En janvier, j’étais résolue à publier plus régulièrement mes gribouillis.

Or, nous voilà en décembre, et ceci n’est que le second billet créatif que je publierai cette année.

Ce constat m’a passablement déçue, car mettre en avant mes projets créatifs et tenter de vous donner envie à votre tour de fabriquer des trucs est une des raisons d’être de l’astre pourpre.

Mais j’y ai réfléchi, et au fond ce n’est pas grave si je n’en ai pas fait autant que je l’aurais souhaité. Je suis déjà contente de réussir à trouver quelques heures chaque mois pour créer, loin de mon ordi.

Sans La Lune Mauve, je n’en ferais pas autant, puisque je crée une illustration chaque mois pour chaque édition de ma revue de web. Je dois aussi une fière chandelle à mes copaines créatives qui me donnent l’occasion de créer pendant des crafternoons ou pour honorer tel ou tel art trade.

Ce billet est donc un grand making of des divers projets bricolés en 2018. Mine de rien, tout mettre bout à bout comme ça, ça m’aide à réaliser que, non, je ne fais pas « rien »…

Janvier

Plastique fou

Miss Pakotill et moi avions tellement aimé notre crafternoon placé sous le signe de Mari Lwyd l’année dernière, que nous avons vite remis ça pour continuer nos expérimentations créatives en buvant du thé et en grignotant des gâteaux véganes.

Cette fois-ci, Rozenn avait apporté un stock de plastique fou (également appelé « plastique dingue » ou « plastique magique »), car je n’en avais jamais fait et j’adore essayer de nouvelles choses.

Le principe est simple : sur une feuille de plastique fou, on commence par dessiner ce que l’on veut.

À cette époque, je souhaitais fabriquer un petit cadeau pour Eliness. J’ai donc dessiné le « H » gothique dont elle se sert sur son blog, intitulé Hypothermia, grâce à sa favicon vectorielle. Cela m’a permis de récupérer le tracé sous Illustrator, de l’imprimer et de le décalquer facilement sur la feuille de plastique fou.

Attention à bien choisir le bon côté de la feuille, car il y a toujours un côté plus brillant et lisse que l’autre. Dans mon cas, j’ai préféré décalquer la lettre à l’envers sur le recto de la feuille, pour ne pas risquer d’avoir des traces de crayon à papier du côté lisse.

Ensuite j’ai découpé la forme avec des ciseaux (je ne manie pas suffisamment bien le scalpel, j’ai toujours peur de me couper ! #DeuxMainsGauches).

Ci-dessous, on voit à gauche la forme découpée avant cuisson, et une autre forme similaire après cuisson : en effet, le plastique fou se réduit énormément lors de la cuisson (le résultat est environ 6 à 7 fois plus petit que le tracé initial).

Si vous utilisez du plastique fou pour créer des bijoux ou des porte-clés, faites bien attention à ne pas oublier de percer le trou AVANT la cuisson, car il ne sera plus possible de percer le plastique fou une fois qu’il aura durci dans le four.

Une fois que la forme est prête et éventuellement percée, hop direction le four. Celui-ci ne doit pas être trop chaud – suivez les indications de température recommandées sur l’emballage des feuilles de plastique fou dont vous disposez.

Le plus simple est de recouvrir une plaque avec une feuille de cuisson, qu’on ne réutilisera que pour faire du plastique fou (personnellement, je préfère éviter le contact d’aliments avec une feuille ayant servi à cuire du plastique).

Ensuite, il suffit de laisser la chaleur opérer : la forme en plastique fou va alors se transformer et se recroqueviller pendant quelques minutes, avant de durcir et de reprendre a priori sa forme initiale. Je dis « a priori » car il peut y avoir des surprises…

Au sortir du four, on appuie quelque chose de lourd et de plat sur la forme en plastique fou pour qu’elle refroidisse sans se déformer.

Dans mon cas, une fois la forme cuite, je n’avais plus qu’à passer l’attache métallique dans le trou pour former le porte-clé final. Tadam !

Ex-votos

Vous vous souvenez peut-être de mon billet Histoire de mon bras, dans lequel je raconte ce qu’une fracture du bras m’a appris sur moi-même.

Pour illustrer ce billet, j’ai eu envie de créer des ex-votos en plastique fou, pour acter ma (relative) guérison.

J’ai procédé à peu près de la même façon que pour le porte-clé. J’ai d’abord dessiné les formes des ex-votos, après avoir fait quelques recherches iconographiques sur le sujet.

Je me suis aidée d’un calque pour les dessiner, afin de respecter la taille du cadre sur lequel je comptais les coller.

Il a fallu ensuite calculer la taille à laquelle je devais les reproduire sur les feuilles de plastique fou pour obtenir des objets à la taille réelle que je venais de dessiner.

Pour cela, Rozenn m’avait donné l’idée de créer une règle en plastique fou : on la gradue normalement, puis, une fois cuite, cette mini-règle permet de se rendre compte de la taille réelle qu’auront les éléments en sortant du four. Très pratique !

J’ai ensuite scanné ces dessins et les ai imprimés 7 fois plus grand que la taille réelle des ex-votos que je souhaitais obtenir.

Puis j’ai découpé ces grandes formes afin de m’en servir comme repère pour les reproduire sur chaque feuille de plastique fou. J’aurais pu tout aussi bien les décalquer sur de nouvelles feuilles de calque, mais ma tendance naturelle à compliquer les choses pour rien a finalement pris le dessus !…

Ensuite, rebelote : j’ai découpé les formes et percé les trous avant de les mettre à cuire dans le four.

Attention au crayon à papier que vous utilisez pour dessiner sur les feuilles de plastique fou : si le crayon est gras, cela peut former des tâches qui, si elles sont légères avant cuisson, deviennent plus « concentrées » lorsque la pièce se contracte dans le four. J’ai dû refaire l’ex-voto du bras pour cette raison, car le résultat était sale… Meh.

Une fois les pièces cuites, je les ai collées sur le fond du cadre, que j’avais préalablement bombé en noir.

Une fois que tout était terminé, j’ai pu prendre les photos qui illustrent mon billet. J’ai même créé un GIF animé pour m’amuser.

Aquarelle

Pour ma revue de web de janvier, j’ai laissé libre cours à mon imagination, en faisant plein de tests de textures avec des aplats et des textures à l’aquarelle, avec l’objectif vague d’obtenir une « super Lune bleue de sang ».

Ajouter des grains de sel sur un lavis encore humide est une technique éprouvée pour obtenir des textures granuleuses, car le sel absorbe l’humidité. Il paraît que la variété du sel influe sur le résultat !

Je suis très contente des lunes ci-dessous, et me demande encore aujourd’hui comment j’ai réussi à obtenir des textures aussi oniriques et fluides.

Février

Messalyn fait partie des personnes sans lesquelles mon expérience sur Internet serait toute autre. La minutie féerique de ses aquarelles n’a d’égale que la poésie labyrinthique de sa plume.

Je ne sais plus trop comment l’idée est venue sur le tapis, mais à un moment on s’est lancées dans un échange créatif (swap ou art trade, au choix).

Ce qui m’a – je peux le dévoiler aujourd’hui – pas mal stressée, car je n’ai pas du tout le niveau de ma correspondante, niveau dessin et peinture. Mais enfin, je me suis jetée à l’eau et ai trouvé du réconfort dans le mélange aquarelle, drawing gum et collage.

Et, oui, c’est bien une des lunes bleues sus-mentionnées que j’ai utilisée dans le montage final ! L’aller-retour papier/Internet/papier, à destination d’une des personnes avec qui je préfère échanger sur le web, me plaisait. Le temps d’encadrer mon méfait à l’intérieur d’une trouvaille chinée, et hop, c’était déjà posté.

Je ressens toujours une légère appréhension, lorsqu’une de mes créations s’envole en direction de la personne à qui je la dédie. Comment la chose sera-t-elle perçue ? Sera-t-elle utilisée/accrochée/exposée ? Ou au contraire sera-t-elle conservée à l’abri ? Ma curiosité a trouvé un semblant de réponse dans Hibernation ainsi que sur Instagram.

En échange, j’ai reçu un colis fantastique, qui contenait entre autres une magnifique aquarelle irisée représentant mon chat, acte deux d’un coup de truffe à côté duquel j’étais bizarrement passée. La finesse de ce portrait félino-lunemauvien ne cesse de m’étonner !

Parmi les autres trésors : les fabuleuses Lune.s invoquées par Anne-Rebecca Willing (Hana-Rebecca Bolkonski) et le collectif artistique Les Amaranthes, mais aussi les savoureux Destructeurs de Maud Amoretti.

Sans oublier ce tirage papier d’une photo prise par Messalyn en Islande, dont elle parle régulièrement sur son blog.

Internet/papier/Internet/etc. La boucle continue.

Mains

Le mois de février a également été l’occasion de relever le défi créatif proposé par Bambichoses.

Le principe est simple : tracez vos deux mains sur une grande feuille, puis représentez à gauche votre passé, et à droite vos souhaits pour le futur.

Inutile d’entrer davantage dans les détails, je pense : je laisserai donc les images parler pour moi.

Le résultat illustre ma revue de web de février.

Mars

Sans transition, un hors-série que je pose là :

Collage

La venue d’Anne à Rennes a été l’occasion de chiner mais aussi de sortir ciseaux, colle et vieux magazines pour faire un peu de collage, une activité que j’adore et que je compte bien pratiquer davantage en 2019.

Fidèle à mon rituel mensuel, je me suis lancée dans un collage grand format en prévision de ma revue de web du mois de mars. Le résultat est hyper chargé et n’a pas, en soi, beaucoup de sens, mais cela a été un moment de créativité sans filtre qui m’a fait du bien !

Avril

Cartes de vœux tardives

Pour répondre aux personnes qui avaient eu la gentillesse de m’envoyer du courrier à l’occasion de la nouvelle année et/ou de mon anniversaire, j’ai attendu la Saint-Glingin le retour des beaux jours pour m’atteler à la création d’une dizaine de cartes de vœux fait main.

Exception faite à mon « yeah ! » pailleté : une chauve-souris glam pour Stella Polaris, forcément.

Revue de web

Le printemps me travaillant sérieusement, je me suis soudain retrouvée avec une obsession pour les plantes.

Je vous ai déjà raconté la genèse de l’illustration feuillue qui orne ma revue de web d’avril ; mais je ne vous avais pas encore montré la progression de ce projet. C’est maintenant chose faite !

Mai

Mai, alias : un mois globalement pénible sur lequel je n’ai pas grand chose à ajouter.

Crafternoon avec Ally

Notons tout de même la naissance de ce personnage, inspiré par Audra Auclair, lors d’un crafternoon tardif avec Ally.

J’y reviendrai dans un instant.

Juin/juillet

Bujo

Cet été, ma charge mentale augmentant et ma mémoire se détériorant, j’ai adopté un bullet journal. Même si ma propension à coller des stickers partout s’est beaucoup calmée depuis, je m’en sers encore beaucoup.

Je me sers de ce bujo comme d’une succession de to do lists interminables. C’est un outil diablement efficace, sur lequel je continue cependant à avoir des préjugés : je le soupçonne en effet d’être l’émanation de l’obsession capitaliste pour l’activité et la réussite.

Freedom

Je ne me souviens plus très bien qui, de la canicule ou de l’énervement, m’a motivée à sortir les tubes de gouaches de bon matin avant de démarrer une journée de boulot, mais cela m’a fait du bien.

Autoportrait.

Le résultat orne mon billet Mon blog n’est pas mon gagne-pain, et j’en suis très heureuse, et j’en suis très heureuse.

Végétale

Et, donc, le retour de la vengeance des végétaux.

Cette fois-ci, j’ai peint plusieurs feuilles de papier à aquarelle dans des teintes bleutées et verdâtres, puis y ai découpé directement les formes végétales dont j’avais besoin pour recouvrir la tête d’Audra que j’étais ravie de réutiliser.

En observant le résultat, je me dis que j’ai sans doute été inspirée par la pochette du dernier album d’Aimee Mann ainsi que par l’expo Fantômes d’Asie (que je n’ai pourtant pas vue).

Et c’est ainsi que ma revue de web du mois de juin a pris des couleurs, et que j’ai arrêté d’écrire la date en toutes lettres sur chaque illustration.

Août

Du sable, du sel et de l’aquarelle

En août, direction l’Irlande, avec mes demi-godets en poche (ou presque).

La tentation d’aller peindre sur la plage était trop grande, et ma préparation insuffisante : au premier coup de vent, mes peintures ont été noyées sous une tonne de sable, douloureux petit drame dont il reste encore des traces aujourd’hui…

Sirène celtique

Qu’à cela ne tienne, ce voyage irlandais m’a beaucoup inspirée. Lors d’une après-midi pluvieuse, bercée par le feu de cheminée et la bonne odeur de tourbe qui en émanait, j’ai peint sans filet une sirène celtique, inspirée par une illustration de Barry Britton, que j’avais vue en vitrine à Ballyshannon.

Rien d’extraordinaire, si ce n’est le constat que les entrelacs celtiques sont une tannée à réaliser, et que j’ai beaucoup de mal à peindre sur un canvas vierge, sans avoir tracer quelque chose au crayon avant.

Champignons

C’est également pendant ce périple que ma lubie pour les champignons s’en est donné à cœur joie. Je me suis inspirée des dessins d’un livre Gründ ancien consacré au sujet, que j’avais chiné quelques semaines auparavant (les vide-greniers, c’est la vie).

Naturellement, cette lubie est rentrée de vacances avec moi, et je lui ai donné à nouveau le loisir de s’exprimer pour ma revue de web d’août.

Le résultat est bien loin de ce que j’avais en tête (notons le crâne atrocement raté), mais c’est pas grave, l’essentiel c’est de participer, d’autant que cette revue de web-là a pété les scores en terme de visites, pour une raison que j’ignore.

Un champignon pour Aline

Ultime petit champignon à ce jour, peint spécialement pour Aline, qui était de passage à Rennes. Un cadeau modeste mais réalisé avec le cœur !

J’aime beaucoup cette teinte de vert : presque phosphorescente !

Septembre

Mina Mond

Ma rencontre avec Mina Mond à Carquefou a été un des moments-clé de mon année 2018. Je tenais à lui offrir un cadeau fait maison : c’est ainsi que je me suis attelée à la création d’une aquarelle à son effigie.

À gauche, un brouillon de palette pour savoir où je mettais les pieds.

Black metal

Il arrive régulièrement que, face à l’obligation morale de produire une illustration chaque mois pour La Lune Mauve, je me sente coincée, faute d’inspiration.

Dans ces cas-là, mon astuce consiste à consulter des photos que j’ai mises de côté sur Instagram, pour m’en servir comme déclencheurs de créativité. En général, la Source ne se fait pas trop prier pour recommencer à couler. Gloire soit donc rendue à Zorin Blitzz, maître des pinceaux.

Un portrait miniature également inspiré par Myrkur, le film Metalhead, et l’aquarelle Amethyst Genuine de Daniel Smith, que m’a offerte Stefie.

Mon propre écho

Octobre

En octobre, itou : pas la moindre once d’inspiration, alors j’ai laissé le crayon crayonner, et mes émotions décanter.

Il y a du Drawlloween là-dessous, mais aussi une grosse pensée pour Moebius et Enki Bilal, dont les visions ont généreusement nourri mes rêves adolescents.

Le crayon blanc sur carton brun a été un véritable kiff – je recommencerai !

Novembre

Pas grand chose à signaler, si ce n’est l’importance de garder dans un dossier spécial les coupures de magazines, les beaux papiers et autres photos chinées, pour les cas de disette créative.

Décembre

Quelle meilleure façon de terminer l’année par non pas un, mais deux crafternoons successifs ?

De passage à Luxembourg, j’ai été ravie de retrouver Laurence pour bricoler et apprendre à tricoter. J’ai ressorti mes feuilles de plastique fou, dont une feuille dorée, qui a permis à Laurence de créer des citrons mignons pour décorer les bouteilles de limoncello maison qu’elle fabrique.

De mon côté, comme chaque Noël, je prépare des cartes qui seront utilisées le 24 décembre au soir pour indiquer où déposer les cadeaux pour chaque convive (j’appelle ça des « cartes de placement », mais il existe sans doute une expression dédiée ?).

C’est kitsch mais ça colle à l’ambiance de la soirée. À l’heure où je boucle ce billet, il ne me reste plus qu’à inscrire les prénoms sur chaque carte, et j’aurai enfin terminé ! (On ne dirait pas, mais c’est long !)

Lampe magique

En 2019, je souhaite continuer tout ça, avec idéalement deux week-ends créatifs par mois.

Parmi les disciplines qui me font de l’œil : continuer le collage (et redoubler d’efforts en vide-grenier pour dénicher de vieux papiers utilisables), me mettre à la broderie (je ne cesse d’y penser depuis que j’ai découvert les broderies sur aquarelle de Rhian Swierat), continuer à m’initier au tricot, retenter la linogravure.

Mais aussi poursuivre l’aquarelle : j’aimerais créer d’autres portraits comme celui de Mina Mond, mais sur plus grand format. Je me suis acheté un bloc A3 de mon papier préféré, le Fabriano Studio Watercolor Hot Press, et j’ai bien l’intention de ne pas laisser ce trésor prendre la poussière dans un coin !

L’envie de mettre ma créativité au service des causes qui me sont chères me titille également beaucoup. Créer pour autrui ET pour une cause politique, voilà qui constituerait un défi motivant et me permettrait de résoudre le conflit apparent entre introspection et militantisme.

Bref : JE VEUX CRÉER !

Et je veux commencer à prendre mes vieux rêves artistiques au sérieux, car mine de rien, le temps passe et j’en ai marre de ne rien tenter faute de confiance suffisante en moi. À bientôt 36 ans, j’estime que je me suis suffisamment morfondue, que j’ai suffisamment douté, et que l’heure est venue.

Sur ce, je vous laisse avec ceci (en anglais), et avec cela :

For years I called myself a designer instead of an artist. I realize now it was a way to distance myself from the responsabilities of being creative – including fully owning my story. Wanting to avoid labels was just a way to hide behind the scary realization that I actually had a voice – and that deep inside I felt an overwhelming desire to use it. (…) So I became involved with issues that I cared about. Becoming involved allowed me to discover meaning in my creative work again. I gained confidence in my ability to speak, and be seen, and be heard (…). I claimed responsability for my place and my story, and that connects me to the society and environment in which I live.

Catherine Ruddell, Uppercase 33

Marie

À l’écoute : Halloween soundtrack – John Carpenter

Déjà 45 commentaires

  1. J’adore voir ces bilans et cette évolution ! Bravo pour tout cette créativité ! Vivement 2019 :)

    Répondre

    1. Merci ! Et oui, vivement !

      Répondre

  2. La broderie, je dois m’y remettre aussi. Je voudrais apprendre le crochet, aussi, mais je ne suis pas sûre que tout ceci soit bon pour mes cervicales !
    En tout cas, oui, tu as été créative, cette année. (Et je découvre l’existence du plastique fou, accessoirement, va falloir que je teste. ^^)

    Répondre

    1. C’est chouette ! Ça me fait plaisir de passer le flambeau ! C’est vraiment facile et amusant à regarder, en plus il existe des feuilles de plastique fou dans plein de couleurs différentes (y’a même des packs avec une feuille de chaque couleur, si jamais).

      Pour la broderie et le crochet, je comprends ! Hier ce marque-page X Files qu’a fabriqué Julie m’a aussi donné envie de regarder du côté du point de croix !

      Répondre

  3. Cette citation à la fin ! BAM dans la gueule. Je me la mets de côté. (Et est-ce qu’il s’agit de cette Catherine Ruddell ?)

    Sinon, super plaisant de voir tes créations rassemblées, et d’y voir une patte qui s’exprime, peu importe le médium <3

    Répondre

    1. C’est tout à fait elle ! J’aime beaucoup Uppercase notamment pour tous ces témoignages, ça me donne beaucoup de grain à moudre.

      Merci beaucoup pour ton compliment, venant de toi cela me donne des ailes (de chauve-souris) !

      Répondre

  4. Belle année pour toi Marie !! Tu m’ouvres des portes que je n’aurais jamais franchies, les sujets abordés sont variés et toujours riches. Tu es vraiment une super blogueuse. Et une talentueuse créatrice. Alors ose, tente !!!
    A bientôt Marie

    Répondre

    1. Merci beaucoup pour ton enthousiasme et tes compliments ! Hâte de voir ce que 2019 nous réserve !

      Répondre

  5. J’ai de nouveau trouvé ce billet très inspirant. Ça me donne envie de créer moi aussi. L’ennui est que je me mets beaucoup de barrières, ça fait vraiment très longtemps que je n’ai rien fait. Cet été j’ai pourtant acheté du matériel pour me mettre à l’aquarelle, je n’ai pas encore commencé. J’espère pouvoir me bouger rapidement !

    (J’écoute l’album Mental Illness d’Aimee Mann en écrivant ce commentaire et j’aime bien).

    Répondre

    1. Ah ça me fait plaisir que tu aies écouté cet album ! Je l’adore ! Le feu sous la glace. Comme ça on dirait un album pop tout tranquille et tout, mais les paroles sont assez crues. Et puis le sujet, bon… pas facile. J’ai vraiment eu un coup de cœur pour ce projet.

      Pour les barrières : je comprends tellement, je suis passée – et continue à passer souvent par là. Fabriquer des trucs avec ses mains oblige à débrancher un peu le mental, et clairement on n’est pas toujours en mesure de le faire. Mais, ça vaut le coup d’essayer.

      Un truc qui m’a aidée au tout début, ça a été de me familiariser un peu avec mon matériel, sans me fixer aucun autre objectif que : « Ok, allez j’essaie, et osef du résultat ».

      Je me rappelle très précisément le jour où j’ai utilisé ma boîte à aquarelle neuve pour la première fois : elle était posé sur mon bureau, le même bureau où je passe la plupart du temps sur mon ordi. Et j’osais pas trop y toucher, car je suivais des aquarellistes sur Instagram qui faisaient des trucs incroyables (y’a pas pire pour l’estime de soi…).

      Mais un jour, je ne sais pas pourquoi, j’ai ressenti un gros coup de mou en pleine journée. Du coup je suis allée assez instinctivement remplir un verre d’eau, et j’ai commencé à badigeonner de peinture une feuille qui traînait. Le simple fait d’appliquer de la couleur, de jouer avec les nuances et les transparences, bah c’est con et ça ne va pas chercher loin mais ça m’a fait un bien fou sur le moment, comme une respiration.

      Quelques idées abordables pour commencer à badigeonner : relever les pages de ton carnet du moment avec des touches de couleurs, ou acheter/couper du papier aquarelle format carte postale pour préparer un petit courrier surprise à quelqu’un.

      En tout cas, peu importe le temps que ça te prend, je te souhaite d’essayer et d’en tirer du plaisir ! Peu importe le résultat quand on débute, c’est le fait de faire qui, je trouve, est agréable. Perso, quand je bricole des trucs, j’ai l’impression (= c’est sans doute dans ma tête et sans fondement scientifique) que je sollicite sans d’autres zones du cerveau que celle que j’épuise quand je glande sur le net. Ça me repose, en fait. Je comprends mieux pourquoi certain·es parlent d’« état de flow » maintenant que je peins. Je crois que je n’avais jamais connu cet état auparavant.

      Répondre

  6. Je me souviens qu’à un moment une de tes volontés étaient de dessiner beaucoup plus et tu y arrives :) Peut-être pas toujours autant que tu voudrais mais tu t’y tiens, et c’est cool ! J’aime beaucoup tes champignons et certains autres de tes dessins et écritures qui ont ta patte :) Et contente d’avoir partagé un de ces moments là avec toi cette année !

    Répondre

    1. Merci ! C’est vrai, mine de rien entre le moment où j’ai émis ce souhait et aujourd’hui, je vois bien le chemin parcouru. Mais, fidèle à ma nature jusqu’au-boutiste, j’ai envie de faire beaucoup plus de choses (une petite voix en moi me souffle « j’ai envie de faire ça de ma vie », mais il est sans doute encore un peu tôt pour oser y songer).

      Répondre

  7. J’adore l’idée de ce bilan ! Ça me motive à être plus créative dans mon quotidien également ; reprendre l’écriture et me mettre à la broderie surtout, et enfin me pencher sur mon synthé qui dort sous mon canapé depuis que je l’ai ou presque…

    Répondre

    1. Yeah ! Je t’y encourage, ça fait vraiment du bien ! Tu as une jolie plume en plus. Pour la broderie, je ne sais pas si tu connais brodepute, mais c’est typiquement le genre de démarche qui me fait marrer et me donne trèèès envie d’essayer de baragouiner des trucs en broderie – sans doute sur fond aquarelle pour le coup, car, pour une raison que j’ignore, les cercles à broder me font un peu peur. 

      Répondre

      1. Je ne connaissais pas mais j’avais déjà vu des broderies de ce style et en effet, c’est inspirant :p De mon côté j’aimerais bien broder de l’image plutôt que du texte, comme ça ça me motivera à dessiner en même temps !

        Répondre

  8. Comme cet article est inspirant ! C’est fascinant de voir ta patte se décliner sur des supports/mediums/sujets différents. Et ta conclusion me met en joie, j’ai hâte de suivre ça !

    De mon côté, cela fait plusieurs semaines que le point de croix ou la broderie me tentent bien : j’aimerais essayer de retrouver cette passion créative qui t’anime, et de le lier à mon autre hobby du moment : consommer moins et réparer mes objets/habits abimés. J’ai un beau tas de fringues qui n’attendent que d’être brodés pour camoufler les trous, alors, y a plus qu’à ? J’espère pouvoir dire oui en 2019 !

    Répondre

    1. Ah oui, super cette optique de récup/DIY ! (Je ne sais pas pourquoi, j’ai eu en te lisant la vision des œufs à repriser en bois qu’utiliser ma Mamie pour récupérer les chaussettes trouées… #Souvenirs)

      J’espère que tu donneras une chance à ce beau projet !

      Répondre

  9. Il y a quelques mois encore j’aurais été jalouse, envieuse, de ta créativité et de ton talent. Maintenant je reste juste admirative, impressionnée et rêveuse devant tes travaux, tes mots, tes créations. Tu as pensé à exposer ton univers ? (Ailleurs que sur l’astre violet j’entends héhé)

    Répondre

    1. Exposer me plairait beaucoup, mais je suis réaliste (et ce n’est pas de la fausse modestie) : pour exposer, il faudrait que j’aie beaucoup plus de choses à montrer et à encadrer, idéalement réunies autour d’un thème précis.

      Or, pour le moment, ce que je fais est trop sporadique et éparpillé pour que ça soit montrable au-delà d’un billet de blog perso. Je n’ai pas de réelle démarche artistique, pour le moment je ne cherche pas à véhiculer de message précis (même si je le fais quand j’écris – mais il faudrait que je creuse davantage le lien entre ce que j’écris et mes illustrations).

      Ceci dit, je conserve précieusement la plupart de mes projets, car l’idée de les réutiliser dans un éventuel projet d’édition fait son chemin.

      Pour l’heure, j’ai envie de continuer sans trop me mettre de pression, car quand je me fixe des objectifs trop grands pour moi, ça finit par me décourager et j’arrête tout ! 

      Mais je suis curieuse de voir si, en 2019, une thématique va émerger en rapport avec ce que j’ai déjà créé cette année. Par exemple les travaux avec des végétaux, ça me botte et j’aimerais continuer, en me mettant enfin à lire des textes éco-féministes. Cela aurait plus de sens que juste « voici un joli collage ».

      Répondre

  10. Oh, c’est très sympa et joli cette idée de faire le bilan d’une année uniquement d’un point de vue créatif ! Cela aide à surmonter les quelques mauvais moments qu’il y a toujours dans une année : on regarde tout ce que l’on a créer, bout à bout, et finalement, on se dit que ce n’est pas si mal, tout ce travail accompli ! ^^
    Tu as du talent Marie, et j’espère que la prochaine année sera pour toi l’occasion de concrétiser plus de tes rêves artistiques.
    Un petit coeur spécial pour les lunes, qui sont vraiment très très belles ! ^^ (bon, c’est des LUNES, donc, c’est comme les CHAUVE-SOURIS, je peux pas être objective) Et les champignons sont hyper biens aussi (bien sûr, les vide-greniers c’est la vie, dans mes bras!)

    ça y est, je suis re-bretonne (Vitré) !!!! Du coup le blog est en berne. En plus, wordpress refuse de me charger des images, don’t understand, faut dire que sorti de la suite adobe je suis une poule devant un pc. M’enfin. J’ai pris une pause virtuelle (10 ans de saletés à nettoyer dans une maison, ça fait beaucoup de poussière à enlever).

    Dans ma boule de cristal (Prof Trelawney à mes heures), je vois une super année créative pour toi qui s’annonce !!! ^^

    Belle soirée
    Alexandrine

    Répondre

    1. Merci ! Je te souhaite un bon déménagement/emménagement. C’est toujours fatiguant, quelle que soit la distance. Bon courage !

      Répondre

  11. C’est un bilan bien fourni que tu as ici :)
    Ton parcours créatif résonne beaucoup en moi, je me suis toujours auto-censurée par manque de confiance en moi, et cette année j’ai voulu commencer à créer malgré tout. J’ai eu cette même prise de conscience que « oh mince le temps passe » et j’ai fini par me dire que de toute manière on a qu’une vie et que du coup il ne peut jamais être trop tard. Bon je n’ai pas été aussi prolifique que toi, à part sur ces derniers mois où je me suis réveillée et ça fait un bien fou ^^
    En tout cas je vois vraiment ton évolution artistique et j’aime beaucoup! Mes préférés sont le portrait que tu as offert à Messalyn, ta série sur les champignons et le portrait blanc sur carton (j’ai des grosses vibes de la Planète Sauvage qui me viennent quand je le vois je ne sais pas si c’est voulu!).
    Pour les entrelacs celtiques, si tu veux t’y atteler, je te conseille de rechercher des « knotwork grids » et de là tu auras des explications pas à pas pour construire de beaux motifs :) C’est vraiment l’un des trucs sur lesquels j’ai voulu me concentrer et clairement je ne me passe pas de grilles !
    En te souhaitant une année 2019 tout aussi créative sinon plus ✨

    Répondre

    1. J’ai eu cette même prise de conscience que « oh mince le temps passe » et j’ai fini par me dire que de toute manière on a qu’une vie et que du coup il ne peut jamais être trop tard.

      Oui ! La même ici. Je repense souvent à cette citation de David Bowie à ce sujet : As you get older, the questions come down to about two or three. How long? And what do I do with the time I’ve got left?

      De mon côté, depuis que j’ai pris conscience que j’allais doucement sur mes 40 ans, et que cela symboliserait peu ou prou le milieu de ma vie, je me pose un peu moins de questions et accorde plus de crédit aux choses que j’ai vraiment envie de faire.

      à part sur ces derniers mois où je me suis réveillée et ça fait un bien fou ^^

      Je suis un peu ça sur Instagram, j’adore ! Je te souhaite de continuer sur ta lancée. (Et yeah pour le fait d’offrir des trucs faits main plutôt que d’acheter des cadeaux.)

      Pour les entrelacs celtiques, si tu veux t’y atteler, je te conseille de rechercher des « knotwork grids » et de là tu auras des explications pas à pas pour construire de beaux motifs :) C’est vraiment l’un des trucs sur lesquels j’ai voulu me concentrer et clairement je ne me passe pas de grilles !

      Cool, merci du conseil ! J’ai déniché un bouquin à ce sujet quand j’étais à Londres, je vais étudier ça et me renseigner sur les grilles. Il doit y avoir des astuces pour que ce soit très régulier en effet. Après – je m’éloigne un peu du sujet – je me demande dans quelle mesure j’aurais la légitimité de « m’approprier » les motifs celtiques, ne connaissant pas encore suffisamment cette culture. J’ai envie d’étudier ça et ne pas juste copier des motifs pour leurs qualités esthétiques, sans connaître l’histoire et le symbolisme.

      Répondre

      1. Merci ! :)

        Concernant les motifs celtiques, déjà je trouve que rien que le fait de recopier des motifs n’est jamais juste esthétique ; j’ai copié des pierres pictes, des petits bouts du livre de Kells, et divers objets que j’ai bien aimés dans des musées. Cela m’a ouvert une nouvelle dimension au niveau de la compréhension de ces motifs et peut-être de ce qu’il se passait dans la tête de son créateur (c’est amusant et formateur de déceler des erreurs et la manière dont l’erreur a été camouflée – ou pas ^^). Malgré une observation attentive, je n’aurais jamais remarqué certaines choses donc c’est vraiment un exercice que je recommande et regrette de ne pas avoir tenté plus tôt ^^.

        Ensuite concernant leur signification et la question de l’appropriation, ce n’est que mon avis mais je trouve qu’on se prend souvent un peu trop la tête avec ça. J’ai quelques amis qui dédient leur vie à l’art celtique et/ou viking, tant professionnellement que personnellement, et ils s’accordent sur le fait que les véritables significations ont été oubliées, on n’a que des suppositions ou des réinterprétations (le triquetra en est un parfait exemple à mon avis, maintenant il est le symbole de la trignité catholique mais qui sait ce qu’il représentait à l’origine ?).

        C’est super intéressant d’étudier l’histoire de symboles, de voir comment ils ont évolués dans le temps, mais je pense que l’intérêt et l’attrait sont tout à fait légitimes, et s’en inspirer ou recopier est tout aussi formateur que la théorie. L’un de mes amis est travailleur du cuir, sans formation archéologique, et il repère des tas d’erreurs dans les travaux académiques ! Des choses qui lui paraissent évidentes parce que lui, il a la connaissance pratique que les universitaires n’ont pas. Je pense que trop souvent on met l’histoire/le symbolisme sur un piédestal et on oublie l’essentiel, qui est notre propre relation aux symboles :)

        Répondre

        1. Ton message m’a vraiment éclairée ! Tu as raison.

          Pour expliquer ma frilosité passagère, j’ai par le passé utilisé des symboles dont je ne maîtrisais pas entièrement la portée.

          Du reste, c’est sans doute aussi une manière de ne pas créer, en me fixant des barrières imaginaires… 

          En tout cas, cela m’encourage à replonger dans mes livres sur le design celtique, et à commencer à incorporer plus d’éléments de ce type dans de prochains travaux.

          Merci encore pour ce message rassurant !

          Répondre

  12. Tes créations sont magnifiques et incroyablement inspirante, cette retrospective annuelle est vraiment une très bonne idée. Tu as créé plus que tu ne devais l’imaginer, et ca donne terriblement envie d’en faire autant. Et en plus, comme toujours, tu arrives À nous faire découvrir quelques super blogs en prime. Que du bonheur finalement!

    Répondre

    1. Merci beaucoup Kellya ! Ça me touche sincèrement !

      Répondre

  13. Cet article m’a beaucoup touchée. Déjà parce que tu es incroyablement créative et que j’aime énormément ce que tu as créé cette année. C’est très inspirant, ça donne envie d’essayer plein de choses, de se laisser aller, de trouver sa patte… Et puis parce que je me dis que je ne suis peut-être pas totalement fichue, que j’aboutirai peut-être à quelque chose de satisfaisant dans ma vie. Tu dis que tu as presque 36 ans et c’est un détail qui m’a énormément empêchée de complexer. J’ai trop tendance à me comparer aux autres et à me rabaisser, mais là, je me dis que tu as quand même dix ans de plus que moi et que c’est normal que tu sois allée plus souvent à Londres ou ailleurs que moi, que tu sache faire tant de choses, etc. J’espère juste que je pourrais être aussi fière de moi que tu peux l’être de toi (pour tes créations en tout cas, je ne parle pas en général, je ne te connais pas !) dans dix ans !
    Merci pour ce très bel article !

    Répondre

    1. Chère ourse,

      Merci à toi pour tes mots qui, à leur tour, m’ont beaucoup touchée.

      J’ai trop tendance à me comparer aux autres et à me rabaisser, mais là, je me dis que tu as quand même dix ans de plus que moi et que c’est normal que tu sois allée plus souvent à Londres ou ailleurs que moi, que tu sache faire tant de choses, etc.

      On a toutes et tous des chemins de vie différents, c’est normal de ne pas faire les mêmes choses au même âge, voire de ne pas faire les mêmes choses du tout ! Tu fais tes propres trucs, tu vis tes propres expériences, et cela a énormément de valeur, indépendamment de ce que font les autres.

      Ce n’est pas une compétition ; ta valeur n’est pas liée au nombre de voyages que tu as faits, au nombre de choses que tu as vues ou vécues… Tu es toi, unique, et en ça tu es infiniment précieuse.

      J’espère juste que je pourrais être aussi fière de moi que tu peux l’être de toi (pour tes créations en tout cas, je ne parle pas en général, je ne te connais pas !) dans dix ans !

      Perso, j’ai trouvé la vingtaine difficile et ingrate. Je m’épanouis beaucoup plus dans la trentaine, et j’ai le sentiment que plus le temps passera, plus ce sera le cas.

      En te lisant, une pensée me vient : il faut se méfier de ce que reflètent Internet (blogs, réseaux sociaux…), car on s’y montre en général à son avantage, et on cache le reste sous le tapis. De mon côté, c’est un vrai parti pris éditorial de valoriser ce qui m’enthousiasme, et de réduire drastiquement la place que j’accorde à mes complaintes et à mes échecs (et pourtant, il y en a BEAUCOUP). Donc cela joue sans doute aussi dans le ressenti que tu peux avoir.

      Bref, je te souhaite d’être fière de toi, inconditionnellement, bien avant dix ans.

      Répondre

      1. Bonjour !

        Je sais parfaitement que ce qu’on montre sur internet n’est pas une version fidèle de la réalité, mais, même en le sachant, parfois on se laisse influencer ou miner ou on s’abandonne à des comparaisons. Enfin, pas tout le monde, mais le manque de confiance et la dévalorisation étaient dans mon caractère bien avant que je fréquente les blogs, donc il n’y a pas de raison pour que ça s’efface aussi vite…
        En tout cas, tes mots me vont droit au cœur et j’espère que tu auras raison (notamment pour une amélioration au-delà de cette « vingtaine difficile et ingrate »…).

        Continue ce blog comme il est et comme tu le souhaites, il est unique et fantastique !

        Répondre

  14. Bonjour !
    Un petit mot pour dire que j’ai beaucoup apprécié cette revue créative de l’année. J’en ai des fourmis dans la pulpe des doigts !
    En te souhaitant de toute lune une nouvelle année les mains dans un cambouis de mauve,
    R.

    Répondre

    1. Merci beaucoup ! Une belle année créative et zen à toi !

      Répondre

  15. Le kiff absolu de te lire, comme toujours ! D’autant que je suis à Londres et que je ne peux mettre un pied dans cette ville sans penser à toi ;)
    En 2019 je te souhaite de continuer créer, de continuer à nous émerveiller !
    Je rêverai de faire une Crafternoon avec toi, et peut-être que cette nouvelle année nouvelle nous en donnera l’occasion ! Grâce à toi j’ai déjà une boîte de feutre dans mon petit studio et j’ai pu gribouiller un ou deux trucs quand l’envie s’en faisait sentir.
    En tout cas tu as du talent, alors continue, et surtout prend du plaisir !!!
    Love you & kiss you

    Répondre

    1. Merci bichette ! Tu as raison, faisons un crafternoon ! On devrait bien trouver le temps de s’organiser ça. :)

      Répondre

  16. Merci pour ce superbe billet très inspirant !! Il me donne beaucoup d’énergie pour créer à mon tour <3 Le retour aux choses manuelles est décidemment d'une grande actualité pour moi, et je suis ravie d'avoir accès à ce blog, très inspirant pour me rappeler que c'est quelquechose qui me tiens à coeur et avec lequel je veux renouer… Y a plus qu'à <3

    Merci encore pour toutes ces créations et l'envers du décor (j'adore avoir accès au making-off de tes créations !!! )

    Excellente fin d'année à toi, puisse la prochaine prolonger cet élan créatif <3

    Répondre

    1. Ton enthousiasme fait plaisir à lire, merci ! Je me dis que les activités manuelles ont un côté très « slow life » dont je prends tout juste conscience. Cela permet en effet de ralentir et de solliciter d’autres zones de son cerveau. De mon côté, plus le temps passe, plus c’est ce que je veux faire, tellement ça me fait du bien. J’ai encore du mal à comprendre ce qui m’a tenue éloignée de ce plaisir simple tant d’années (ah si, je sais : Internet !…).

      Tout ça pour dire que si ça te titille, je t’encourage vivement à essayer ! Dans ma besace se trouve un projet de crafternoon collectif, je ne sais pas si j’arriverai à organiser ça, mais ça pourrait être chouette de se retrouver à plusieurs dans un cadre reposant et de laisser notre créativité nous guider (peut-être dans un contexte militant ? À voir).

      Répondre

      1. Et bien pourquoi pas ! C’est vrai qu’à plusieurs, l’énergie est différente et ça peut permettre de se lancer et faire des choses !

        Les effets que tu décris ont l’air de correspondre à mon besoin de sobriété et de sérénité du moment, ça va me permettre de le nourrir, c’est une bonne nouvelle =D

        Répondre

  17. (Tes lunes, tes lunes !! Boudiou, qu’elles sont merveilleuses !)
    Je crois que c’est la malédiction des personnes créatives, imaginatives et des artistes en général, cette idée que l’on ne fait rien, entre le temps que l’on dédie à nos gagne-pain et notre esprit bien trop prolifique où les idées se succèdent sans frein et sans que l’on ne parvienne à leur donner corps dans l’immédiat. Ces bilans tel que le tien sont, je crois, indispensables à une bonne santé mentale… ! Car en regardant tout ce que tu as réussi à faire de tes mains, mon œil extérieur trouve le résultat vraiment honorable. De la même façon, moi qui mets souvent des années à finaliser des projets (manque de temps et gestion complètement anarchique de celui qui me reste), je me suis rendue compte en vidant mes Tumblr avant suppression que, année après année, il y a finalement peu de choses que j’ai commencé sans les finir à un moment où à un autre. Ça traîne, je mets le temps qu’il faut, mais je finis… Et le bilan est agréable ! D’autant plus agréable, d’ailleurs, que comme je suis toujours au four et au moulin, je traîne dans mon entourage proche une réputation de dilettante qui ne fait jamais ce qu’elle dit qui me fait un peu souffrir et qui, finalement, est plutôt injustifiée. Ça me rassure. Lente et dispersée, oui, jean-foutre, non ! À vrai dire, je trouve ça plutôt révélateur aussi de l’époque, croire qu’une idée se concrétise sitôt née, ou pire, qu’elle doit se concrétiser quoi qu’il arrive. Pour ça, Internet est cruel : il faut produire du contenu en permanence, montrer même des choses qui finalement auraient mérité plus de réflexion et d’approfondissement. J’ai très souvent regretté de ne pas avoir eu la géniale fulgurance de Rimbaud comme cadeau à la naissance, mais (au-delà du fait que le bonhomme, sorti du poète, ne m’est vraiment pas sympathique) dans ces temps où le talent se mesure à l’échelle du jeunisme et de la rapidité, je trouve beaucoup plus important et subversif de prendre ledit temps pour soi et polir, polir ce que l’on a à offrir. On oublie souvent que les codes changent d’une époque à une autre, que les formes de rébellion sont multiples, et que si la fougue de la jeunesse doit être valorisée et entendue, il est crucial de valoriser et d’entendre aussi les personnes de trente-cinq, quarante ou cinquante ans qui ont su garder leur énergie pour briller à contre-temps, d’autant que les personnes les plus vindicatives à vingt ans sont parfois les plus promptes à se ranger… J’en ai connu, des gens qui ne voient leur créativité et leurs messages politiques révolutionnaires que comme le souvenir d’une jeunesse qui se passe, pour se ranger dans le confort (moral) petit-bourgeois qu’ils conspuaient auparavant, c’est triste, et le mérite de conserver ces facultés intactes est d’autant plus remarquable.
    Bref, j’ai divagué ^^’. J’admire ce côté touche-à tout que tu possèdes, aucun support ne te résiste ! Le mixed-media te va très bien. La façon dont tu intègres tes créations à ton monde social aussi. On sent une telle volonté de partage, d’humanisme (tu es Verseau, non ? :p), c’est bluffant et toujours réussi, de ce que tu montres ! J’ai lu la réponse à l’un des commentaires plus haut, où tu parles des barrières que tu as su faire céder en commençant l’aquarelle, je trouve ça vraiment inspirant. Ça fait longtemps que je veux me remettre au dessin, je passais mon temps à gribouiller au lycée (!), mais j’ai dû réduire drastiquement le nombre de mes passe-temps au fil des années, grignotant comme je le pouvais du temps pour ce qui m’importait vraiment… Mais aujourd’hui que je gère un peu mieux mes diverses activités, c’est le blocage graphique complet. Un crayon me désarçonne complètement, je ne sais pas pourquoi. Et ma résolution de retrouver le plaisir de dessiner se renouvelle d’année en année, sans jamais se réaliser. Alors je vais appliquer ton conseil, essayer de jouer sans me poser de questions, laisser aller la main… Et le reste viendra sans doute tout seul !
    Un grand merci pour ce billet, donc, et encore félicitations pour tout ce que tu as accompli l’année passée !
    PS: J’espère que les Lune.s t’ont plu !

    Répondre

    1. Oh, quel passionnant et touffu rebond ! Merci d’avoir pris le temps de développer tes réflexions sur la créativité.

      Oui, oui et oui, pour ton analyse sur la « malédiction des personnes créatives », et son pendant, la course à la publication sur le net. Ce n’est pas simple. D’un côté, il y a effectivement ce sentiment d’urgence, né d’une hyper-consommation numérique. Le gouffre doit être rempli sans arrêt. Il faut consommer, être consommé·e, ou bien les algorithmes nous relèguent aux oubliettes.

      De l’autre, le besoin de laisser sa réflexion et sa pratique mûrir, ne pas se précipiter.

      Je pense aussi au lâcher-prise (concept qui tantôt m’enthousiasme, tantôt m’agace), l’idée que « done is better than perfect », qu’il faut savoir arrêter à temps et plutôt multiplier les projets plutôt que le temps passé sur un seul.

      Il y a sans doute un juste milieu à trouver, en fonction de son médium de prédilection (après tout, tout prend plus ou moins de temps), du temps dont on dispose, de son inspiration… Je doute qu’il existe une méthode universelle.

      En tout cas, je te souhaite de faire sauter les verrous qui musèlent ton crayon et ton pinceau. Peut-être que changer d’environnement pourrait t’aider ? Si c’est le fait de d’atteler solennellement à ton bureau qui te tétanise, essaye d’emporter un carnet à aquarelle, quelques demi-godets et un pinceau à réservoir lors de ton prochain voyage ? Histoire de prendre ta créativité par surprise !

      Acheter un gros bloc de papier aquarellable bon marché peut aussi permettre de relâcher la pression quant à la pression du résultat. Il y a des blocs pas chers du tout chez Flying Tiger Copenhagen, ainsi que chez le Géant des beaux-arts (bloc bleu aquarelle de la marque Gerstaecker). Ce n’est pas la même qualité que Arches ou Fabriano, mais c’est très bien pour débuter et « gâcher » sans culpabiliser. (Car l’aquarelle coûter cher, et ça peut constituer un frein.)

      Lune.s m’a beaucoup plu ! C’est fantastique. Je laisse encore infuser. :)

      Répondre

  18. Juste un petit mot pour dire que c’est beau <3

    Répondre

    1. Aww ♥︎ Merci !

      Répondre

  19. Eh bien oui, et cela fait plaisir, il s’en est passé des choses cette année. C’est pareil, quand je regarde mon portfolio, je me dis que c’est horrible, il n’y a rien pour 2018. Rien ! C’est parce que certaines entrées sont planquées dans une page plus ancienne et que d’autres travaux n’ont pas encore été rendus publics pour d’autres raisons.
    Le potentiel du plastique fou, à l’âge adulte, a l’air plutôt intéressant, d’autant que j’ignorais qu’on pouvait tempérer la déformation en appuyant dessus à la sortie du four. Note au passage, tu déniches toujours les meilleurs cadres. J’ai bien aimé voir venir les lunes, si familières. J’étais en outre persuadée que de l’encre avait forcément été impliquée pour les réaliser tant la dispersion a bien opéré. Cela me donne bon espoir pour un futur fond en plus ou moins aplat que je dois réaliser (ces zones sont je crois le pire défi technique qu’une illustration peut me poser. Pour l’instant je suis tranquille avec mes herbiers, mais revenir au narratif va faire mal.). Et je buggue totalement à voir le scan, puis en levant la tête, l’original. (hé salut c’est moi la championne du laisser d’étiquettes de prix, j’ai encore récidivé). (ok et maintenant que j’ai aussi lu les commentaires j’ai la larmichette juste de voir qu’un certain bouquin a aluni comme il le mérite).
    Le dessin suivant me fait me dire que, si j’ignore quelle direction tu veux donner à ta pratique dans le futur, elle est vraiment bien mariée à du sens ou des mots. Tes billets de blog ne seraient vraiment pas les mêmes sans ces images faites maison. Quant aux collages, je dirais que ça tombe sous le sens, pour une chineuse en vrai et en web. J’aurais tendance à y voir le plus de potentiel, d’autant que tu peux y intégrer tes propres illustrations (et finalement, c’est ainsi que tu as fait mon illust). J’adore celui de novembre, avec les textures qui me rappellent les papiers marbrés, que j’adore autant pour leur fabrication que pour leur connotation littéraire.
    Je passe direct aux gouaches violettes : miam. La peinture violette est comme un plaisir coupable pour moi. Si c’était une de mes bases pour l’acrylique/huile (dans une palette de 5-6 couleurs), un substitut pour un noir interdit (oui, c’est tabou) en duo avec un bleu foncé, en aquarelle, je me disais que je n’avais qu’à mélanger, mais cette année, mon amour pour le violet est sorti du bois, et j’ai pas moins de quatre nouveaux violets (améthyste, clair de lune, perle violette duochrome & purpurite). Voilà. Ca c’est dit, et acte. Freedom, comme tu dis.
    Si normalement, les photos de palette ont tendance à bien m’emballer, celle que tu postes un peu plus loin fait mal à regarder. Il existe un pendant à ce méfait sauvage : passer le même pinceau sur un godet normal et sur de l’iridescent. Je n’ai pas encore osé regarder de près, mais je crois que j’ai pailleté quelques uns de mes godets historiques récemment…
    Les illustrations suivantes, pas de commentaire en détail : une ambiance qui s’installe lentement mais sûrement, encore beaucoup d’inspirations recrachées telle quelle mais c’est très bien, quelque chose mûrit.

    Répondre

    1. Note au passage, tu déniches toujours les meilleurs cadres.

      Ah ! Tu es la première personne à me dire un truc positif à propos de ce que je ramène de vide-grenier, je crois.

      J’étais en outre persuadée que de l’encre avait forcément été impliquée pour les réaliser tant la dispersion a bien opéré.

      Non, pour le coup là c’est uniquement de l’aquarelle. Cela fait longtemps que je n’ai pas touché à mes Colorex d’ailleurs, ça me manque un peu.

      Le dessin suivant me fait me dire que, si j’ignore quelle direction tu veux donner à ta pratique dans le futur, elle est vraiment bien mariée à du sens ou des mots. Tes billets de blog ne seraient vraiment pas les mêmes sans ces images faites maison. Quant aux collages, je dirais que ça tombe sous le sens, pour une chineuse en vrai et en web.

      Merci ! Je me dis comme toi, que finalement tout ça est assez logique. Il y a quelques années, avant que je ne me décide enfin à reprendre le pinceau, j’avais noté dans mes pages du matin qu’en effet, ce que je crée sera toujours intimement lié aux mots. C’est plus fort que moi, il y a toujours une histoire (ou, au moins, des paroles de chanson).

      Et pour le collage, en effet, je pense que je vais développer ça cette année, résolue comme jamais à chiner de vieux livres et magazines pour y découper. Mais tu as raison, il faut que je continue à mélanger mes propres morceaux à des morceaux étrangers, cette hybridation est intéressante !

      mon amour pour le violet est sorti du bois, et j’ai pas moins de quatre nouveaux violets (améthyste, clair de lune, perle violette duochrome & purpurite)

      That’s my girl! ♥︎

      Il existe un pendant à ce méfait sauvage : passer le même pinceau sur un godet normal et sur de l’iridescent. Je n’ai pas encore osé regarder de près, mais je crois que j’ai pailleté quelques uns de mes godets historiques récemment…

      OUI ! Les paillettes en général… J’ai beau les aimer, ça a un potentiel de nuisance assez énorme. (Qu’il est doux, d’avoir ce genre de problèmes.)

      Répondre

  20. Géniale cette année créative! Une fois de plus tu me donnes envie de faire plein de choses! Et ce truc avec les mains dessinées passé/présent me trotte dans la tête depuis un moment! Continue de crafter Marie, oui tu es une artiste ;)
    Bisous!

    Répondre

    1. Merci ! 💜 💜 💜

      Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser les balises suivantes : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

Billets adjacents