Voici enfin la seconde partie de mon bilan créatif 2022. J’inclus dedans ce que j’ai fait en janvier et en février 2023 aussi, tant que j’y suis.

Aquarelle

J’ai peint mon aquarelle « Cottage Witch » pour illustrer un billet secret réservé à l’Antichambre. Antichambre à laquelle je vous invite à nouveau très chaleureusement à vous abonner, car c’est là que je publierai mon prochain billet (qui parlera de tatouage et du Pays de Galles #spoiler).

Portrait à l’aquarelle

En 2020, Raphaëla Icguane m’avait demandé un portrait d’elle, après avoir vu le portrait de Tess Holliday que j’avais peint. Je suis heureuse de vous dévoiler enfin le résultat de ce projet !

Raphaëla m’avait envoyé plusieurs photos d’elle, prises par La Fille Renne, parmi lesquelles j’ai pu choisir.

J’ai ensuite peint le portrait à l’aquarelle en utilisant du rose fluo, du violet et différents bleus, dont le bleu outremer (mon bae pour la vie).

J’ai aussi aimé conserver le vide du papier au niveau du t-shirt (jouer davantage avec le vide est quelque chose que j’aimerais développer sur d’autres projets, d’ailleurs).

Projet en cours à l’aquarelle.

J’aime énormément dessiner et peindre des portraits ! Pour l’instant, je n’accepte pas d’autre projet de commande, faute de temps, mais c’est peut-être quelque chose que je proposerai à l’avenir ?

Illustrer de la musique, face B

Grand progrès au second semestre 2022 : réussir à dessiner chaque mois. YES !!

Souvent, ce n’est pas l’envie qui me manque, mais un prétexte assez bon pour voler du temps de création et de détente aux différentes corvées qui avalent ma vie.

Le prétexte qui fonctionne pour moi, ce sont les illustrations musicales. Chaque mois, j’illustre en effet la dernière née de mes playlists Spotify, ce qui me ravit, étant donné que la musique m’inspire plus que tout au monde.

En 2022, les illustrations de mes playlists faisaient la part belle aux crânes, dans la lignée de mes vieux Post Mortem.

En 2023, pour l’instant, il n’y a pas de thème particulier, mais ça me manque un peu. Si vous avez une suggestion, n’hésitez pas à me le dire en commentaire !

En attendant, je continue à étudier les motifs décoratifs bretons et à les apprivoiser.

Tiens, je n’avais pas réalisé que les petits motifs en haut à gauche et à droite du dessin Kuchisake Onna faisaient penser à une tête de morse……… Quelle réussite ! 🙃 Can’t unsee it.

Linogravure

Venons-en maintenant au temps fort de ce bilan créatif 2022 : la linogravure !

Par le passé, j’avais déjà fait quelques essais décevants, suivis d’une expérience un peu plus réussie avec la gravure sur Tetra Pak.

Aujourd’hui, je suis motivée comme jaja pour poursuivre la linogravure, en particulier sur des formats de plus en plus grands, surtout maintenant que j’ai en ma possession deux magnifiques presses format A3.

Kali

Le premier projet lino de 2022 a été cette gravure de la déesse hindoue Kali, une figure puissante, et même terrifiante, qui m’inspire depuis de nombreuses années.

Gravure Kali

Le motif de cette gravure provient d’une aquarelle indienne du XIXe siècle, découverte dans le livre All good things de Stephen Ellcock.

Je ne me suis pas facilité la tâche, étant donné qu’il y avait plein de tout pitits détails bien relous à graver, alors que j’avais choisi une plaque de gomme format A6. Quelle idée brillante, quand on débute en linogravure, que de graver de toutes petites choses sur un tout petit format, dites donc ! 🤡

La gravure terminée, je l’ai imprimée sur des des dégradés pastel à l’aquarelle. C’est une technique délicate, mais dont le résultat est épatant, que j’avais envie d’essayer depuis un bail.

C’est avec cette gravure Kali que j’ai illustré ma sélection de liens cool en février 2022.

Mari Lwyd

2022 a aussi marqué le retour de Mari Lwyd, cette étrange bestiole issue du folklore gallois. Cette jument des enfers est en quelque sorte devenue notre symbole, à Miss Pakotill et à moi : en effet, Mari Lwyd a été le thème de notre tout premier crafternoon.

L’été dernier, nous avons eu l’idée de décorer les enveloppes contenant notre zine féministe illustré. L’idée de créer une gravure dont on pourrait orner chaque enveloppe s’est vite imposée.

J’ai donc dessiné Mari Lwyd ; quant à Rozenn, elle a décoré l’ensemble avec des feuilles, des étoiles, des points, des lunes et un cœur. J’ai ensuite gravé le tout, sauf le cœur, car il aurait été coupé sur certains modèles d’enveloppes.

Je trouve ça intéressant d’embellir une enveloppe : ça redonne ses lettres de noblesse à un élément de papeterie qui, d’ordinaire, finit à la poubelle comme une vieille chaussette trouée… Nos enveloppes décorées ont-elles connu le même sort ? Mystère.

Note : vous pouvez télécharger notre zine PDF gratuitement, il y a aussi une version accessible au format Word.

Carte de vœux en linogravure

Le gros, gros projet de fin d’année, ça a été la création de nouvelles cartes (et carnets) de vœux, moins pour « célébrer » 2023 que pour envoyer de la force à mes proches et adelphes.

Pour 2023, j’ai conçu une carte de vœux/un carnet de vœux qui fleure bon l’encre, et dont les imperfections rendent chaque exemplaire unique.

J’ai d’ailleurs numéroté chaque création pour donner à voir le volume fabriqué et rendre plus perceptible encore le caractère personnel de chaque carte.

Le réaménagement de mon atelier et l’installation d’un second bureau dédié à la gravure a bien facilité les choses. Une belle planche en bois à 30 € au magasin de bricolage, deux trépieds réglables, un coup de scie sauteuse pour arrondir les coins externes de chaque planche, on adoucit ça avec du papier de verre, et zou !

Détails de la carte de vœux

Pour cette carte/carnet de vœux, j’ai créé non pas une, mais deux linogravures (pourquoi faire simple ?…).

J’ai pensé la carte comme une véritable carte à jouer, recto verso, ni ange, mi-harpie.

J’ai rempli certains coins à l’aide de 4 petits tampons. Ceux-ci forment les lettres 2 et 3 en chiffres romains, et sont accompagnés de symboles lunemauviens : un œil, deux lunes et un triangle.

Ces cartes de vœux ont aussi donné naissance à mon premier monogramme : les lettres « LLM », pour « La Lune Mauve », encadrées par un croissant de lune, imprimé de préférence en mauve.

D’ordinaire, créer des logos ne m’amuse pas, mais là, ça a été bouclé en 15 minutes. Simple et efficace.

Impression de la gravure

Pour imprimer les cartes, j’ai utilisé ma presse FOME 3621, mais le résultat n’a pas du tout été à la hauteur de mes espérances.

Avec naïveté, je pensais qu’utiliser une presse taille-douce bas de gamme serait plus précis et simple qu’une machine à pâtes classique, sauf que, AHAH, non.

Ne manquez pas mon billet dédié aux problèmes que j’ai rencontrés et aux solutions que j’ai essayées pour en venir à bout : Imprimer une linogravure avec la presse taille-douce FOME 3621.

(Oui, ça méritait un billet dédié… Ce qui vous donne déjà une idée du nombre de problèmes concernés.)

TL;DR : pour les papiers les plus lisses et pour les carnets, la presse FOME ne convient pas du tout. J’ai donc opté pour une impression à la cuillère (voir un exemple sur YouTube).

Enfin, concernant les pôtits tampons et le monogramme, je les ai tamponnés à la main sur le papier, sans outil particulier.

L’impression aura été la partie la plus longue, la plus frustrante et la plus pénible de tout ce projet. Chaque année, créer une carte de vœux en plusieurs dizaines d’exemplaires est autant un défi qu’une corvée ; mais, cette fois-ci, la corvée a largement gagné la course. Peut-être que chacune de ces cartes, créée et fabriquée avec patience et amitié, est une écaille de plus ajoutée à ma cuirasse d’artiste ?

#relou

Au total, j’ai imprimé 55 cartes et 19 carnets recto verso, soit 148 impressions réussies, auxquelles il faut ajouter des dizaines et des dizaines de tirages ratés.

Cela m’a bien sûr pris un temps considérable : plusieurs week-ends non-stop et de nombreux matins.

Si j’ai pu utiliser plusieurs papiers que j’avais en stock, m’évitant une dépense supplémentaire, les carnets, les timbres et les envois ont en revanche représenté un budget à 3 chiffres

J’ai aussi passé pas mal de temps sur la marbrure du papier, mais sans utiliser de la mousse à raser qui pue le vieux mec, cette fois.

Bilan

Pour frustrante qu’ait été la fabrication de ces cartes et carnets, le bilan est quand même positif :

  • j’ai appris plein de choses sur la linogravure, l’impression avec une presse, l’impression à la cuiller, le papier, la marbrure et le mélange des encres ;
  • les partages de ces créations sur les réseaux sociaux ont certes été rares (😔), mais les partages qui ont eu lieu ont été vraiment très enthousiastes et soignés ;
  • j’ai reçu plein de messages adorables à propos des cartes et carnets, ce qui a atténué un peu le « meh » initial dû aux partages timides ;
  • plusieurs personnes ont encadré ma gravure et l’exposent sur leurs murs 😱. Vous pouvez notamment la voir exposée sur les murs du salon de tatouage Les Gorgones, à Paris, grâce à Nine. Merci à ces personnes, c’est un immense honneur !

Voici quelques-uns des partages sur Instagram :

Je les inclus dans ce billet, car on se rend mieux compte de la matérialité de mes créations lorsqu’elles sont vues par les yeux d’autrui, par rapport à mes propres photos. Et puis, je ne vais pas mentir, ça me fait du BIEN au moral de relire tout ça !

J’en profite pour vous remercier à nouveau, vous qui soutenez mon travail au fil du temps, qui parlez de mon blog autour de vous, qui partagez mes billets et mes posts, qui m’écrivez et réagissez à ce que je publie, etc. Cela compte bien plus que ce que vous pouvez imaginer !

Pour terminer, je ne résiste pas au plaisir d’afficher mes cartes de vœux précédentes. Je suis fière, mais aussi soulagée, que tous ces projets — petits pour vous, titanesques pour votre dévouée — soient derrière moi !

Pochettes d’autocollants lunemauviens

J’en profite pour vous montrer les pochettes translucides à pois blancs que j’ai achetées sur Etsy pour ranger les autocollants que j’ai illustrés et offerts par dizaines. Très satisfaisant/100 !

Mon stock d’autocollants étant presque épuisé, j’aimerais en créer des nouveaux cette année, notamment avec StickerApp, qui propose des matériaux sympas (papier miroir ou holographique, notamment) et chez MOO, la valeur sûre.

⚠️ En revanche, j’ai décidé de ne plus utiliser StickerMule, pour cette raison (un autre tweet à ce sujet, et encore un autre). (Ah et encore une preuve que StickerMule soutient Trump.)

Atelier teinture végétale

Pour terminer ce bilan créatif, je tiens à dire un mot sur l’atelier d’initiation à la teinture végétale auquel j’ai participé peu avant Noël.

Cet atelier était animé par Jodie Camus, designer textile, et a eu lieu au Musée Eugène Aulnette du Sel-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine).

Fibres cellulosiques, mordants ferreux, upcycling de tissus, vergerette, garance, pelures d’oignon, fanes de carotte, bois de campêche… J’ai adoré découvrir cet univers, même si je suis ressortie de là avec l’impression que ça demande une sacrée logistique : pas mal de matériel, de place, de temps et d’essais.

Ce qui m’a le plus époustouflée : la sérigraphie faite avec de la pâte végétale faite maison. Incroyable !

Bon point aussi : cet atelier était gratuit, organisé par la communauté de communes. Merci le service public. 

Livres sur la teinture végétale

Dans ma wishlist, deux livres de référence consacrés à la teinture végétale, édités par Belin :

Guide des teintures naturelles. Plantes à fleurs de Marie Marquet, préfacée par Dominique Cardon

Les plantes tinctoriales sont triées par couleur obtenue. 🤩

Guide des teintures naturelles. Champignons et lichens de Marie Marquet et Caroline Paliard

Perspectives créatives pour 2023

En 2023, bien sûr, je vais continuer à illustrer mes billets de blog et mes playlists avec moult illustrations et gravures.

En coulisses, je travaille aussi sur un gros projet personnel, qui mêle différentes techniques artistiques. Cela va continuer à m’occuper un long moment, et je vous en reparlerai le moment venu.

Parmi les techniques créatives que j’aimerais essayer cette année, il y a la création de papier recyclé. Et, pourquoi pas, les éco-prints ! À condition de trouver de vieilles marmites bon marché en brocante.

Retraite créative

Je prévois aussi de m’isoler une semaine quelque part en France, façon « retraite créative ». Je sens que j’ai besoin de sortir de mon environnement domestique pour « débloquer » ou « activer » quelque chose.

Retourner, sinon à l’état sauvage, du moins à une véritable solitude ; ne plus être ni une femme, ni une partenaire, mais simplement une personne qui crée et qui (sur)vit grâce à ça.

Palette humide

Palette humide de la marque Mijello, et deux petites aquarelles.

Ateliers, cours du soir, crafternoons

Pour vitale que soit, pour moi, la solitude, elle me pèse aussi parfois. Je ressens un besoin de plus en plus grand de me mêler à d’autres personnes créatives.

C’est dans cette optique que je me suis inscrite, sur un coup de tête, à un atelier sérigraphie à Rennes, pour apprendre quelque chose tout en faisant de nouvelles rencontres.

J’aimerais aussi reprendre des cours du soir à l’école des beaux-arts à la rentrée, en gravure idéalement.

Par ailleurs, j’ai l’intention de poursuivre les crafternoons, que ce soit en présentiel ou à distance. Créer à plusieurs est très stimulant, même si on crée des choses différentes. C’est aussi une façon de tisser du lien et de nourrir des amitiés, grâce à l’art et à la création.

Foire aux questions

Comme vous me posez de plus en plus de questions sur mon matériel artistique, et que j’adore ça, je prévois de publier sur mon blog un billet dédié pour chaque problématique, façon « foire aux questions ».

Parmi les premiers thèmes auxquels je pense, il y a :

  • le papier et les carnets pour aquarelle ;
  • le crayon bleu inactinique ;
  • l’encre blanche ;
  • le matériel de base pour débuter l’aquarelle.
Recherches de couleurs dans les tons roses et violets (étonnant !).

Vous me posez aussi souvent des questions sur mon processus créatif et mes projets, et, de ça aussi, j’ai envie de vous parler davantage. Par exemple :

  • comment je trouve et concrétise des idées ;
  • quelle est ma routine créative ;
  • comment je trouve de la motivation ;
  • si j’envisage la vente de mes créations.

Je ferai de mon mieux pour vous répondre au fur et à mesure.

Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à me les poser en commentaires ! Ça alimentera ma pile de billets et de posts à écrire.

Étincelle

J’espère que ce bilan créatif aura fait s’agiter votre propre étincelle. Quels sont vos propres projets créatifs pour 2023 ? Quelle technique artistique aimeriez-vous apprendre, ou mieux maîtriser ?

En attendant mon prochain billet, retrouvez la première partie de ce bilan 2022, ainsi que tous mes bilans créatifs précédents. Voici les trois derniers :

Quand je ne blogue pas et que je ne suis pas occupée à imprimer des gravures avec mes deux mains gauches, je suis active sur Instagram : en ce moment, j’y publie des making of créatifs complémentaires.

Sur ce !

Marie

Déjà 38 commentaires

  1. Pimprenelle

    16 mars 2023

    Un bilan créatif ! *pâmoison et extase*

    Je suis fascinée par le trait du nez du portrait de Raphaëla Icguane, enfin tout le visage, mais la perfection du trait du nez me frappe. Et puis comme toujours, le cadre, les finitions, l’attention à tous les détails « autour » de l’oeuvre, merveille. Ca se voit encore plus sur tout le projet des cartes de voeux où on sent que tu t’es déployée à 2000 %.

    L’impression que je garde de la lecture, c’est que tu as… tellement créé, partout, de tout, sous toutes les formes. Sur les photos, on voit l’impression d’une enveloppe avec un dessin à côté d’un sticker à côté d’un autre dessin, de tes couleurs, de tes brouillons, de tes croquis, ça donne un sentiment d’unité éblouissant. (et j’aime cette Hedwige qui surveille toute la manoeuvre)

    J’abonde dans le sens des commentaires ci-dessus : ça donne envie de te commander un portrait et d’organiser des résidences créatives !

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    1. Hé bien merci beaucoup, Pimprenelle, pour tes compliments et ta gentillesse ! Ça me fait vraiment super plaisir de percevoir par tes yeux que ce que je bricole semble à peu près cohérent, car j’ai beaucoup de mal à m’en rendre compte ; pour ma part, j’ai l’impression de toucher à tout, comme un chien dans un jeu de quille, sans réel objectif ni message.

      L’exercice du portrait n’est pas évident, d’ailleurs j’ai pas mal procrastiné avant de m’y mettre, car j’avais trop peur de rater et de ne pas pouvoir proposer quelque chose qui soit assez digne des portraits photographiques de Raphaëla. Si ma peinture a pu transmettre ne serait-ce qu’une fraction de sa beauté singulière, j’en suis la plus heureuse.

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  2. Sur le portrait de Raphaëla Icguane, le travail des couleurs dans les cheveux est fantastique.

    La tête de morse 🥰

    Je le redis, quel honneur de recevoir ta carte dans ma boîte aux lettres ! Je reste admirative du geste, surtout quand on voit le travail que ça t’a demandé.

    La lecture de l’article de Diglee sur sa retraite créative dans un monastère m’avait laissé une très forte impression, c’est une expérience qui est sur ma bucket list depuis. (Je pense que c’est toi qui l’avait partagé ici d’ailleurs ?)

    Te voir parler de cours du soir et autres stages consacrés à des techniques diverses me donne envie de regarder si il n’existe pas des choses du genre dans mon coin. En plus j’ai un réseau social plutôt restreint depuis que j’ai déménagé, ça fait rêver de s’entourer de personnes partageant cette sensibilité.

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    1. La tête de morse 🥰

      J’espérais secrètement qu’une personne de goût dirait un mot à ce sujet, ahah !

      La lecture de l’article de Diglee sur sa retraite créative dans un monastère m’avait laissé une très forte impression, c’est une expérience qui est sur ma bucket list depuis. (Je pense que c’est toi qui l’avait partagé ici d’ailleurs ?)

      J’en avais en effet parlé dans ma revue de web de février 2020. Ce qu’avait partagé Diglee à ce sujet, y compris dans ses stories, m’a aussi profondément marquée, et a contribué à faire germer cette graine abritant autant une envie de solitude intense, qu’un goût pour l’inconnu (et les éventuelles rencontres que cela peut parfois permettre de faire).

      Une fois n’est pas coutume, les partages inspirants de Diglee ont fait des émules, et il n’est pas rare d’y croiser ses lecteurices à l’abbaye de Rhuys. Mais il y a sans doute plein d’autres endroits où aller pour se confronter à la mer (ou à la nature, quelle que soit la façon dont elle se manifeste) et broder/dessiner/écrire/ce qu’on veut.

      J’observe par ailleurs un regain d’offres commerciales autour des retraites créatives ou « résidences » artistiques et littéraires. J’y jette souvent un œil, des étoiles dans les yeux, mais cela m’apparaît très cher (850€ pour 4 nuits chez Parenthèses par exemple), et donc assez excluant…

      Plus proche de toi, et à des tarifs plus abordables, il y a peut-être des cours pour adultes dans une école d’art (si elle est publique, il y a souvent des aides financières, en fonction de tes revenus), une MJC, ou dans d’autres structures associatives.

      De mon côté, au début, j’étais trop timide pour faire ce type de démarche. Je me suis rabattue sur Instagram, où je suivais depuis un moment une certaine Miss Pakotill, qui était sur Rennes et créait plein de choses ultra chouettes. J’ai pris contact, on a fait un premier crafternoon, …et tu connais la suite !

      J’espère que tu trouveras une formule qui te plaît près de chez toi ! Sinon, on peut faire un crafternoon en visio, mais il manquera les petits gâteaux…

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  3. J’ai trouvé ce billet vraiment très intéressant. Je ne crée pas, ne dessine pas mais j’ai trouvé que ton billet est vraiment prenant même quand on y connaît pas grand chose.

    J’aime vraiment beaucoup tes créations, j’ai le zine féministe fait avec Miss Pakotill, je l’ai encadré sur la partie dessinée.

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    1. Savoir que tu as encadré notre dessin peint nous apporte énormément de joie ! Merci beaucoup Elfya, quel honneur !

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  4. J’aime vraiment lire ton processus de création, et la constance que tu mets à avoir ces moments de production, c’est vraiment inspirant !

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    1. Merci beaucoup Laura ! 🥰

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  5. J’attends avec impatience ton post sur les solutions à tes déboires, parce que bien qu’ayant déjà deux linos faits, je n’ai pas encore tenté les impressions, ça m’évitera peut-être de redécouvrir ce que tu as vécu :p

    En tout cas c’est génial d’avoir eu la place de mettre un deuxième bureau dédié à l’impression, parce que ça doit fluidifier grandement les choses – tout bouger et nettoyer à chaque fois qu’on veux imprimer/monotyper un truc (sans même parler des papiers qui sèchent), c’est un peu galère.

    Quant aux presses, va falloir que je m’en fasse une un jour, parce que j’en suis au rouleau à patisserie/main/cuillère mais ce n’est pas ultime… reste le problème de la stocker quelque part après, ceci dit :p

    Noté pour stickermule, merci de faire passer l’info.

    Dans les trucs sympa à tester, j’ai découvert que les lingettes anti-décoloration faisaient de très bonnes surface d’impression, en plus d’avoir un grain assez agréable (et sans surprise, avec de la teinture pour tissu ça donne de jolies couleurs bien marquées). Et j’ai testé de faire du papier avec des peluches récupérées dans le filtre du sèche-linge, pas facile à utiliser (l’encre colle, je ne sais toujours pas si faut que je le mouille ou pas du tout), mais ça donne des textures intéressantes. Je me demande si je devrais te parler de trucs à tester, si ça t’intéresses et que tu n’as pas déjà testé ça risque de surcharger ta liste de trucs à tester…

    J’adore le dessin de la partie « ateliers, cours du soir, crafternoons ».

    La retraite créative, j’aurais du mal tel quel parce que trop de matériel à transporter, mais c’est vrai que en vacances, avec peu de choses, ça me fait travailler d’autres domaines (dessin par exemple) que j’aime mais pratique peu (en fait, je sais même pas vraiment si j’aime, ou j’aime pas, ou j’aime mais j’ai trop l’impression d’être nul.le, ou je sais pas quoi – mais quoi qu’il en soit c’est intéressant de changer de temps en temps).

    Et pour finir merci pour tes posts, toujours très intéressants à lire, et une bouffée rafraîchissante :)

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    1. Coucou ! Avant que je n’oublie, voici mon billet sur la presse des enfers : Imprimer une linogravure avec la presse taille-douce FOME 3621.

      C’est clair qu’il faut stocker ses presses ; après, il en existe de toutes tailles (Woodzilla en fait au format A5 par exemple, toutes mignonnes !), et puis si c’est un outil dont tu te sers souvent, ça trouvera naturellement sa place dans ton espace de travail.

      Je note l’astuce des lingettes, quelle drôle d’idée (que j’adore, bien évidemment). Je testerai ! Intéressant aussi ton retour sur les peluches du sèche-linge, tu es peut-être sur le point de faire une découverte incroyable, ahah ! (Et ouiii, par pitié, continue de me parler de tes expérimentations artistiques !)

      La retraite créative, j’aurais du mal tel quel parce que trop de matériel à transporter, mais c’est vrai que en vacances, avec peu de choses, ça me fait travailler d’autres domaines (dessin par exemple) que j’aime mais pratique peu (en fait, je sais même pas vraiment si j’aime, ou j’aime pas, ou j’aime mais j’ai trop l’impression d’être nul.le, ou je sais pas quoi – mais quoi qu’il en soit c’est intéressant de changer de temps en temps).

      Ahlala, oui, je reconnais bien là les peurs qui s’expriment à l’idée de devoir chambouler ses habitudes… j’ai les mêmes. Pour ce qui est du matériel à emporter, c’est une contrainte, oui, mais des limites naissent parfois de la créativité. Je suis convaincue par le « paradoxe du choix » (concept que j’avais découvert lors de cette conférence) : plus on a de choix, plus on a du mal à choisir. Alors peut-être que se limiter – ce qui est très différent que de subir des limites de la part d’autrui ou du système, ça va sans dire… –, de temps en temps, même sur une courte période, ça aide à explorer de nouvelles choses. J’aime bien cette vidéo de Cy, elle en parle très bien !

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  6. Toujours impressionnée par toutes les cartes de voeux que tu crées chaque année, elles sont superbes et le travail que ça représente me sidère. J’aime toujours ton style et ton trait, mais certaines de tes illustrations sont juste sublimes. Je suis en amour devant le Machéron et le bouffon flûtiste squelettique, ils sont magnifiques et tellement évocateurs…

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    1. Merci beaucoup, chère Ourse, ça me touche très sincèrement !

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  7. C’est toujours un vrai plaisir que de te lire ! Encore mille mercis pour la lino <3 Et pour le fanzine qui lui aussi a trouvé sa place au shop ! Cette année je me suis lancée dans des masques en papier mâché, j'essaie de recréer des figures du film Midsommar qui m'ont marquée ! Ca change du support plat, c'est un chouette challenge, et j'ai hâte de voir le résultat. :)

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    1. Ooh des masques en papier mâché, inspirés de Midsommar ? Quel teasing ! J’ai hâte de les découvrir, j’aime déjà beaucoup ta biquette.

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  8. Alors moi j’ai posé ta lino de bonne année sur mon bureau, juste à côté de la photo de mon arrière-grand-mère et je trouve que les deux se plaisent bien ensemble ! J’ai aussi conservé l’enveloppe (qui est incroyable) et que j’ai collée dans mon journal (intime n’est pas vraiment le mot mais je n’ai pas envie que quelqu’un·e d’autre que moi l’ouvre, je dit que c’est un carnet où je pose des trucs.)

    J’aime beaucoup les coulisses de création, c’est peut-être mon côté nerd. Je pense toutefois que c’est un truc de niche, c’est pourquoi on peut avoir l’impression que ça touche moins de monde. En théorie ça devrait pourtant être facilité par les réseaux sociaux mais vu leur modèle économique, on se fait avoir. Et puis on prend moins le temps de voir, écouter et commenter parce que le fonctionnement desdits réseaux va vite. Quand je suis dans les transports en commun ou que je suis dans une situation d’attente, je regarde les gens qui sont sur leur téléphone. Iels en profitent pour regarder des stories sur Insta ou sur TikTok mais iels font défiler les images à la vitesse de l’éclair, les stories ne sont pourtant jamais bien longues. Je remarque aussi que quand quelqu’un·e parle dans ses propres stories et que ça mobilise plusieurs vidéos, les gens abandonnent la lecture très vite. Perso, il m’arrive de céder à la mode des réels sur Instagram, j’ai une idée/envie soudaine et hop, j’en filme un, puis quand je vais voir les statistiques, la moyenne de temps passé dessus est de 4 secondes quand ledit réel en fait 12. Je n’en veux à personne en particulier, ça ne me met pas spécialement en colère, mais ça me pose question, qu’est-ce qui se passe en fait ? Est-ce que les gens ont toujours été peu attentif·ves mais ça se voit davantage avec les réseaux ? Pas bien sûre mais bon, bref.

    En ce qui concerne mon propre bilan créatif, je ne dirais pas que je cherche absolument à avancer en 2023 car je suis davantage dans la globalité mais je souffre d’insatisfaction chronique. J’aimerais avoir un style, un grain, une patte, un truc reconnaissable. Je me sens limitée, j’ai l’impression de chasser le dahu. J’ai des idées de choses à faire mais je manque d’entrain, enfin ce n’est pas lié à ma créativité. J’aimerais bien continuer d’explorer la photographie ancienne et faire carrément des tirages comme au XIXe siècle, je trouve ça passionnant. Oh et puis je crève d’envie d’apprendre le tatouage handpoke, c’est délirant.

    Bref, je dois aussi te dire que je suis obsédée par ton bouffon squelette joueur de flûte. Je le trouve vraiment génial ! Je ne peux pas m’empêcher de le corréler avec le personnage d’un film que j’ai vu au ciné hier soir (c’est Bill dans Eternal Daughter de Joanna Hogg, avec Tilda Swinton, qui sort le 22 mars). Je n’en dis pas plus, si tu veux en savoir davantage tu seras libre de voir le film ou bien de me poser la question si ça te chante :)

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    1. Alors moi j’ai posé ta lino de bonne année sur mon bureau, juste à côté de la photo de mon arrière-grand-mère et je trouve que les deux se plaisent bien ensemble ! J’ai aussi conservé l’enveloppe (qui est incroyable) et que j’ai collée dans mon journal (intime n’est pas vraiment le mot mais je n’ai pas envie que quelqu’un·e d’autre que moi l’ouvre, je dit que c’est un carnet où je pose des trucs.)

      Merci de tout cœur, Lucie, cela m’honore tant de savoir que tu as trouvé un écho entre mes créatures et ton aïeule. Les enveloppes ont eu leur petit succès, oui ! Pas mécontente d’avoir répandu des dizaines de mini arc-en-ciel par monts et par vaux.

      Pas encore vu Eternal Daughter, mais je suis très intriguée !

      J’ai aimé lire ton point de vue sur les usages des réseaux sociaux, et la difficulté de s’inscrire là-dedans quand on est artiste…

      J’aime beaucoup les coulisses de création, c’est peut-être mon côté nerd. Je pense toutefois que c’est un truc de niche, c’est pourquoi on peut avoir l’impression que ça touche moins de monde. (…) Et puis on prend moins le temps de voir, écouter et commenter parce que le fonctionnement desdits réseaux va vite. (…) Quand je suis dans les transports en commun ou que je suis dans une situation d’attente, je regarde les gens qui sont sur leur téléphone. Iels en profitent pour regarder des stories sur Insta ou sur TikTok mais iels font défiler les images à la vitesse de l’éclair, les stories ne sont pourtant jamais bien longues. Je remarque aussi que quand quelqu’un·e parle dans ses propres stories et que ça mobilise plusieurs vidéos, les gens abandonnent la lecture très vite.

      J’en déduis la même chose en observant mes propres usages (j’ai beaucoup de mal avec les vidéos Insta qui me forcent à écouter quelqu’un parler pendant plusieurs vidéos de suite, même si le propos est intéressant ; j’en veux toujours à Insta d’avoir dévoyé son utilisation première – les images inanimées – pour répandre les vidéos et les reels, si pénibles, comme nouvelle condition de visibilité), mais aussi en consultant mes statistiques sur Insta.

      Partageant des « contenus » souvent longs, dédaignant me soumettre au diktat des vidéos, je suis, telle Sisyphe et son rocher, condamnée à ne jamais atteindre le sommet d’une activité conforme – courte, animée, hyperactive – aux règles mouvantes et capricieuses des réseaux sociaux.

      Perso, il m’arrive de céder à la mode des réels sur Instagram, j’ai une idée/envie soudaine et hop, j’en filme un, puis quand je vais voir les statistiques, la moyenne de temps passé dessus est de 4 secondes quand ledit réel en fait 12. Je n’en veux à personne en particulier, ça ne me met pas spécialement en colère, mais ça me pose question, qu’est-ce qui se passe en fait ? Est-ce que les gens ont toujours été peu attentif·ves mais ça se voit davantage avec les réseaux ? Pas bien sûre mais bon, bref.

      Mon hypothèse, c’est que ça dépend beaucoup du contexte de consultation. Une appli comme Instagram est conçue pour nous faire ingurgiter beaucoup de contenus en très peu de temps. En règle générale, ce n’est pas un outil que l’on utilise pour écouter/regarder/lire pendant « longtemps » (« longtemps » étant tout à fait relatif). Alors que, si on décide de cliquer sur un lien pour consulter une version longue d’un « contenu », on est déjà plus active – on regagne de l’agentivité.

      Un truc qu’il ne faut pas négliger, c’est la longue traîne : le fait que nos « contenus » ont une espérance de vie assez longue, une fois qu’ils ont été publiés. Certes, ils ne seront plus jamais beaucoup vus/lus/consultés, mais ils continueront à l’être pendant longtemps ; notamment quand il est possible (au moyen de l’onglet « reel » de ton profil Insta, dans ton cas) de tous les retrouver au même endroit.

      Sur mon blog, même chose : il y a des billets qui fonctionnent bien dès leur publication, mais qui s’essoufflent vite ; d’autres qui démarrent de manière très molle, mais qui vont connaître plusieurs nouvelles jeunesses grâce au référencement et à cette longue traîne.

      Tout ça pour dire que même si des stats peuvent être décevantes de prime abord, rien n’est un coup d’épée dans l’eau ; mais, en fonction de chaque objectif, il y a des méthodes/outils/supports à privilégier plutôt que d’autres (et que s’appellorio le web marketing).

      J’aimerais avoir un style, un grain, une patte, un truc reconnaissable. Je me sens limitée, j’ai l’impression de chasser le dahu. J’ai des idées de choses à faire mais je manque d’entrain, enfin ce n’est pas lié à ma créativité. J’aimerais bien continuer d’explorer la photographie ancienne et faire carrément des tirages comme au XIXe siècle, je trouve ça passionnant. Oh et puis je crève d’envie d’apprendre le tatouage handpoke, c’est délirant.

      Du moment que tu as une pratique régulière (ce qui, de mon point de vue, semble être le cas, vu ta régularité de publication sur Insta), tu es en train d’affiner ton style, ton grain, ta patte. Ces choses-là ne viennent pas rapidement ; le fait que ça s’inscrive dans un temps long est un passage obligé, et même une véritable épreuve, à laquelle on devra se soumettre toute la vie.

      Insta en particulier a la fâcheuse tendance, par ses biais algorithmiques, à nous faire croire que les artistes dont nous admirons « le chien » ont toujours eu ce style-là, cette facilité-là ; or, c’est un terrible piège. Derrière chaque image réussie, il y a des années et des années de boulot, de frustrations, de ratages, d’expérimentations, et de rencontres, aussi. L’art n’a jamais été censé être facile. Beaucoup de choses se jouent quand on s’obstine à poursuivre malgré les marches à franchir, qui sont de plus en plus hautes.

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  9. C’est toujours un délice de lire tes bilans créatifs – et généralement, une étincelle qui me redonne un surcroît de créativité de mon côté. Comment ne pas avoir envie de faire à son tour des expériences créatives devant tous ces résultats ?? Pour ce qui est de côtoyer d’autres artistes, je suis convaincue que c’est une source de créativité inépuisable dès lors qu’on trouve des artistes avec qui on se sent en phase (pas question de s’entourer de vampires de créativité) ! S’il y a une chose que je retiens de tous les livres sur l’art que j’ai traduits, c’est que le génie, c’est surtout savoir s’entourer et coopérer.

    En 2023, j’ai envie de m’initier à la gravure moi aussi, même si le côté peu écologique des matrices en plastique me rebute. Je suis encore en train d’essayer de trouver des matrices écolos et pas pénibles pour les débutantes, entre bois et MDF. J’ai reçu un vrai chevalet des peintures acryliques à Noël, ce qui me met sur la voie de la couleur, assez difficile pour moi qui adore le monochrome et blanc. Les teintures végétales m’inspirent aussi – je suis bénévole dans un jardin de quartier et avec un autre artiste, on va tenter de faire des expériences avec le fruit de nos récoltes cet été. Enfin, j’aimerais me frotter à un vrai marché de la création avec contact avec le public, ce serait à la fois terrifiant et stimulant. Affaire à suivre !

    PS j’ai évidemment gardé l’enveloppe du zine :)

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    1. Audrey, merci beaucoup pour ton long commentaire et tous ces partages ! En effet, la gomme bleue que j’utilise n’est pas du tout écolo. Même si on est censé conserver ses matrices une fois gravée, il y a quand même quelques déchets qui terminent à la poubelle direction l’incinérateur départemental. Les loisirs créatifs sont rarement 100 % écologiques, c’est un vrai problème et tu as raison de le souligner. Je ne suis pas sûre que le lino soit écolo non plus d’ailleurs. Mais ça me donne envie de creuser pour trouver comment faire de la gravure en taille d’épargne sans agraver l’état de la planète bleue.

      J’aime bien l’idée de savoir s’entourer, et poursuivre les coopérations. Je suis assez convaincue que 1 + 1 = 3 dans ce domaine, et dans d’autres.

      J’espère que tu prendras du plaisir à peindre en couleurs, et que ton envie de vendre sur des marchés de créateurices verra le jour (mais je comprends ton trac, haha).

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  10. Merci pour ce bilan, c’est toujours chouette de voir ce foisonnement créatif !

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    1. Merci à toi de me lire et de me le dire, Nannig !

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  11. Quel plaisir de lire un si bel article, tant pour le texte (et l’humour ;) ) que pour tes créations et photos !
    Je crois que je ne me rendais tout simplement pas compte du travail que représentait non seulement la création, mais aussi la logistique d’envoyer tes cartes de voeux. Je suis d’autant plus touchée d’en avoir reçue une, que je chéris et regarde au quotidien puisqu’elle me sert de marque page dans mon journal <3 Mille mercis encore.
    Cela me rend un peu nostalgique de la période où j'écrivais beaucoup plus moi-même, le choix du papier, les choses à raconter, l'enveloppe faite maison, souvent découpée dans une page de magazine à l'époque ! Mes anciens étant partis pour l'Autre Monde, mes occasions d'écrire se sont taries.
    Depuis quelques années je me suis fixée d'explorer une nouvelle technique chaque année : après la vannerie, puis le feutre, cette année j'approfondis justement les teintures végétales.
    Vos après midis créatifs me font rêver, et si un jour tu veux qu'on en organise un (ou même une journée vu la distance !) autour de nos passions communes, ou de celles qu'on pourrait se faire découvrir, ce serait avec joie :-)

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    1. Merci beaucoup pour cet adorable commentaire, Claire ! Je suis vraiment flattée de savoir que ma double gravure se trouve dans ton livre du moment.

      J’admire ta capacité à expérimenter chaque année de nouvelles choses, de manière intentionnelle et planifiée. J’ai la sensation que c’est important de continuer à expérimenter, même si on a déjà trouvé « son truc » de prédilection. Cela doit aider à casser le côté peut-être parfois un peu routinier de ce qu’on a l’habitude de faire, et titiller le cerveau et la mémoire face à une nouvelle technique à apprendre.

      Je serais heureuse de pouvoir bricoler avec toi lors de ma prochaine venue au bout du monde !

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  12. J’attendais cet article avant impatience! Je pense que j’avais besoin de motivation pour reprendre mon parcours créatif et il est tombé à pic ! Pour ce qui est des portraits, je serais ta première cliente, je rêve d’y voir mon portrait sous tes coups de crayons, pinceaux et autres techniques artistiques.
    Pour la retraite créative, je le fais deux à trois fois par an, en pleine campagne, sans wifi ni rien, au bord de La Loire et je te conseille vivement de le faire. C’est les semaines que j’aime le plus dans ma vie et qui me font du bien, même si je ne fais pas tout ce que je souhaiterais, comme toujours !

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    1. Merci beaucoup pour tes mots doux, Jennifer !

      Pour la retraite créative, je le fais deux à trois fois par an, en pleine campagne, sans wifi ni rien, au bord de La Loire et je te conseille vivement de le faire. C’est les semaines que j’aime le plus dans ma vie et qui me font du bien

      Je crois qu’on va être nombreux·ses à rêver en lisant cette description !… 😻 C’est amusant, l’hôte du Airbnb que je vais louer pour mon propre voyage mi-curieux mi-créatif vient de m’annoncer qu’il n’y a pas de wifi dans le logement. Sur ton bon conseil, je pense que j’éteindrai carrément mon téléphone pendant mes sessions d’écriture et de dessin.

      Pour ma part, cette fois, je ne vais pas dans la campagne : au contraire, je regagne la ville quelques jours, pour me confronter à une agitation culturelle qui, je l’admets, me manque parfois.

      Mais je garde toujours mon projet d’ateliers créatifs et féministes en Bretagne dans un coin de ma tête.

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  13. Tes essais, leurs concrétisations, tes superbes créations et tes posts de fabrication sont toujours une réelle et inépuisable source d’inspiration pour nous. Merci pour ces partages, bravo et à nouveau, plein de belles choses dans la suite de tes expérimentations !

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    1. C’est ultra gentil ?! Merci tant, ma Lou de velours !

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  14. Je tiens à dire que je conserve toutes les enveloppes un peu décorées ou juste jolies hehe

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    1. Ahah, j’oubliais qu’on était entre nerds du courrier, ici 😸

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  15. C’est passionnant de suivre ton évolution au fil des années, te voir tester plein de différents media (ta curiosité sans fin !) et voir ton style se développer et se confirmer. J’adore suivre tous tes processus et tes idées. Je suis personnellement très friande des étapes par étape (du croquis à la réalisation finale), et le fait de voir ton espace et son organisation. J’ai hâte de suivre tes prochains projets !

    Et big up au beau-frère qui a créé (!) une presse à la main (!!!)

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    1. Merci beaucoup Lizzie ! Ouais, je crois que niveau cadeau, ça va être difficile de surpasser cette « Grosse Praisse » en bois, même si mon beau-frère la renie presque, insatisfait du résultat : en effet, elle n’est pas assez bien équilibrée, et le manche semble fragile. Il m’a dit encore l’autre jour « Tu peux la brûler » 🥺 Moi vivante, JAMAIS !

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  16. Olalalala mais quel plaisir de te lire ! Quelle joie de voir toutes ces étapes et ton application à nous les partager ! Merci !
    Si tu en as l’envie, le temps, j’adore créer à plusieurs ! Quand tu veux, tu me dis, on organise.
    J’ai ce qu’il faut pour le papier maison. C’est super chiant à faire mais très satisfaisant.
    Tout est magnifique sur ton post 🤍

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    1. Merci ma Marius incognita ! Créer n’importe quoi à tes côtés me plairait beaucoup, surtout aux beaux jours, en extérieur 🫶

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  17. Olala merci de partager tes projets et réflexions, qu’est-ce que c’est inspirant !!

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    1. Coucou Morgane ! C’est toujours un plaisir de te croiser sur ma petite planète. Merci de tout cœur pour ton soutien depuis toutes ces années.

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  18. Lao - Laura

    14 mars 2023

    Démarrer de bon pied son mardi matin à la savoureuse lecture de ce sémillant article, quoi de mieux au monde ? Merci encore pour cette exposition virtuelle de ton travail virtuose, Marie. Voir tes œuvres enjoint à s’équiper, s’entraîner, progresser. Ici, linogravure et risographie semblent au programme de 2023, avec une difficulté qu’est celle de trouver des ateliers partagés lorsqu’on vit dans un bout de campagne. Advienne que pourra. Merci aussi pour ce retour sur StickerMule, que j’envisageais de solliciter pour des logo-stickers et que je vais subtilement abandonner au profit d’imprimeries plus saines.

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    1. Lino et riso, ce programme de rêve ! Je croise tous mes doigts pour que tes recherches d’un atelier partagé aboutissent. Et je te remercie à nouveau pour ton soutien incroyable, qui me porte tant.

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  19. Je surkiffe tes croquis de Gruss vom Krampus !! Merci de nous présenter tes envers de décors, en ce qui me concerne c’est ce qui me motive le plus : voir les ébauches, les ratés, les histoires derrière les créations, plutôt que la création finie. Cela donne une toute autre dimension et saveur.
    Ta retraite créative me fait grave envie, j’ai le même projet depuis bien longtemps et les teintures végé n’en parlons même pas, ça fait bien 15 ans que je zieute sur le truc, un jour ça va peut-être se décider dans ma petite tête ^^ »

    Merci pour tes partages et trop hâte la suite ! <3

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    1. Merci beaucoup, amie de la douzième heure ! J’aime bien mon Krampus aussi, c’était une toute autre vibe que mes autres bestioles, c’était cool à faire.

      Current status : ma retraite créative va impliquer de l’écriture, du vaudou et de la tarte flambée. Je suis impatiente. Et pour la teinture végétale, mais oui, vas-y ! Par chez toi, dans une grande ville, il doit y avoir des initiations ou des cours, j’en suis sûre !

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