’eau consommée par Joan Wytte pendant sa courte vie était riche en fluorure naturelle, mais aussi qu’elle avait été longtemps en contact avec du kaolin ou de la roche argileuse.

Les recherches historiques effectuées par Williamson ont permis de faire le lien entre cette dose inhabituelle de fluorure avec une fontaine miraculeuse dénommée « Scarlett’s Well », située à Bodmin.

À l’époque, cette fontaine était réputée pour ses vertus curatives, de nombreuses personnes ayant témoigné avoir été guéries de leurs maux après avoir bu de son eau.

Note : les fontaines de ce type sont légion au Royaume-Uni, en Irlande et en Bretagne, et j’en parlerai plus en détails dans de futurs billets. Pour l’heure, même si cette fontaine-là existe encore, elle a été asséchée depuis.

Intrigué par ces soit-disant guérisons miraculeuses, un médecin local avait alors fait analyser l’eau de cette fontaine pour comprendre de quoi il en retournait. L’analyse avait alors révélé la présence de fluorure en forte quantité.

Or, la rue où vivait la famille Wytte, Back Street, n’était située qu’à quelques pas de la dite fontaine. Il est donc possible que Joan Wytte s’en soit servie à de nombreuses reprises pour tenter de soigner sa rage de dents permanente.

Par ailleurs, les traces d’argile sur les os de Joan Wytte n’ont rien de surprenant si elle était tanneuse : en effet, les tanneurs de Bodmin utilisaient de grandes quantités de kaolin pour blanchir le cuir.

Joan Wytte était-elle medium ?

Bien que tous les livres que j’ai lus à propos de Joan Wytte font état de sa réputation de medium, je n’ai trouvé aucune information sur la source de ces allégations.

Dans West Country Witchcraft, A Guide to Witchcraft in the West of England, Gillian Mcdonald et Jessica Penberth racontent que Joan aurait été connue pour ses dons de voyance depuis son plus jeune âge, et que nombreux étaient ceux qui la consultaient pour connaître leur avenir. (Mais sur quoi s’appuient-elles pour l’affirmer ? Mystère.)

Les deux autrices font également mention des « offrandes » que Joan Wytte aurait eu l’habitude de faire en accrochant des morceaux de vêtements (clooties ou yawns) appartenant à ses clients sur les branches des aubépines entourant la fameuse fontaine miraculeuse de Bodmin.

(Pratique magique ancienne que vous avez déjà croisée dans mon billet consacré au Clootie Well situé dans les Highlands, en Écosse.)

L’affliction ou la maladie de la personne à qui avait appartenu le vêtement était censée disparaître au fur et à mesure que le morceau de vêtement pourrissait, en proie aux éléments et à la nature.

Mort et vie après la mort de Joan Wytte

Joan Wytte serait morte de pneumonie à la prison de Bodmin en 1813, à l’âge de 38 ans, dans des conditions sanitaires que l’on imagine abjectes.

Son squelette a vécu bien des outrages au fil du temps, ayant été par exemple utilisé pendant des séances de spiritisme comme moyen de communication avec l’au-delà. Je vous renvoie à la brochure The Fighting Fairy Woman of Bodmin pour en savoir plus, notamment sur le lien entre le Hunterian Museum à Londres et le squelette de Joan Wytte.

Une nouvelle ère

En 1996, Cecil Williamson a vendu le MWM à Graham King.

Mais King, qui est lui-même sorcier, était très mal à l’aise à l’idée de conserver un véritable squelette humain dans le musée.

D’autant plus que ce qui avait été perçu comme des phénomènes paranormaux, mis sur le compte des supposés pouvoirs de Joan Wytte, troublait la quiétude des lieux…

King a alors fait appel à Cassandra Latham, une sorcière locale, pour tenter d’entrer en communication avec l’esprit de Joan Wytte.

Il est apparu que celle-ci ne trouverait le repos que lorsqu’elle aurait été convenablement enterrée.

Laying Old Joan to rest

Graham King décida donc de préparer l’inhumation du squelette de Joan Wytte. Le squelette fut décroché, et les fils de fer qui reliaient les os entre eux furent retirés avec soin.

Les os furent ensuite placés dans un panier d’osier recouvert de tissu, conçu spécialement pour l’occasion.

Après avoir dormi (!) plusieurs mois (!) à côté du squelette ainsi préparé, en attendant d’obtenir les autorisations nécessaires, Graham King put enfin enterrer la sorcière-fée le 20 octobre 1998 (une nuit de nouvelle lune) au pied de Minster Church, dans la belle forêt Minster Wood.

Joan Wytte y a été enterrée avec une petite bouteille de brandy, une pipe en argile, un peu de tabac, et quelques herbes magiques pour l’aider dans son ultime voyage.

Triple lune

Une petite pierre tombale, marquée d’une triple lune, a également été enfouie dans la terre.

Il existe deux copies de cette pierre tombale :

  • la première est exposée dans le Musée ;
  • la seconde est visible dans la forêt où Joan Wytte a été enterrée – non loin de sa dernière demeure, mais pas à l’endroit exact où se trouvent ses os : en effet, cet endroit est gardé secret pour éviter que la petite dame ne soit une nouvelle fois dérangée.

Pèlerinage et offrandes

L’inscription suivante se trouve sur chacune des trois pierres tombales de Joan Wytte :

Joan Wytte
Born 1775
Died 1813
In Bodmin Gaol
Buried 1998
No
Longer
Abused

« No longer abused » pouvant être traduit par « Plus jamais maltraitée ».

Depuis 1998, un pèlerinage discret menant à la tombe a lieu.

Pour ma part, j’ai commencé ma visite dans la forêt, au petit matin. Il n’y avait personne, et la nature était luxuriante.

J’ai souri en apercevant enfin la tombe, que j’ai failli louper tant elle est minuscule et cachée par la végétation qui l’entoure. Nul doute que de nombreux Moldus doivent passer devant sans la remarquer !

L’endroit est d’une grande simplicité et d’une beauté touchante. Il subsiste des traces discrètes des hommages successifs rendus à la mémoire de Joan Wytte : un collier, des cristaux plantés dans la terre, des branchages, des coquillages, des plumes, des pierres semi-précieuses, des fleurs fraîches…

Après m’être recueillie de longs instants, j’ai repris la route et ai savouré l’incroyable poésie visuelle du vieux cimetière flanqué au pied de l’église, dans les bois. L’ail des ours et les chauves-souris y pullulent.

Cela a sans doute été l’expérience la plus forte que j’ai vécue pendant ce premier voyage dans les Cornouailles, encore plus forte que visiter le musée de la sorcellerie lui-même. Je souhaite à chacun·e de vivre une expérience similaire.

Se rendre à la tombe de Joan Wytte

Voici le chemin de randonnée qui passe par Minster Wood, Minster Church et donc par la (fausse) tombe de Joan Wytte : Boscastle and the Valency Valley walk. (Je n’ai fait que la partie est de ce trajet.)

En complément, j’ai téléchargé l’appli iWalk Cornwall, qui m’a guidée pas à pas sur le trajet Boscastle to Minster Church grâce à la géolocalisation.

Avec le recul, j’aurais sans doute pu me passer de cette appli payante, car le chemin qui part du parking Cobweb Carpark est suffisamment bien balisé pour se rendre à Minster Church sans trop de mal. D’autant que les autochtones croisés lors de cette promenade nous ont tous renseigné sans problème. Mais bon, je voulais être sûre de ne pas rater la tombe !

D’ailleurs, un conseil : si vous demandez votre chemin, dites que vous cherchez Minster Church, et pas la tombe de Joan Wytte (tout le monde ne la connaît pas, même sur place).

Dotez-vous de bonnes chaussures et prévoyez de l’eau pour vous hydrater. Cette randonnée est facile, mais par moment ça grimpe un peu !

Une fois que vous approchez de Minster Church, ouvrez bien les yeux. La minuscule tombe de Joan Wytte se trouvera sur votre gauche, juste avant la barrière qui ceint le sol consacré (où Graham King n’a pas obtenu l’autorisation d’enterrer le corps…).

Bien sûr, si vous allez à Boscastle, ne manquez pas le musée de la sorcellerie et de la magie, complément parfait pour vous imprégner de l’histoire de cette sorcière… et de toutes les autres.

Bibliographie sélective

  • The Fighting Fairy Woman of Bodmin. The life, death and afterlife of Joan Wytte, brochure éditée par le Museum of Witchcraft and Magic de Boscastle, et que je me suis procurée sur place en 2019. Il est possible de l’acheter en ligne.
  • The Folklore, Ghosts and Magic of Boscastle, Steve Patterson (auto-édité ?), également acheté sur place au musée.
  • West Country Witchcraft, A Guide to Witchcraft in the West of England, Gillian Mcdonald & Jessica Penberth, Green Magic, 2007. Un coup de cœur déniché chez Atlantis Bookshop à Londres ♥︎.
  • An Joan the Crone: the History and Craft of the Cornish Witch, Kelvin Jones, 1999. La version papier est bien évidemment introuvable, et je n’ai trouvé qu’une version ebook sur la Zone, en anglais.
  • Witches finally lay old Joan to rest, article du quotidien anglais The Independent (21 septembre 1998).
  • The Persecution of Witchcraft and Magic, en anglais, brochure éditée par le MWM, et que je me suis également procurée sur place en 2019.
  • Famous Witches (Mythical and Real). Clairement pas le site web de l’année, mais il a le mérite de lister de nombreuses figures de sorcières (mythiques ou ayant existé), dont Joan Wytte. Plein de pistes à creuser pour continuer mes recherches sur les sorcières.

Épilogue

Au risque de casser le mythe, des recherches plus récentes à propos de Joan Wytte, réalisées par une anthropologue, semblent indiquer que le fameux squelette serait en réalité un agrégat de différents os n’appartenant pas forcément à la même personne.

Ce qui rendrait caduques toutes les belles hypothèses que j’ai évoquées dans ce billet…

Joan Wytte a-t-elle seulement existé ? C’est la question légitime que l’on peut se poser.

Mais, que la fée bagarreuse de Bodmin ait existé ou pas, tout le monde aime les histoires qui finissent bien, surtout s’il est question d’une marginale vivant de peu, peut-être un peu medium, morte dans des conditions cruelles, mais dont le salut a été possible grâce à un gentilhomme…

Qui plus est, on assiste actuellement à une véritable prise de conscience à propos des persécutions de femmes qui ont eu lieu en Europe aux 16e et 17e siècles sous prétexte de sorcellerie.

Bien que l’histoire de Joan Wytte soit plus récente que cela, je ne peux m’empêcher de penser que sa mémoire cristallise peut-être l’intérêt et la culpabilité que l’imaginaire collectif éprouve pour cet épisode meurtrier et mal connu de l’Histoire.

We are all bewitched by the promise of a knowable history, but that isn’t always possible and lies somewhere between the stories and the archives.

A Bad Witch’s Blog

No
Longer
Abused
,

Marie

Déjà 18 commentaires

  1. Superbe article! Merci. <3
    (Ça me donne vraiment envie de partir marcher en Cornouailles… Ce cimetière est à couper le souffle!)

    Répondre

    1. Merci infiniment à toi d’avoir mis en lumière Joan Wytte sur Insta ! 💜 Je te souhaite de pouvoir y aller, et de savourer le calme étrange des lieux.

      Répondre

  2. Passionnante histoire, merci !

    Répondre

    1. Avec plaisir !

      Répondre

  3. C’est une sorte d’enquête aussi mélancolique que bucolique que j’ai beaucoup apprécié lire :)

    Répondre

    1. Merci, ça me fait plaisir car ce billet m’a demandé pas mal de boulot ! ;-)

      Répondre

  4. La beauté de ce cimetière ! * o * Ces tombes anciennes plantées au milieu de l’ail des ours en fleurs, c’est absolument sublime en photo et je peux imaginer à quel point ça devait l’être en vrai. Tes photos sont magnifiques.

    L’histoire de Joan Wytte m’a beaucoup touchée, et j’aime énormément ta manière de raconter, à la fois factuelle et très personnelle. Merci pour ce partage <3

    Tout ça nourrit évidemment très fort mon envie de ne pas trop tarder à retourner explorer la Grande Bretagne !

    Répondre

    1. Merci infiniment, Aline ! Ce coin d’Angleterre a moins le vent en poupe que d’autres, mais c’est justement une des raisons pour lesquelles j’ai tant apprécié ce voyage printanier : il n’y avait pour ainsi dire aucun touriste (en particulier à Boscastle ce jour-là – je me dis que ça ne doit pas être si connu que ça ?).

      On a ainsi pu profiter pleinement de cette merveilleuse promenade dans les bois. Je n’irais pas jusqu’à dire que j’en suis ressortie changée, cela serait dramatique et pas complètement juste ; mais c’est un de ces moments très forts que tu expérimentes parfois en voyage, et dont je me souviendrai sans doute toute ma vie.

      Répondre

  5. Chouette article, plein de poésie et de magie, ça donne vraiment envie de marcher sur tes pas direction ce bel endroit ! Merci !!!

    Répondre

  6. Ces trois mots sur la pierre tombale sont d’une puissance ! Et d’un symbolisme déchirant si ces os ne sont qu’une allégorie des femmes persécutées, qui ne trouvent le repos qu’après la mort…
    Tes photos sont enchanteuses, quelle paix doit régner dans ce cimetière couvert d’ail des ours <3

    Répondre

  7. Superbe cimetière !!!

    Répondre

  8. Super article ! Les photos sont si impressionnantes que j’en ai eu la chair de poule ! Pour ce qui est de l’épilogue, en soi, j’ai envie de dire que c’est pas très grave car c’est comme un équivalent de relique, il est au final un biais de croyance pour certaines personnes (et puis le folklore c’est sympa)
    Merci pour tout, un jour si tu écris un livre je l’achèterai sans faute :)

    Répondre

  9. Ça a du être une expérience incroyable de se tenir au milieu de ce cimetière, l’endroit a l’air d’être complètement hors du temps.
    Merci d’avoir partagé l’histoire de Joan avec nous, l’inscription sur la pierre tombale est très forte et que cette dame ait existé ou pas le message reste puissant et beau. <3

    Répondre

  10. Et encore un superbe article! Je ne connaissais pas du tout cette histoire et je suis contente de l’avoir découverte. Je la trouve vraiment émouvante d’autant plus que l’endroit où elle repose maintenant est juste magnifique ! J’ai bien aimé que tu parles aussi de l’hypothèse que cette histoire soit faussée. Je trouve ça intéressant. Chaque mythe et légende traverse les âges et se modifie pour devenir encore plus mystérieux. C’est ce qui nous fait rêver, réfléchir et débattre sur des sujets importants. Comme ici avec les persécutions envers les femmes à l’époque.
    Ton petit dessin de fin m’a vraiment touchée… Il conclut parfaitement ton bel article ! Merci :)

    Répondre

  11. Ce cimetière <3 <3 <3
    Et ta narration de tout ça, entre histoire, conseils pratiques, et le petit twist final…

    Répondre

  12. Tes photos sont absolument sublimes! La mousse sur les arbres… je fonds! Je note ‘Bad Witch’.

    J’apprécie vraiment ton épilogue. Je trouve ça important de casser le mythe, j’ai horreur des attrapes-touristes, mais en même temps, ça ne va pas dire que la magie en souffre pour autant! Dans ‘The Rehearsal’ l’autrice fait une remarque vraiment intéressante quant aux statues que les anciens grecques créaient de leurs dieux (qu’elle compare alors au jeu de l’acteur qui incarne un personnage): la statue ne prétend pas être une représentation fidèle du dieu ou de la déesse, mais d’un point d’entrée, un ‘rappel’, pour nous inviter à méditer sur cette divinité. Même si les os n’appartiennent pas à la fée-sorcière, sa pierre tombale peut nous inviter à honorer sa personne et ce qu’elle représente.

    Tu me reconnais? Je reviens bientôt sur la blogo!

    Répondre

  13. Merci pour ce billet passionnant qui prend bien le temps d’approfondir une des curiosités rencontrées au cours de tes pérégrinations (sympa ce genre de pause dans un carnet de voyage souvent effréné). Ce cimetière si sauvage est tout bonnement hallucinant !

    Répondre

  14. Formidable article. J’ai été fascinée et émue du début à la fin. La légende, l’histoire, ton petit épilogue… tes photos bien sûr, magnifiques et poétiques.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser les balises suivantes : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

Billets adjacents