Ceci est la suite de mon journal #9.
Lundi 20 avril
Je viens tout juste de rentrer d’Angleterre, et… j’ai déjà hâte d’y retourner.

Mardi 21 avril
J’ai du mal à croire que mon journal précédent date de janvier.
De janvier ! Alors qu’on est fin avril !…
Il y a plein de choses que j’avais envie de partager ici qui ne verront pas le jour, parce que j’ai trop tardé.
Alors j’essaie un nouveau truc : un mot chaque jour ou presque, inspirée par cette publication de Nicoz Balboa sur Patreon.
C’est aussi dans cet état d’esprit que j’ai publié ma note sur un memento mori dans le Norfolk hier soir, en mode jardin numérique.
J’ai envie de continuer à publier des « billets courts » (oxymore lunemauvien 🙃), car je peux déjà le faire sans revoir mon thème en profondeur. La seule chose qui le nécessitera, c’est mon envie de micro-bloguer. Pas d’urgence ceci dit, je verrai ça plus tard.

Mercredi 22 avril
Je me suis replongée dans l’incroyable livre de Hélène et Bertrand Utzinger, Itinéraire des danses macabres, pour m’aider à expliquer pourquoi selon moi le memento mori de Sparham n’est pas une danse macabre.
Il y a notamment une description des Vanités, ces tableaux représentant une nature morte associée à un crâne, et du symbolisme de la décrépitude pour sensibiliser à la mort (je simplifie).
Danse macabre (Ces chaussures bleues !)
Vanité
Ce qu’exprime Maya Chessman sur Patreon fait écho : elle souhaite explorer et représenter un aspect plus malaisant de la nature dans ses illustrations, pour prendre le contre-pied de représentations trop bucoliques ou idylliques, qui alimentent selon elle un programme réactionnaire.
En parallèle, je me demande si c’est une bonne idée d’utiliser l’adjectif « folk » pour qualifier mes illustrations, comme Zoéline Patchouli par exemple : sa bio Instagram, consultée ce matin, indique « fleur folk & animaux ».
C’est plus fort que moi : mon cerveau associe spontanément le terme « folk » au mot allemand Volk (peuple) et à plein de trucs liés à l’extrême-droite et au nazisme, comme le mouvement völkisch.
D’un autre côté, il ne faut pas laisser le folklore et la culture populaire aux mains des fachos, justement. Alors c’est un enjeu, en effet, de revendiquer des concepts, des langues et des mots liés à la ruralité, que la gauche a laissé tomber depuis trop longtemps.
Emma Conquet en parle dans l’épisode « Le bonheur se trouve-t-il loin des villes ? » du podcast Encore Heureux (vers 49’16). Dans la même veine, il y a le zine Sornettes, créé par Lia Vé, auquel je contribue.
Jeudi 23 avril
Du courrier sympa dans ma boîte aux lettres cette semaine :
- les récompenses du mois d’avril du Patreon de Tulips & Heather : courrier poétique, planche de sticker et carte postale très joliment imprimée, le tout illustré par Freya Elise Kemp et Maya Chessman, donc, un couple d’artistes de Norwich ;
- ma toute première récompense du Zine Club de Paloma Kop, une artiste multimédia que j’ai découverte dans l’Internet Phone Book. Derrière une apparente simplicité, son site web est génial et m’inspire beaucoup ;
- le zine Naïa, La dernière heure est cachée (Naïa, An eur diwezhañ zo kuzhet), une publication bilingue en français et en breton, édité par Maxime Lancien. Le premier numéro est consacré à la mort. Je découvre quelques œuvres macabres bretonnes dont j’ignorais l’existence, comme un fourneau de pipe en forme de crâne ou cette estampe figurant l’Ankou. J’ai voyagé en lisant les textes du réalisateur Emmanuel Piton et de l’autrice Maaï Youssef. Celle-ci brode autour de la légende du toponyme de Port Lazo, que je découvre.
Petite, je me répétais à moi-même que je n’attendrai personne, que je préférais prendre la mer, et la mort qui allait peut-être avec, que de n’exister que par le chagrin et le deuil. La Croix des Veuves m’avait enseigné que certaines malédictions perdurent, j’étais déterminée à leur échapper.
Vendredi 24 avril
Je relis Daring Greatly de Brené Brown. Ce qu’elle écrit à propos de la culture de la « pénurie » (« scarcity » en anglais) me trotte dans la tête.
Elle décrit par ce terme une culture du manque perpétuel : considérer que l’on n’est soi-même pas assez ceci ou cela, passer sa vie à se comparer aux autres et même finir par les détester à force d’imaginer qu’ils ont ou qu’ils sont plus que soi.
Je trouve que cette grille de lecture est pertinente pour analyser les effets délétères des réseaux sociaux, mais on peut sans doute la transposer à d’autres domaines, notamment à la politique.
La solution pour résister à ce sentiment de pénurie, selon l’autrice, c’est de s’accepter, sans chercher l’« extraordinarité ». Se rappeler que l’on est assez, que l’on suffit, même quand on ressent des émotions négatives.
Elle tacle aussi la nostalgie au passage, qui consiste à comparer le réel à quelque chose d’inatteignable.
Samedi 25 avril
Le pire épisode de The X Files vu cette semaine, c’est sans conteste Entre chien et loup (S06E16).
Outre le fait de commencer le script avec des stéréotypes racistes sur les Chinois, Jeffrey Bell, le scénariste, a cru judicieux de mettre en exergue la jalousie de Scully vis-à-vis de Karin Berquist, une experte avec qui Mulder nourrit une relation platonique sur Internet.
Scully a toujours été dépeinte comme jalouse dans la série, ce qui a le don de m’énerver ; mais cet épisode atteint des sommets de misogynie.
Quel que soit le scénariste, les femmes expertes, scientifiques, spécialistes, sont toujours présentées dans la série comme des love interests de Mulder, et ça donne systématiquement lieu à des plans de Scully outrée, ou à des répliques acerbes de sa part. C’est : mais tellement lourd.
Alors que tout le monde sait que Mulder et Scully sont BFF (best friends forever), que Scully est une icône lesbienne et que Mulder peut être lu comme un personnage gay, bi ou non-binaire.
Bref, The X Files should have been gay.

Trouvailles du web
- Je dévore le podcast En bonne voix de Rokhaya Diallo, dans lequel elle reçoit des personnalités qui ont fait de leur verbe ou de leur voix des outils de pouvoir, d’affirmation ou de création. J’ai été particulièrement touchée par l’épisode avec Océan (vidéo ci-dessous, non sous-titrée). Ceux avec Imany et Guillaume Meurisse sont intéressants aussi.
- Superbes photos de Bretagne sur le blog de Matoo, en particulier en Ille-et-Vilaine : La Roche aux Fées, la cité médiévale de Dinan, le château de Vitré, le Parc botanique de Haute-Bretagne, etc.
- Le jardin de Psyché Ophiucus et Yann Lossel, inspiré par Hidcote, c’est la classe.
- En répondant au commentaire de Fileuse à propos de mon billet sur la relecture de mes carnets, j’ai réalisé que je n’avais pas partagé la super vidéo de Limistic, My journal ecosystem : TOUS mes carnets + mon organisation. Voilà qui est fait.
- Holy shit, je viens de découvrir le duo de Tarja Turunen et Dani Filth. La Marie de 17 ans adore l’idée, mais la Marie d’aujourd’hui est blasée quand elle entend le titre en question. C’est un peu comme un film : tu auras beau avoir le meilleur casting et la meilleure équipe, si le scénario est naze, le film sera quand même naze. Je trouve le titre At Sea en face B plus épique et intéressant, avec piano et cordes. Ça sent toujours un peu trop le savon à mes oreilles, mais bon, c’est hélas la marque de fabrique de Tarja depuis son éviction de Nightwish. J’écouterai quand même son nouvel album, Frisson Noir, annoncé comme plus metal. Sortie le 12 juin.
Mots et concepts
- Prophylactique : qui prévient de la maladie. Mot que j’ai souvent croisé, notamment dans le numéro un de Sornettes.
- Stigmergie : mécanisme de coordination indirecte entre les agents qui y participent, selon Wikipédia. L’action du premier agent laisse des traces dans l’environnement : c’est le fait que ces traces soient perçues par les autres agents qui donnent lieu à leurs actions suivantes. Mot découvert grâce à ma collègue Audrey.
- Térébrants : « infra-ordre d’insectes, sous-classe des ptérygotes, super-ordre des mécoptéroïdés, ordre des hyménoptères, sous-ordre des apocrites » (source). Ça me fait une belle jambe ! Mot entendu dans un épisode de X Files que j’adore : Quand vient la nuit (S1E19). J’associe « térébrants » à « ténébreux », je ne sais pas pourquoi.
Antidotes
- Entendre le pic épeiche de bon matin
- Manger un Penguin ramené d’Angleterre
- La promo sur les érables du Japon chez Super U
- Le thé « gingerbread spice » de Twinnings
- Passer le contrôle technique sans mauvaise surprise
- Faire des crêpes le jeudi soir
- Mon petit appareil photo thermique Action
- Être l’amie pas si imaginaire d’Hélène
- La lunaire blanche dans le jardin de Beth Chatto
Bon, je ne vous promets pas de publier un journal aussi costaud chaque semaine, hein. Mais je suis contente d’avoir remis le pied à l’étrier. J’ai plusieurs « notes » sur le feu, pourvu que ça ne prenne pas des proportions…
Pour lire la suite, c’est par là : journal #11.













Linda
5 mai 2026
Bonjour Marie,
Le mot « prophylactique » me renvoie tout de suite au Dr Knock de Jules Romains, qui veut embarquer les notables du village dans cette lutte (et surtout éblouir les naïfs avec son jargon moderne).
Je suis présentement à Bath au milieu de mon train-trip dans le sud de l’Angleterre (qui rime avec tralalère, mais passons). Le Twinings gingerbread, tu l’as trouvé ici? Les Tesco que je visite ne le proposent pas et j’aimerais en ramener, parmi les period dramas et beaucoup-trop-de-livres dont j’ai déjà chargé ma petite valise :D
Cheers,
Linda
Marie
6 mai 2026
Bonjour Linda,
Merci d’avoir partagé cette association d’idées à propos du mot « prophylactique ». Je ne connaissais pas la pièce Knock ou le Triomphe de la médecine (même si j’avais déjà entendu l’expression « Est-ce que ça vous chatouille, ou est-ce que ça vous gratouille ? »), mais tu m’as donné envie de la lire.
Pour le thé, je l’ai trouvé chez Sainsbury’s, dans un paquet « Black Tea discovery collection » avec plein de chai, dont le Gingerbread Spice. Le Creamy Vanilla est divin aussi. Je recommande aussi le paquet avec les différents Earl Grey !
Linda
10 mai 2026
Ah merci, j’irai faire un tour à Sainsbury alors ^^ L’Earl Grey c’est la vie! (et tomber sur du mauvais Earl Grey = pire chose)
Marie
10 mai 2026
Oui ! Je crois quand même que je préfère le mauvais Earl Grey au Lipton Yellow ou à tout autre breakfast tea de base.
L'ourse bibliophile
4 mai 2026
Je ne me sens pas de lire des essais en anglais, mais ce que tu dis de la « scarcity » me parle beaucoup, donc merci pour le partage. Et la réflexion sur les représentations idéalisées de la nature aussi : j’avoue que je n’y avais pas songé…
Je note le podcast de Rokhaya Diallo et je n’arrête pas de voir des photos sur le Parc botanique de Haute-Bretagne (c’est un complot pour me faire regretter d’avoir vécu pas si loin sans en connaître l’existence ? ^^)
Marie
5 mai 2026
Salut L’ourse, merci pour tes commentaires récents, c’est une joie de te lire !
Ce livre-là de Brené Brown a été traduit en français, sous le titre Le pouvoir de la vulnérabilité, si jamais.
Concernant le Parc de Haute-Bretagne, désolée de provoquer des regrets en toi… Mais, il y a deux bonnes nouvelles : tu pourras y aller plus tard, et il y a forcément d’autres choses superbes à découvrir tout près de chez toi. J’ai longtemps vécu sans visiter aucun jardin, c’était même un impensé ; alors que maintenant, c’est l’un de mes plus grands plaisirs dans la vie. La vie est pleine de surprises.
L'ourse bibliophile
5 mai 2026
Merci pour l’info concernant la traduction !
En vérité, je pense que c’est ça le truc : pendant les deux années où j’ai vécu non loin de Rennes, je n’étais pas très intéressée par les jardins et les plantes, donc j’avais peut-être vu le nom sans m’y arrêter. Mais comme tu dis, on change et à présent j’aime beaucoup ça !
Ecklipse
3 mai 2026
Bonsoir déesse de l’Astre Pourpre, tu vas me rendre jaloux à aller sans cesse en Angleterre (dit-il sans aucune vergogne alors qu’il n’a toujours pas fait refaire son passeport). Londres me manque…
Une tartine qui croustille sous la dent, merci pour les découvertes.
Pour mes antidépresseurs perso, l’intégrale de Buffy est dispo depuis peu sur M6+ (Faith et Anya à jamais dans mon cœur) même si je ne doute pas que tu la possèdes déjà sous un autre format). Rencontrer Lydie Salvayre , une dame adorable qui a cependant la manie d’écrire des œuvres qui me touchent beaucoup trop personnellement, fut une chouette expérience (si tu ne connais pas je te conseille 7 Femmes, ce sont des portraits de femmes qui l’ont marquée).
A bientôt pour de nouvelles aventures entre deux éclipses…
Marie
5 mai 2026
Team croustillance 🤝
London calling, je connais ça… On s’en languit vite. J’ai eu l’impression de revivre en retrouvant cette satanée ville l’an dernier, après 5 ans sans. Je te souhaite de pouvoir y retourner bientôt ! Elle ne déçoit jamais (par contre, elle fatigue – ou alors c’est moi qui ai pris un coup dans l’aile, possible aussi).
Merci pour tes recos concernant Lydie Salvayre et l’intégrale de Buffy. Ça fait 6 ans que je n’ai pas tout revisionné, ça commence à me chatouiller sévère. Mais d’abord, je dois terminer X Files.
Jennifer
30 avril 2026
Je suis si contente de voir un nouveau post « Journal »! À chaque passage sur ton blog, j’espère en retrouver un et là c’est le cas. Une vraie fraicheur entre apprentissage, douceur et art. Merci, comme toujours pour ce doux moment.
Marie
1er mai 2026
Merci beaucoup pour ce message tout aussi doux, Jennifer ! Je suis heureuse que tu trouves un refuge frais et cosy sur cette micro planète en pleine végétalisation.
Judith
28 avril 2026
C’est toujours un tel plaisir de te lire Marie !
Cette phrase m’a particulièrement interpelée, car pour ma part (et malgré mon côté dark 🦇😂) je suis teeellement sensible aux « représentations bucoliques ou idylliques » (parfois j’ai même l’impression de les traverser dans la vraie vie, surtout en ce moment, au printemps)… Mais c’est vrai qu’en effet ces visions peuvent aussi nourrir un imaginaire réac’, voire carrément facho. Sans compter le fait que dans la nature il existe aussi une intense violence qu’on oublie facilement, et qu’il peut être intéressant d’adresser dans nos représentations.
Et pour autant, comme pour le mot « folk », je ne voudrais pas que les programmes réactionnaires aient le monopole des représentations de nature idyllique 😁
Bref, merci pour le grain à moudre comme toujours ! Et je vais aller explorer le travail de Maya Chessman, qui a l’air génial 👀
Marie
29 avril 2026
Merci beaucoup Judith ! Ça me fait plaisir de lire tes impressions et réflexions. Je suis moi aussi très sensible aux représentations bucoliques et idylliques, un peu hors du monde.
C’est peut-être pour ça que la réflexion de Maya Chessman gratte quelque chose d’aussi inconfortable, même si j’ai le sentiment qu’elle est juste.
Je m’en rends compte chaque jour, en consultant les médias de masse : il y a une vision réac’ qui oppose le « c’était mieux avant », une vision nostalgique et idyllique du passé, avec parfois même un appel à la tradition et à la « sagesse populaire » de nos bonnes vieilles campagnes, par opposition à un « ensauvagement » supposé, qui serait provoqué par l’immigation (le bruit et l’odeur de Chirac ne sont pas loin).
Même au sein des musiques sombres, une imagerie bucolique et une atmosphère tranquille peuvent être utilisées par des groupes ouvertement fascistes (Burzum est le premier nom qui me vient, cf. la pochette de l’album Filosofem).
Je te rejoins, ne laissons pas les fachos s’approprier des représentations idylliques de la nature, ni aucune autre ! Maintenant, je pense qu’au-delà des images et des œuvres picturales elles-mêmes, beaucoup de choses se jouent dans le discours qui les accompagne.
Pour moi, en tant qu’artiste, c’est encore plus important aujourd’hui de clarifier ma démarche et ma réflexion sur ces sujets. Je conçois l’art comme éminemment politique. Ne rien dire, ne pas s’opposer, chercher le consensus avec les fafs, c’est la mort – j’écris ça en repensant cette petite bande-dessinée croisée hier sur le compte Bluesky de Nathalie Vessillier.
Judith
29 avril 2026
Oui je suis complètement d’accord avec toi, merci pour tes partages.
L’art est politique en effet, et c’est primordial de réfléchir son discours et d’expliciter sa démarche – quelle que soit la production finale.
Ce sont des questions qui tournent beaucoup pour moi car j’ai, depuis toujours, de la peine à trouver mon équilibre entre un engagement fort et assumé pour les convictions qui sont les miennes, et ma personnalité (je suis notamment de nature extrêmement calme et j’ai *très* peur du conflit… donc j’avoue que je me questionne régulièrement sur ma place dans la révolution 😂).
Ça me fait penser à cette courte vidéo, qui m’avait beaucoup parlé.
En tout cas tout cela m’encourage à me poser pour continuer de réfléchir à mon positionnement d’artiste 👩🏻🎨
(Et puis, heureusement en réponse à Burzum il y a aussi Myrkur avec l’album Folksange 🌳)
Marie
1er mai 2026
J’aime bien l’idée que la gentillesse, c’est punk ❤︎
Minuit
28 avril 2026
J’adore que tu dessines les sirènes avec 4 yeux ! Je trouve que ça les rend encore plus dangereuses et ça accentue leur caractéristique de créature aquatique et non de femme super bien gaulée qui ont juste une queue de poisson.
J’adore lire tes parties « antidotes » à tes fins d’articles, je crois que c’est parce que j’y trouve un réconfort familier =)
Marie
29 avril 2026
Ah, je suis contente que les antidotes t’apportent du réconfort ! Moi aussi, j’y suis très attachée, d’ailleurs j’en écris au quotidien dans mon bujo, pour me souvenir de ce qui aura égayé ma vie à un instant t (plus signifiant qu’une simple liste de tâches…).
C’est chouette que les quatre yeux t’aient… hum… tapé dans l’œil. Ton analyse sur la monstruosité des sirènes me parle beaucoup, même si je ne l’avais pas conceptualisé moi-même comme ça.
Je me suis inspirée d’une sculpture croisée au Musée Dobrée, à Nantes (j’ai oublié de photographier le cartel hélas, aussi je ne saurai pas te dire de quelle époque ça date ni d’où ça vient…).
Linda
10 mai 2026
J’espère que la suggestion n’est pas malvenue, mais il est possible de rechercher l’image avec un certain moteur de recherche omniprésent :) Je ne sais pas si d’autres navigateurs ont ce système de recherche par image.
Marie
10 mai 2026
De quelle image tu parles, Linda ? J’ai perdu le fil !
Linda
10 mai 2026
Pardon je répondais à ton échange avec l’Ourse bibliophile et la photo du musée Dobrée, je ne sais pas ce que j’ai fabriqué pour que ma réponse atterrisse là!
Marie
10 mai 2026
Aaah ! Double merci, je comprends mieux : j’ai rattaché ton commentaire à l’échange avec Minuit, ET j’ai trouvé la description de l’œuvre grâce à ta méthode (je la connaissais, mais je n’y avais pas pensé).
Ambre
27 avril 2026
J’aime toujours autant te lire et cliquer sur plein de liens intéressants, ça manquait ^^ J’en profite pour te remercier de la découverte de « Complete Mountain Almanach » qui était dans ton mail (et pour te dire aussi, que j’aime beaucoup ces petits ajouts qui sont dans ces mails).
Marie
28 avril 2026
Ah super ! Merci Ambre, ton retour me fait super plaisir. Je suis contente que tu apprécies les petites pépites que je partage dans ma newsletter.
Si tu aimes Complete Mountain Almanach, tu aimeras peut-être les albums solo de Rebekka Karijord, par exemple son tout premier, mon préféré : The Noble Art of Letting Go.
Ambre
2 mai 2026
Oh oui je confirme, j’adore. Encore une découverte, merci :D
Pauline
27 avril 2026
Trop contente de rattraper mon retard sur mon flux RSS en te lisant. Ca me parle beaucoup ce que tu rapportes de Brené Brown !
Marie
28 avril 2026
Yay, merci Pauline ! J’ai un peu du mal à accrocher au style d’écriture de Brené Brown, mais le fond est intéressant. Elle revient encore et encore dans ce que je lis et écoute par ailleurs, et je suis motivée à lire ses livres pour comprendre pourquoi elle a une telle influence.
Johanna
25 avril 2026
Merci ! C’était ma lecture agréable entre le TGV qui me ramène de Grenoble et mon RER. Je scrollais encore en detestant ce que j’étais en train de faire (Instagram se merdifie chaque jour un peu plus, maintenant ils imposent le son, je me sens envahie dans ma bulle). Trouver quelque chose de « frais » dans mon flux RSS m’a fait un bien fou. Merci.
J’aime bien ce format. Tu partages des bribes bien suffisantes pour que cela constitue un « pas de coté » nourrissant pour moi comme lectrice, hors des sentiers de lectures et de consommations culturelles que je fréquente moi même.
Marie
26 avril 2026
C’est chouette d’avoir ton retour sur ce format hybride, Joh, merci ! Je suis super touchée que tu trouves refuges ici face à la merdification du net.
Comme toi, je *déteste* qu’Instagram force le son. J’ai beau garder mon téléphone sur silence la plupart du temps, et garder le volume très bas, il y a toujours un moment où le son des reels sont diffusés très fort. 😑
Tu dis que tu te sens , mais je crois que c’est précisément l’effet recherché : t’envahir, te surmener, te faire suffoquer, faire en sorte que tu n’aies plus un neurone disponible pour penser à autre chose qu’à scroller et à consommer.