Je reviens, à pas de louve, pour vous parler de La Lune, la belle exposition qui a lieu en ce moment même au Grand Palais, à Paris, et ce jusqu’au 22 juillet 2019.

Forcément, avec un titre pareil, je devais aller à la voir. J’ai donc profité d’un déplacement professionnel dans la capitale – et de la nocturne du musée le mercredi soir, où il reste ouvert jusqu’à 22 heures – pour m’y rendre en agréable compagnie.

Du voyage réel au voyage imaginaire

J’ai trouvé le parcours de l’exposition La Lune original : il est anti­chro­no­lo­gique, c’est-à-dire qu’il part des évènements les plus récents liés à la Lune, puis remonte le temps jusqu’à l’Antiquité.

C’est donc par une digne célébration du premier pas de l’Homme sur la Lune que l’exposition commence. C’est dans la nuit du 20 au 21 juillet 1969 que Neil Armstrong et Buzz Aldrin, respectivement, furent les premiers êtres humains à poser le pied sur la Lune. Michael Collins, leur co-pilote, resta quant à lui en orbite.

La onzième mission du programme Apollo de la NASA a non seulement été une réussite technologique et scientifique, mais elle a également été un évènement médiatique sans précédent : en effet, en décidant de diffuser l’aterrissage en direct à la télévision, la NASA a captivé des centaines de millions de personnes sur Terre.

Évidemment, pour nous aujourd’hui qui passons notre temps devant des écrans (coucou), rien ne nous semble plus banal qu’un évènement international retransmis en direct à la télé. Toutefois, si vous en avez l’occasion, échangez avec des personnes qui ont suivi le premier « alunissage » à la télévision, et vous percevrez toute l’émotion que cela a été, et le souvenir impérissable que cette prouesse a laissée dans la mémoire collective et dans l’Histoire.

Sur les murs de l’exposition La Lune, on peut admirer les photos – encore plus belles et émouvantes en vrai – prises par les deux astronautes lors du célèbre voyage.

La NASA a d’ailleurs été également précurseuse en matière de technologie pho­to­gra­phi­que, et a collaboré étroi­te­ment avec des firmes comme Kodak, Hassel­blad et Zeiss pour que les astro­nautes, même vêtus de combi­nai­sons encom­brantes et évoluant dans des envi­ron­nements très sombres, puissent photo­graphier leurs décou­vertes avec précision.

Pour ma part, j’ai appris qu’un jour et une nuit lunaires durent 14 jours terrestres, et qu’il fait en permanence nuit noire sur la Lune, même quand le soleil est au zénith sur Terre.

Cela s’explique par l’absence d’atmosphère sur la Lune, qui par ailleurs est re­cou­verte, comme d’autres planètes du système solaire, d’une épaisse couche de régolithe, une couche rocheuse constituée des résidus produits par les impacts des météorites sur le sol lunaire.

Et c’est bien ces impacts qui caractérisent, pour nous Terrien·nes, la Lune, le seul satellite de la Terre, également appelée « Terre I » en termes scientifiques. Comparée à un fromage depuis l’Antiquité, celle qui n’est, au fond, qu’un caillou stérile, est néanmoins un repère et un symbole fort pour l’humanité toute entière.

Femmes lunatiques

Néanmoins, c’est la partie plus classique de l’exposition La Lune qui m’a le plus intéressée.

Je n’irai pas par quatre chemins, et vais vous parler tout de suite de mon coup de cœur ultime, la lumière de ma nuit, sans doute un de mes – sinon MON – tableaux préférés, j’ai nommé La Jeune Martyre de Delaroche.

C’est une merveille absolue.

Que ce tableau est magnétique !

Je suis encore sur un petit nuage, rien que d’y repenser – et trouve difficilement les mots pour décrire mon émotion face à ce tableau-là.

Il faut dire que cela fait bien longtemps qu’il accompagne mes rêveries, depuis l’an 2000 très exactement, et ma découverte de l’album Martyre de Saturnus. Un doom bien pesant, bien mélancolique, qui m’a toujours beaucoup réconfortée.

(D’ailleurs, si vous voulez découvrir plus de musique réconfortante, ne manquez pas ma playlist de juin, qui contient des albums tout doux, pour une fois.)

J’en reviens au tableau. Ce qui m’a marquée de prime abord, ce sont ses dimensions : 1,71 mètre de haut pour 1,48 mètre de large, rendues encore plus massives par le lourd cadre doré qui met l’œuvre en valeur. Très immersif.

Et puis la beauté picturale ensuite, la calme élégance de ce portrait funèbre et aquatique (n’étant pas sans me rappeler Andromède, si elle n’avait pas été sauvée par Persée).

Comme l’explique le catalogue de l’exposition, cette lueur lunaire, chaste et pure, est à l’opposé du rayon maudit qui, frappant les eaux, en fait jaillir les ondines et les Willis, âmes réprouvées des vierges mortes dans le désespoir.

Les Willis sont en effet accrochées à quelques pas du corps de La Jeune Martyre :

Ici, les spectres de femmes mortes forment une ronde et dansent au clair de lune, avant d’entraîner dans la mort de malheureux jeunes gens. Le mythe de la femme fatale, dépeint par des hommes, dans toute sa splendeur…

Ce sont également des sirènes seulement éclairées par la lueur de la Lune, que l’on croise dans ce tableau de Ivan Kramskoï :

Suis-je tombée amoureuse de cette inquiétante créature aquatique que l’on aperçoit sur la gauche du tableau ? Peut-être.

D’autres œuvres ont capté mon attention. Tout d’abord, cette allégorie de l’inconstance :

Le caractère changeant de la Lune est souvent utilisé pour caractériser l’inconstance, qui serait le propre des femmes.

Le catalogue de l’expo explique qu’on a longtemps cru que ce serait la « nature humide » des femmes qui expliquerait l’ascendant de la Lune sur elles, l’action de cet astre sur les liquides étant bien connu (marées, par exemple).

Dans ce tableau-ci, la femme porte une tenue bleue, qui symbolise justement l’eau. Elle porte un croissant de lune d’une main, et tire un homard par la queue de l’autre. Cet animal ici rappelle le crabe, qui pouvant avancer, reculer et marcher en biais, est un symbole vivant de l’irrésolution.

La croyance que les femmes auraient, si vous me passez l’expression, « un pet au casque » dû à la Lune, était semble-t-il répandue au XVIIe siècle. L’eau-forte ci-dessous l’illustre, d’ailleurs :

Ici, le quartier de lune manquant est représenté comme étant tombé sur la tête des femmes, achevant de la dérégler…

Philippe Malgouyres, qui a notamment rédigé les chapitres « La femme lunatique », « Complice du mal » et « L’agonie au clair de lune » du catalogue, sur lesquels je m’appuie pour rédiger mon billet, explique qu’au XVIIe siècle, cette insistance masculine sur la déraison des femmes est contemporaine de l’importance accrue de celles-ci dans les milieux politiques et intellectuels. Les femmes savantes et autres précieuses ridicules deviennent le sujet des comédies et des farces.

Des vierges mortes, des femmes déréglées et ridicules, et maintenant des sorcières pathétiques : où je m’aperçois que la peinture classique associe la Lune et les femmes de manière sinon péjorative, du moins souvent stéréotypée ! (À moins que souligner cette caricature n’ait été un choix conscient dans l’élaboration de l’exposition.)

Ci-dessus, une autre scène satirique se moque de la femme en quête de pouvoirs surnaturels, qui en devient la victime : elle semble terrorisée par les deux mains velues qui sortent de son chaudron, bien plus que par la scène en arrière-plan, qui dépeint le sacrifice d’un enfant (sacrifier un enfant non baptisé serait en effet une étape du sabbat).

En réalité, ce tableau n’a rien à voir avec les chasses aux sorcières de la Renaissance : c’est un divertissement burlesque, qui s’adressait à une élite cultivée, tenant les superstitions à distance.

Caractère sacré de la Lune

D’autres œuvres présentées dans l’expo La Lune m’ont tout autant fait voyager que le Delaroche.

Je ne reste jamais insensible à un tableau de Gustave Moreau (dont j’ai prévu de vous parler – quand ? mystère ; en attendant vous pouvez découvre le billet Gustave Moreau, l’attrapeur de muses du côté des Éditions du Faune) :

Le Christ est assis dans l’attente pleine d’angoisse de son arrestation et de sa crucifixion ; son auréole dorée fait écho au halo argenté de la Lune, qui s’apprête à sortir du champ et à plonger la scène – et l’humanité – dans l’obscurité. Le moment est celui du doute et du désespoir, des ténèbres intérieures que ne viennent pas dissiper les lueurs de la nuit.

Le thème religieux est également central dans le tableau La Vision de sainte Julienne de Cornillon, peint par Philippe de Champaigne vers 1645 – 1650 :

Ici, la tache présente sur la Lune représente le « signe » que la Sainte croit avoir perçu au XIIIe siècle, et qu’elle aurait interprété comme l’absence d’une fête célébrant la présence réelle du Christ dans le pain et le vin. (🤔)

Mais c’est au XVIIe siècle que ce tableau a été peint, dans un contexte de crispation religieuse entre Catholiques et Protestants à propos de l’adoration du Saint-Sacrement :

Dans le tableau, l’ombre n’est pas une fracture, un manque, comme le dit la vie de la sainte, mais une souillure, une profanation que la prière de la sainte répare et va effacer. Au XIIIe siècle, la lune était une image courante de la Vierge et de l’Église, mais, au XVIIe, elle est aussi une image de l’humanité du Christ, humanité qui se prolonge dans sa présence réelle dans l’eucharistie. Le manque de révérence pour le Saint-Sacrement est un outrage fait au Christ souffrant qui, pendant sa Passion, est comparé à la lune qui s’obscurcit.

Pour en savoir plus sur le symbolisme de la Lune dans la religion chrétienne, je vous renvoie à cet excellent billet de Mealin : Elle a les pieds sur la Lune. Vous y croiserez notamment cette statue :

Ici, la Vierge est exemplifiée par la Lune, astre ne produisant pas sa propre lumière, mais reflétant celle du soleil : de la même façon, la Vierge n’est pas une divinité en tant que telle, elle tire sa sainteté de la lumière de Dieu.

Le serpent aux pieds de cette statue, et de bien d’autres représentations de la Vierge lunaire, représente le dragon, c’est-à-dire Satan, dont cette femme triomphe en mettant au monde son fils, le Christ. Elle inverse ainsi l’état laissé par Ève, première femme qui a chuté à cause du serpent et a ainsi transmis la mort à sa descendance.

Philippe Malgouyres rappelle que la dévotion à l’Immaculée Conception est largement dominante dans le monde latino-américain.

Ci-dessous, un retable péruvien présente la Vierge immaculée non seulement vêtue de soleil et fichée sur son croissant de lune, mais également drapée d’étoiles, ce qui n’est pas son costume le plus habituel (la Vierge étant traditionnellement représentée portant une robe blanche et un manteau bleu).

J’ai quant à moi adoré la série des six croissants de lune en argent, présentant des symboles incaïques, originaires du Pérou ou de Bolivie, et qui datent du XVIIIe siècle :

Et ce dessin de Dürer a pour toujours laissé une trace dans mon cœur :

C’est cette même représentation du croissant de lune tourné vers le haut qui a été utilisée, dans un sens négatif, dans la mise en scène de l’apparition de la Reine de la Nuit dans La Flûte enchantée de Mozart (mon opéra préféré, dussé-je le répéter).

Le catalogue de l’exposition La Lune précise : Si le décor de Schinkel est le plus connu, il a été précédé d’un dessin de Goethe où l’apparition de la Reine de la Nuit se présente comme une statue de l’Immaculée Conception sur l’autel d’une église catholique.

Ainsi utilisé, le croissant de lune n’est plus du tout symbole de virginité ou de candeur : au contraire, l’archétype de pureté est retourné. La femme sur le croissant de lune n’est plus la Vierge triomphant du mal mais la Femme qui incarne la superstition et l’ignorance.

Où l’on retombe dans les représentations négatives du féminin, dans l’imaginaire des artistes masculins de l’époque : en caricaturant à peine, les femmes ne pouvaient être que des vierges, des sorcières ou des cadavres…

Conclusion

Je m’arrête là, car ce billet est déjà très long. Mais l’exposition La Lune au Grand Palais contient bien d’autres œuvres captivantes, qu’il s’agisse de tableaux, de photographies, d’installations ou de sculptures. Je vous recommande vivement d’y aller si vous avez l’occasion ! (N’hésitez pas à réserver votre billet à l’avance pour éviter les files d’attente interminables…)

Pour en savoir plus, compléter votre visite de cette exposition lunaire, ou la visiter virtuellement si vous n’avez pas l’occasion d’aller à Paris, je vous recommence chaleureusement la lecture du catalogue, qui est très riche.

La Lune – Catalogue d’exposition, Grand Palais, Flammarion, 2019. ISBN : 978-2711873791.

Le Grand Palais a également édité un podcast consacré à la Lune.

Quant à moi, je vous laisse avec des représentations très anciennes de la Lune, qui m’ont beaucoup inspirée :

Rendez-vous mardi prochain pour ma nouvelle revue de web, qui sera bien dense. 🤓

Marie

Déjà 24 commentaires

  1. Merci de partager ton ressenti et toutes ces belles photos/images/peintures, c’est vraiment merveilleux !
    Quand je te lis j’ai l’impression que cette exposition avait été commandée juste pour toi, t’as vraiment bien fait d’y aller !

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    1. Merci, je suis contente que ça te plaise ! Oui quand j’ai appris qu’une expo sur la Lune avait lieu, j’étais extatique ! En plus j’aime beaucoup le Grand Palais, c’était vraiment une chouette expérience.

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  2. Merci pour le lien 😉 Amusant de découvrir que « ma » statue gifitup était présente dans l’exposition ! Je suis encore plus dégouté de ne pas avoir l’occasion d’aller la voir…

    Pour le coup du souvenir impérissable que les premiers pas sur la Lune ont laissés, depuis un documentaire il y a quelques années je me suis mis en tête d’essayer de demander régulièrement à des gens l’ayant vécu… Autour de moi, la majorité n’en ont pas un grand souvenir, n’était pas forcément devant la télévision ou à écouter la radio. Et vlan mes illusions de tout le monde occidental (ayant accès aux outils mass media) captivé et marqué. Une bonne partie a vécu ce jour comme un autre ou presque.

    Une question que je me pose souvent est celle de l’époque de l’apparition des premiers visages lunaires 🌜. Ils en parlent dans l’expo ou constate juste leur existence ?

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    1. Autour de moi, la majorité n’en ont pas un grand souvenir, n’était pas forcément devant la télévision ou à écouter la radio. Et vlan mes illusions de tout le monde occidental (ayant accès aux outils mass media) captivé et marqué. Une bonne partie a vécu ce jour comme un autre ou presque.

      Oui, sans doute que l’expérience a été vécue différemment par beaucoup de personnes ! Tout le monde n’avait pas la télé à l’époque, c’était encore un produit de luxe. Et puis tout le monde ne s’intéresse pas à l’espace. J’ai quand même l’impression que ça a été un évènement marquant pour celles et ceux qui ont pu assister en direct au premier pas sur la Lune, réunis chez les voisins ayant la télé du quartier.

      Une question que je me pose souvent est celle de l’époque de l’apparition des premiers visages lunaires 🌜. Ils en parlent dans l’expo ou constate juste leur existence ?

      Mmm cela ne me dit rien, de mémoire ; mais j’avoue que je n’ai pas pu tout lire pendant l’expo, et que le catalogue est si riche que, pareil, je n’en ai lu qu’un tiers. Mais si je tombe sur quelque chose à ce sujet, je ne manquerai pas de te faire signe. :)

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  3. J’ai adoré cet expo!!! Je n’ai pas acheté le catalogue, je suis donc ravi de retrouver plein d’infos ici!! Merci donc pour ce bel article !!

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    1. Chouette, je suis ravie ! Merci pour ton mot :)

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  4. J’ai tellement envie d’y aller, et ton article ne m’aide pas ^^
    On a un point en commun : La jeune martyre est aussi mon tableau préféré ! Quand je l’ai vu au Louvre, il y a des années j’ai littéralement « beugué » tellement je l’ai trouvé magnifique et mystérieux.
    Super article en tout cas ! à défaut peut être que je me procurerai le catalogue :)

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    1. Oui il y a des œuvres comme ça, elles te « saisissent » et tu n’arrives pas à en décrocher le regard, quitte à revenir les voir plusieurs fois. J’avais ressenti ça aussi à la Scottish National Gallery d’Édimbourg, devant le tableau St Bride de John Duncan :

      (Encore des meufs liées à l’eau, va comprendre.)

      Et bien d’autres encore… Bon, ceci dit, je n’ai jamais été jusqu’au syndrome de Stendhal, heureusement !

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  5. J’arrive à Paris le 22 juillet… j’espère vraiment que j’aurais le temps d’aller la voir, histoire d’aller m’évanouir en direct devant la beauté du Delaroche ;p

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    1. Oh yeah ! Si tu veux être sûre de rentrer, cela vaut le coup de réserver ton billet à l’avance, je pense :)

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  6. J’adore les dernières statues, je suis plutot portée art très ancien. Le signa de tanit m’a d’ailleurs surprise, ca rmes parents ayant vécu en Tunisie je l’ai beaucoup vu sans trop me pencher sur sa signification.
    Merci pour cette petite visite virtuelle et je me réjouis d’avance de l’arrivée d’une nouvelle revue du web!

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    1. Oui, ces statues anciennes se trouvent dans l’avant-dernière salle de l’expo, elle est circulaire et on peut bien passer de l’une à l’autre. C’est aussi là qu’il y a les différents croissants de lune en métal originaires d’Amérique du Sud.

      Il y a une simplicité dans ces statues (qui, certes, portent la patine du temps – elles étaient sans doute un peu différentes à l’époque où elles ont été créées), quelque chose d’atemporel qui me touche beaucoup aussi.

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  7. Splendide Marie ! Je souhaite y aller depuis l’ouverture mais n’ai pas encore trouvé le temps. Grâce à ton billet, je vais réellement me bouger pour y faire un saut !

    Si je n’ai pas encore la culture/la sensibilité suffisante pour tomber en extase devant un tableau, je suis amoureuse de la deuxième lune incaïque en argent, je la trouve extraordinairement belle et surtout magnétique.

    La photo de la face cachée de la lune m’a beaucoup émue. Je suis retournée la voir à plusieurs reprises en lisant ton texte tant découvrir ses nouvelles aspérités m’a touchée …

    Comme toujours, merci ! :)

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    1. Oh oui, je te souhaite d’aller la voir avant fin juillet ! Peut-être que réserver ton billet à l’avance te motiverait ? Au moins tu n’aurais pas à faire la queue et tu rentrerais directement dans le vif du sujet.

      Si je n’ai pas encore la culture/la sensibilité suffisante pour tomber en extase devant un tableau, je suis amoureuse de la deuxième lune incaïque en argent, je la trouve extraordinairement belle et surtout magnétique.

      C’est également une des œuvres qui m’a le plus plu ! Un petit côté ex-voto que je veux croire païen, mais je n’en sais pas plus en réalité.

      J’ai également adoré la photo de la face cachée de la Lune, c’est assez extraordinaire de se dire qu’on ne l’a vue pour la première fois il y a 50 ans à peine…

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  8. Et donc elle s’arrête juste avant le cinquantenaire de l’alunissage… malin. Je suis bien contente que tu aies attiré mon attention sur cette expo car apparemment je n’aurais qu’une toute petite fenêtre pour la tenter. La Jeune Martyre n’est-elle pas au Louvre en temps normal ? J’ai l’impression de l’avoir déjà vue. J’adore les illustrations au clair de lune, que la teinte bleue de la nuit soit rendue ou au contraire que les sujets semblent bénéficier d’un éclat presque surnaturel, il semblerait que cette expo soit riche de ce côté là, j’espère vraiment que je pourrais la faire !

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    1. Oui, c’est ça, La Jeune Martyre est effectivement conservée au Louvre d’habitude ! Musée où je me suis souvent sentie sinon oppressée (n’exagérons pas), du moins impressionnée par le nombre d’œuvres au mètre carré, qui tend à me déconcentrer.

      Alors que là, comme le tableau est pris à part et exposé dans un coin bien tranquille, j’ai trouvé plus facile de le contempler un long moment et d’y revenir plusieurs fois.

      J’adore les illustrations au clair de lune, que la teinte bleue de la nuit soit rendue ou au contraire que les sujets semblent bénéficier d’un éclat presque surnaturel, il semblerait que cette expo soit riche de ce côté là, j’espère vraiment que je pourrais la faire !

      Je pense que la dernière salle, qui regorge littéralement de ce type de tableaux, pourrait particulièrement te plaire. Je te souhaite de pouvoir y aller ! Plus qu’un (gros) mois.

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  9. Aaaah !!! Il faut trop que j’aille voir cette expo !
    J’y pense depuis que t’en as parlé dans un de tes précédents articles et ton compte-rendu/billet d’humeur me donne encore un peu plus envie.
    Tes photos sont superbes, j’espère que j’arriverai à en capturer d’aussi belles <3

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    1. Héhé, ça me fait plaisir de savoir que tu te souviens que j’en avais effectivement parlé dans ma revue de web de février ! Tu as une bonne mémoire.

      J’espère que tu pourras aller voir la Lune de tes propres yeux. :-)

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  10. Un très bon souvenir que tu ravives et que tu décris avec finesse !
    Vivement notre prochaine expo :)
    💋

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    1. Oh oui ! 😘

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  11. Merci beaucoup pour ce billet qui nous fait pousser un peu la porte de l’expo ! :) Les oeuvres exposées sont superbes. Ah, Dürer ! J’aime beaucoup ses gravures ! Et cette représentation de l’arrivée de la Reine de la nuit !
    J’adorerais aller à l’expo mais quand j’ai su les dates, j’ai aussi su que c’était impossible financièrement pour moi de me permettre un voyage parisien pour voir l’expo puisque ça tombait peu ou prou à la période où nous partions au Japon, qui a englouti les économies disponibles. Je ne me plains pas cependant car c’était un voyage extraordinaire et prévu de longue date.
    J’ai tout de même craqué sur un hors-série de Télérama (pas le budget pour le catalogue de l’expo non plus ! ^^ »), parce que la Lune, tout de même ! Je ne pouvais pas ne pas explorer un petit bout de l’expo !
    Merci encore pour ce beau et riche billet :)

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    1. Coucou Lulla !

      J’adorerais aller à l’expo mais quand j’ai su les dates, j’ai aussi su que c’était impossible financièrement pour moi de me permettre un voyage parisien pour voir l’expo puisque ça tombait peu ou prou à la période où nous partions au Japon, qui a englouti les économies disponibles.

      Ah oui, en effet ! Il faut savoir faire des choix. Le catalogue ne devrait pas disparaître si tôt de la circulation, cela pourrait faire un très bon cadeau de Saturnales ou autre ! (👼)

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  12. Absinthia Taetra

    25 juillet 2019

    Un riche compte rendu!

    Encore une belle expo qui nous passe sous le nez, faute de pouvoir se rendre à Paris, boulot oblige.
    On va pouvoir se réconforter en parcourant tes articles.

    Il y a actuellement une exposition sur le Poison au Palais de la découverte, et Si tu aimes bien l’art décalé peut être connais tu l’exposition Hey ! Qui a lieu a Paris à la halle saint pierre, elle en vaut vraiment de détour ! (L’affiche de l’expo en dit long!! Et pour y être allée elle est tout simplement dérangeante et hors normes) elle se termine début Aout.

    Ils ont également une revue la BNF fait aussi de très belles expositions : Les manuscrits de l’extrême / Le merveilleux scientifique /Fabuleuses cartes à jouer (et celle du monde en Sphères vient de s’achever)

    A la revoyure ;)

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    1. Merci beaucoup pour tes recommandations ! Oui j’ai vu l’expo sur le poison en début d’année, j’ai apprécié, mais en comparaison, j’ai préféré Venenum au Musée de confluences, à Lyon. Mais je ne boude pas mon plaisir face à ce type d’exposition, c’est toujours chouette.

      Quant à l’expo Hey !, hélas je vais la louper… Je n’arrive jamais à y aller, mes excursions dans la capitale étant trop sporadiques et trop courtes. Heureusement, j’ai vu pas mal de photos passer sur les réseaux sociaux, ça m’a un tout petit peu contentée. Itou pour les expos de la BNF, qui me mettent l’eau à la bouche. Je vais me rencarder sur les dates, avec un peu de chance il y aura encore quelque chose d’intéressant en octobre.

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