2018 semble avoir duré dix ans (dixit) et, de tous, le mois de décembre aura été le pire.

Pour tout vous dire, j’ai eu du mal à m’atteler à ce bilan-ci, rebutée par le côté formel de la chose, blasée par le fait de faire ça au même moment que tout le monde (bêêêh !), mais aussi parce que cela me demande toujours pas mal d’introspection.

Pourquoi bloguer ? Ou plutôt : Pourquoi continuer à bloguer après autant d’années ? Comment le fait de bloguer peut encourager ou, au contraire, envenimer certaines relations ? Y a-t-il une vie après la mort ? (Personnellement, je pense que non.)

BREF – voici mon analyse « à tiède » de cette année de création et de relationnel sur le web, sans aucune garantie de cohérence.

Intimité, extimité

Je ne me rappelle plus qui disait qu’opposer vie numérique et vie IRL (in real life – la « vraie vie ») n’avait aucun sens, puisque notre vie numérique fait partie de notre vie tout court.

Quand j’ai remis La Lune Mauve en ligne il y a deux ans, c’était un projet personnel timide que je couvais beaucoup, en n’en parlant à presque personne.

Au fond, je crois que j’avais un peu honte d’oser encore croire au blog comme média d’expression personnelle et vecteur de partages, après la grosse fatigue d’Internet que j’ai ressentie il y a quelques années, et plus globalement dans le contexte d’une blogosphère moribonde.

Pourtant, aujourd’hui, l’existence de ce blog s’impose d’elle-même, à la fois comme un lien qui me relie parfois involontairement aux autres, mais aussi comme un moyen de communication que j’utilise de plus en plus.

Les défauts de ma cape d’invisibilité

Cela s’explique en premier lieu par le fait que les précautions que je prends pour que mon blog reste, sinon secret, du moins discret, s’avèrent de moins en moins efficaces.

En effet, tout au long de l’année, je me suis rendue compte que des personnes a priori étrangères à mon univers, mais aussi avec qui je ne souhaite pas sympathiser, avaient découvert l’existence de mon blog et s’y étaient abonnées.

Je vous passe le détail des nombreuses stratégies d’évitement que je mets en place dans ces cas-là, pour sauter directement à la conclusion : n’ayez aucun espoir. Si une personne de ce type a découvert l’existence de votre tour d’ivoire numérique, c’est mort, elle ne la lâchera plus.

Quel mystère que cette attraction irrésistible pour ce qu’on fait, éprouvée par les personnes que l’on cherche précisément à éviter ! Ce paradoxe me fait l’effet d’une espèce de malédiction, ou de contresort : j’ai voulu utiliser ma cape d’invisibilité, or me voilà flanquée d’indécrottables personæ non gratæ. Bon. Voilà pour le bilan négatif de cette année.

Toutefois, je sais que ce phénomène est inévitable. Les algorithmes, le bouche à oreille, les couacs techniques, autant de menaces qui pèsent sur tout jardin secret.

C’est en partie pour cela que j’abandonne peu à peu mon pseudonyme historique au profit de mon seul prénom, qui est paradoxalement plus anonyme et moins personnel que lui. (Je pense que si j’avais su ça en 2000, au moment où j’ai commencé à utiliser Internet, je me serais fendu la gueule d’incrédulité.)

De même, pour le moment, je ne souhaite pas que mon patronyme soit utilisé lorsqu’on évoque ce blog. Aussi, si vous souhaitez partager mes billets, ou parler de La Lune Mauve autour de vous, je préfèrerais que vous me citiez avec « Marie » plutôt qu’avec mon pseudo ou mes prénom et nom, dans la mesure du possible.

Je suis sûre que celles et ceux d’entre vous qui possèdent également une « identité discrète » seront particulièrement sensibles à cette requête.

Secret de Polichinelle

Cependant, malgré cette précaution qui vaut ce qu’elle vaut, j’avoue être moi-même de moins en moins réticente à l’idée de révéler l’existence de ce blog, voire d’en parler spontanément aux personnes avec qui je me sens assez en confiance.

Déjà, parce que c’est moi qui décide de le faire, ce qui fait une GRANDE différence, mais aussi parce que j’assume davantage ce projet qu’avant.

Après tout, j’y consacre beaucoup de temps : pas une semaine ne s’écoule sans que je ne produise du nouveau contenu, qu’il soit publié dans la foulée ou plus tard. (Qui sait si quelqu’un découvrira un jour une méthode qui permettra de visualiser le travail titanesque mais invisible que demande l’édition d’un blog ?)

Et puis, ce blog fait partie de ma vie. Je ne parle pas seulement de sa longévité (19 ans en 2019, w00t) – même si elle a connu de nombreuses, et longues, éclipses ; mais ce blog est un reflet assez juste de ma personnalité et de mes centres d’intérêt.

La plupart des thématiques dont je parle ici ne sont pas des « plaisirs coupables » ou des « lubies » : non, ce sont les choses auxquelles je pense tous les jours et dont j’aime le plus discuter. À vrai dire, ce sont précisément les choses qui me motivent et me réconfortent dans la vie.

Du coup ?

Du coup, je continue à m’occuper de La Lune Mauve discrètement.

Peut-être qu’un jour viendra où mon activité artistique aura pris suffisamment d’ampleur pour que je décide de faire disparaître la haie d’épines qui borde cette planète biscornue.

En attendant, j’avance à pas de louve, solitaire et un rien suspicieuse. Moins il y a de gens au courant de l’existence de ce blog, mieux je me porte. Ce qui peut sembler paradoxal, mais : je pense qu’on surestime la valeur de la quantité aux dépens de la qualité, alors que plus de monde = plus d’emmerdes. Et les échanges sont mille fois plus intéressants et audibles en petit comité.

Par chance, mon blog est un blog de niche : les thématiques que j’aborde ne sont pas grand public, ce qui fait office de repoussoir naturel. Et ça c’est cool !

Les billets qui ont bien fonctionné, et les autres

Ce moment d’introspection étant terminé, un peu de concret maintenant ! Pour moi, ce bilan annuel est aussi l’occasion de voir quels sont les billets qui ont plus ou moins bien fonctionné.

Pas que ce genre de donnée me ferait tout revoir en profondeur, loin de là. Mais ça peut m’aider à prendre certaines décisions à l’avenir, m’encourager dans certaines voies plutôt que d’autres par exemple.

Note : pour déterminer quels billets ont été les plus lus/les moins lus, je me base sur le nombre de pages vues remontées par Google Analytics, l’outil de statistiques que j’utilise pour suivre l’audience de mon blog. Ce qui n’est pas forcément le meilleur critère, car ces chiffres dépendent beaucoup du niveau de référencement de chaque billet. Mais ça permet quand même de se faire une idée.

Pour les billets les moins lus, j’ai exclu les billets publiés ces trois derniers mois, car ils n’ont pas encore eu le temps d’essaimer comme ceux que j’ai publiés en début d’année par exemple.

Les billets que vous avez préférés

Voici les six billets les plus lus sur La Lune Mauve en 2018 :

Résultat : beaucoup d’Écosse, une revue de web qui vous a particulièrement plu (pourquoi celle-ci ? Mystère), et mes deux premiers billets féministes. Ça m’encourage à continuer, méfiez-vous ! 

La minute fierté : me rendre compte que Mona Chollet a partagé ma chronique de Beauté fatale sur sa page Facebook. Quel honneur !

Vous avez également beaucoup aimé les billets suivants :

Ainsi que chaque édition de ma revue de web, qui provoque l’explosion de mes statistiques quotidiennes.

C’est cool, mais parfois cela me désarçonne de voir que mes autres billets, autrement plus personnels et qui demandent plus de travail, peinent à obtenir le tiers voire le quart de cette attention…

Ceci dit, j’aime toujours autant concocter mes revues de web, et ça me fait plaisir de voir que ces pots pourris vous plaisent autant. Et puis, chaque revue de web sert de porte d’entrée menant à mon blog : chacune permet à de nouvelles lectrices et de nouveaux lecteurs de découvrir l’astre pourpre, ce qui est appréciable.

Depuis le mois de juin, j’inclus dans ces revues de web les derniers billets que j’ai publiés durant le mois qui vient de s’écouler, pour leur donner un peu de visibilité supplémentaire, surtout après des personnes qui lisent la revue de web mais pas le reste, faute d’être abonnées à mon blog d’une façon ou d’une autre.

Les billets qui sont passés plus inaperçus

Résultat : le beau cimetière de Loyasse a hélas moins retenu votre attention (peut-être pas publié au bon moment, juste après la Pentecôte ?), et je devine que ma série sur les Highlands était peut-être un chouïa dense et trop détaillée. Mais ce n’est pas grave du tout, je vais continuer à expérimenter !

Quelques statistiques

Je ne suis pas une obsessionnelle des chiffres, mais ils offrent des points de comparaison d’une année sur l’autre.

En 2017, j’avais publié 31 billets ; en 2018 j’en ai publié 42 (chiffre amusant !).

Par ailleurs, le trafic de mon blog a augmenté de 20 % en 2018, ce qui est énorme – et très ironique, étant donné le vœu de discrétion fait plus haut.

J’essaie de comprendre d’où vient cette soudaine augmentation de visites. Je continue à partager chaque nouveau billet une fois sur chaque réseau social que j’utilise (Twitter, Instagram et Facebook), et c’est tout. Je ne fais pas de pub et ne verse jamais un centime pour sponsoriser mes contenus.

Référencement

Ceci dit, il est vrai que je me soucie davantage du référencement (SEO) qu’avant. Par exemple, je mène un travail de fond pour améliorer le « maillage interne » de mon blog, c’est-à-dire à relier mes billets les uns aux autres. Je fais aussi davantage attention aux titres de mes billets. Je supprime les liens qui renvoient des erreurs 404 (et dieu sait qu’il y en a, sur un blog aussi vieux que le mien). À ce sujet, si ça vous intéresse, j’utilise l’extension Broken Link Checker pour WordPress.

Enfin, je veille à corriger rapidement les erreurs qui remontent dans la Google Search Console. Et voilà, rien de bien sorcier, mais je pense que ces efforts ont contribué au meilleur référencement de mon blog et au fait que certains billets cartonnent (par exemple Londres insolite et secrète, mais aussi Comment j’ai personnalisé une figurine Funko Pop).

Je constate aussi que La Lune Mauve remonte plutôt bien dans certains moteurs de recherche alternatifs comme Ecosia. Visiter l’astre pourpre après avoir planté un arbre ? Je suis ravie, évidemment !

Réseaux sociaux

Du côté des réseaux sociaux, là aussi belle progression après une année 2017 très timide :

  • Feedly : +53% d’abonné·es (je n’ai pas de stats sur les autres lecteurs RSS, type Netvibes) ;
  • Instagram : +32% ;
  • Mailchimp : +27% ;
  • Twitter : +16% ;
  • Facebook : +5%.

Je note aussi que Pinterest m’apporte de plus en plus de trafic, ce qui m’étonne beaucoup car je m’en sers très rarement. Mais si cela peut amener jusqu’ici des personnes qui aiment les belles images mystérieuses, ma foi, tant mieux ! Même si je ne suis pas sûre qu’il s’agisse de visites très qualifiées.

Enfin, j’ai également pris la décision de supprimer mon compte sur Hellocoton, tellement cette plateforme me débecte. Je ne sais pas pourquoi j’ai attendu aussi longtemps pour la quitter, d’ailleurs, alors que cela fait des années que je critique sa tendance à favoriser le sexisme dans la blogosphère. Mon blog y était de toute façon très peu suivi, du coup : aucun regret !

Blogging, un univers de pression

En 2019, j’aimerais abandonner Google Analytics au profit de Matomo, qui me semble plus éthique (et sur lequel j’aurais complètement la main puisque c’est un outil qui s’installe sur l’hébergement web dont on dispose). Je suis très intoxiquée par les produits Google, mais j’essaie petit à petit de corriger le tir.

Temps forts

Évolution du design

Au moins de mai, profitant de plusieurs jours de congés, j’ai remis la main à la pâte pour améliorer le design de La Lune Mauve.

J’ai simplifié et allégé des choses (supprimer les webmentions par exemple), nettoyé certaines parties de mon code CSS, fait évoluer la page d’accueil (qui met mieux en valeur certaines pages profondes du blog), enrichi puis simplifié ma blogroll, et commencé un travail de fond sur l’accessibilité de l’interface – ce dernier point étant encore très largement améliorable.

Chose étrange, je ne me lasse absolument pas du design actuel. Pas de refonte prévue à l’horizon, donc ! Par contre, je suis sûre que je peux encore améliorer la page d’accueil. J’aimerais aussi mieux valoriser certaines pages d’archives, pour mieux vous guider, en particulier parmi mes nombreux billets voyages.

Fin des arcanes

J’appelais « arcanes » des billets plus personnels, qui n’étaient pas publics, et ne pouvaient être lus que part des personnes à qui j’avais prêté la clé.

Cela faisait longtemps que je m’interrogeais au sujet de leur utilité, et finalement au printemps j’ai décidé d’arrêter d’en publier et de rendre les arcanes existants privés. Plus personne n’y a donc accès, ce qui est à la fois un soulagement (no more drama), et une légère déception.

Objectifs 2019

En 2019, je continue sur ma lancée ! J’aimerais continuer à illustrer mes billets, et pas uniquement mes revues de web.

Mes séries londoniennes, irlandaises et bretonnes vont continuer, car il y a plein de lieux merveilleux que j’ai envie de partager avec vous !

Portraits d’artistes et d’artisanes

Mais j’aimerais aussi développer de nouveaux contenus. Par exemple : parler davantage d’artistes et d’artisan·es dont l’univers me bouleverse et m’inspire, car je pense qu’on a toutes et tous un rôle à jouer à promouvoir les œuvres et les créations alternatives (comprendre : autoéditées, autofinancées, autogérées, ad lib.).

Ce n’est pas seulement une volonté de combattre les choix arbitraires et intéressés des algorithmes et autres intelligences artificielles, mais surtout la volonté de consolider ce que j’appelle le « Neverwhere », c’est-à-dire cet « Autre Internet » (dixit Naomi Nowak (en anglais)), composé de démarches sincères, souvent individuelles ou en petits comités, en particulier lorsqu’elles proviennent de groupes sociaux marginalisés/stigmatisés/discriminés.

À nous de relayer la parole des un·es et des autres, puisque les médias traditionnels s’en foutent et que les algorithmes font de la merde.

Je rejoins totalement Mab Graves (en anglais) quand elle conseille de consacrer une publication sur dix au travail d’un·e autre artiste que soi. Et pas juste un rapide repost d’une jolie image, non : mais prendre le temps d’expliquer pourquoi on aime ce que cette personne crée.

Pour ma part, outre mes revues de web dans lesquelles je partage chaque mois les initiatives et projets qui m’ont tapé dans l’œil, je voudrais continuer les portraits comme celui que j’ai consacré à Mina Mond : prendre le temps de présenter un·e artiste (en priorité : femme et/ou LGBTIQ+) dont le travail et la démarche dérangent, bouleversent, inspirent.

Blogging 101

Par ailleurs, j’aimerais aussi lancer une série de billets sur le fait même de bloguer. Mon côté old school, sans doute… ou alors la croyance qu’une Autre Internet est possible, et que je peux contribuer moi aussi à essaimer et à transmettre le flambeau.

Vous donner ou redonner envie d’écrire, vous encourager, répondre à vos questions les plus fréquentes sur la créativité et son alter ego le blocage créatif, l’organisation, la gestion des interactions suscitées par ce que vous publiez… Est-ce que ce type de contenu serait susceptible de vous intéresser ?

Planning éditorial

Enfin, niveau rythme de publication, j’ai l’intention de continuer à publier deux ou trois billets par mois minimum.

C’est un rythme certes dense, étant donné le travail que demande chacun de mes billets, mais vu la liste de tous les sujets que je souhaite aborder, c’est le minimum pour arriver à parler de mes voyages le plus au fur et à mesure possible. Vu que j’ai grosso modo réussi à le tenir en 2018, je sais que j’en suis capable !

J’ai d’ailleurs commencé à préparer mon planning éditorial pour les prochains mois, en bonne nerd que je suis.

C’est flouté pour pas vous gâcher la surprise, et puis parce que ça risque encore de bouger !

Le mot de la fin

En 2018, La Lune Mauve m’a apporté beaucoup de joie. La joie d’écrire, de créer et de partager, mais aussi la joie d’échanger avec vous après chaque publication, et même au-delà (rencontres IRL, échanges par mail, etc.).

Je ressens une immense gratitude envers vous toutes et tous qui prenez non seulement le temps de me lire (et vu les tartines que j’écris, dieu sait que ça en prend !), mais aussi de m’écrire à votre rythme, plus ou moins longuement, en fonction de votre humeur et de votre inspiration.

Rien ne me fait plus plaisir de savoir que vous êtes allé·e vous promener du coté d’un endroit dont vous avez entendu parler sur La Lune Mauve, que vous êtes allé·es voir en concert un groupe ou un·e artiste dont j’ai parlé au hasard d’un tweet ou d’une playlist, ou que vous avez ressorti vos aquarelles, vos aiguilles à tricoter ou votre plume parce que ce que vous avez lu ici vous a donné envie de prendre à nouveau soin de votre créativité.

J’aime sentir toutes nos énergies circuler ainsi !

Merci pour vos retours et réactions, qui font partie intégrante de l’astre pourpre et lui confère une encore plus grande valeur à mes yeux.

J’aimerais aussi remercier les artistes, autrices, artisan·es et collectifs avec qui j’ai eu l’occasion d’échanger, de créer et de manigancer. Ces collaborations précieuses me portent, et j’espère qu’elles seront encore plus nombreuses à l’avenir.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une belle année 2019 toute mauve !

Marie

Déjà 42 commentaires

  1. Gratitude de moi pour vous et vos super articles.

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    1. Un grand merci !

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  2. Chère Marie,
    Je ne suis pas une grande bavarde, je ne commente presque jamais tes articles. Et pourtant, je les lis tous, aussi « tartinés » qu’ils soient. Je les trouve toujours intéressants et motivants : pour aller de l’avant, créer, rester soi-même… Alors oui, gratitude, mais pour toi, car partager son univers personnel n’est pas du tout facile, mais tu continues à le faire : MERCI de partager tout cela avec nous :-).
    Je souhaite une belle année 2019 à LLM !
    Bises

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    1. Chère Carine,

      Cela me fait bien plaisir que tu aies pris le temps de laisser un mot pour marquer le coup ! L’adjectif « tartinés » m’a fait beaucoup rire !

      Tu as raison, cela demande pas mal de courage d’oser partager son univers personnel sur le net… Mais, comme dit, j’ai la chance d’être lue par des personnes bienveillantes, intéressantes et calmes ! C’est très motivant de pouvoir écrire et publier en bénéficiant de cette atmosphère très chouette, d’avoir des retours réguliers sur ce que je crée et partage, et de pouvoir mener de véritables discussions, loin de la superficialité et du « vite fait » auxquels nous enjoignent les réseaux sociaux. Bref, pour le moment je me sens en confiance, et cela donne des ailes.

      Belle année à toi, à bientôt !

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  3. Salut!!!

    J’attends avec impatience tes billets sur le blogging, c’est une super idée!
    En tout cas, je te comprends en ce qui concerne ta volonté de rester « discrète » : mes proches ne savent même pas que je tiens un blog, cela peut paraître étrange, mais je trouve que cela me donne beaucoup plus de libertés dans ce que j’écris. En plus, c’est vrai qu’aborder des thématiques de niche, nous donne moins de visibilité sur le net et nous épargne un paquet d’ennuis…
    Bonne année à toi, j’espère que tu trouveras autant de temps que tu le souhaites pour créer!

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    1. Merci beaucoup !

      Je continue à cogiter sur ce rapport à nos proches, au fait qu’ils puissent lire, ou pas, ce qu’on publie… À titre personnel, je ne publie rien de bien mystérieux ni de secret sur mon blog. Rien qui surprendrait mes proches, qui savent que j’aime « les trucs bizarres ».

      Mais je crois que j’ai simplement besoin d’un endroit à peu près « épargné » par le relationnel « de la vraie vie ». Peut-être est-ce simplement une aspiration à pouvoir coucher sur papier virtuel des choses dont je parle moins avec eux, et dont je n’aurais peut-être pas envie de parler avec eux. Je ne sais pas, c’est un sentiment assez diffus.

      J’ai utilisé l’expression « jardin secret » pour décrire mon blog, mais c’est assez ironique étant donné qu’on parle d’un support référencé, public, accessible à tout le monde. Donc ça n’a en réalité rien de secret ; la question est plutôt de savoir jusqu’à quand le secret relatif sera conservé.

      Bref, il est encore beaucoup trop tôt le matin et du coup je laisse libre cours à mes réflexions… :)

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  4. Quel beau bilan, agréable à lire comme d’habitude, merci Marie !

    Vous donner ou redonner envie d’écrire, vous encourager, répondre à vos questions les plus fréquentes sur la créativité et son alter ego le blocage créatif, l’organisation, la gestion des interactions suscitées par ce que vous publiez… Est-ce que ce type de contenu serait susceptible de vous intéresser ?

    Oh que oui, je pense que ce serait super intéressant, même pour les personnes qui ne bloguent pas !

    Je comprends que le fait que des articles plus perso aient attiré moins de monde que les revues de Web puissent t’attrister mais n’oublie pas que bien souvent, lorsqu’on est nous-même cités dans ta revue, je crois qu’on partage beaucoup, c’est donc assez naturel que tu aies plus de vues, ça se propage encore plus vite !

    Je suis super contente que tu continues les illustrations, j’avais craqué devant la plupart des dernières – alors que je n’ai pas le moindre sens artistique – et j’ai hâte de découvrir les prochaines. C’est super si tu arrives à tenir le rythme de 2018 !

    A bientôt, en te souhaitant mes meilleurs voeux, tout l’amour de tes proches et ton bonheur,
    Marion.

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    1. Merci pour tes encouragements, Marion ! Cela me fait sincèrement plaisir de savoir que mes illustrations te plaisent. C’est un exercice difficile pour moi de montrer ce que je fais, car je n’ai suivi aucune formation artistique et j’ai toujours été complexée par le fait de ne pas réellement savoir dessiner.

      Mais à force de montrer ce que je gribouille, d’avoir des retours, et de voir l’ensemble de mes illustrations les unes à côté des autres, je prends confiance en moi petit à petit.

      Pour les billets perso : oui, tu as raison, les revues de web sont partagées de manière exponentielle, ce qui explique qu’elles battent les scores ! Ce qui me ravit, car j’aime toujours autant préparer ces revues. Elles me permettent d’aborder plein de sujets importants que je n’ai pas forcément le temps de développer via des billets dédiés. Donc, finalement, tout cela est très organique et complémentaire.

      Je te remercie pour tes vœux, et te souhaite à mon tour une très belle année !

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  5. J’ai découvert ton blog en préparant mon roadtrip pour l’Ecosse et je l’aime beaucoup.

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    1. Merci beaucoup ! J’espère que tu continues à publier des billets de bonnes adresses (à Londres et ailleurs), car ce sont des contenus dont je raffole tout particulièrement.

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  6. Alors je dis oui à des billets de fond sur le blogging. Quant au reste, je suivrais LLM en 2018 avec la même assiduité que par le passé :)

    Bien vu pour ce qui est de suivre de près les problématiques de maillage interne, les liens internes vers des pages 404, etc. Ça fait partie de l’hygiène du site, et c’est trop souvent laissé de côté.

    Pour ce qui est d’Analytics, seul le trafic en provenance des moteurs de recherche dépend de ton référencement. Mais ce n’est qu’un canal parmi d’autres au sein du trafic global, qui cumule l’ensemble des canaux (et est le plus mis en avant dans GA). Après, je peux comprendre l’envie de passer sur Matomo. Mais on peut aussi bien borner les choses sur Analytics pour anonymiser au maximum les choses. Reste que ce faisant, on est encore à jouer le jeu de Google, donc…

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    1. Merci pour tes retours, ça me fait bien plaisir !

      Pour Analytics : oui, c’est le côté Google qui me chiffonne. J’ai également activé le module de statistiques de Jetpack, que je consulte bien plus au quotidien que Google Analytics, d’ailleurs. Mais ce n’est pas aussi complet.

      J’espère avoir le temps de testé Matomo cette année ! On l’utilise au boulot et c’est vraiment pas mal (notamment parce que ça donne explicitement le choix à l’utilisateur d’être suivi ou pas).

      J’ai beau avoir activé l’option dans Google Analytics pour tenir compte des réglages « Do not track » du navigateur, je pense qu’il y a beaucoup de monde qui n’a pas conscience que ce réglage est possible, et qui ne l’active donc pas.

      Bref, la réflexion suit son cours, mais je sais que j’ai encore beaucoup d’efforts à faire pour respecter la vie privée et les choix des personnes qui visitent mes sites.

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  7. Je te souhaite une très belle année 2019, Marie ! Pleine de créativité, d’énergie positive, et de concrétisation des projets qui te tiennent le plus à cœur. Félicitations pour le rythme que tu as tenu en 2018. Tes billets sont toujours un plaisir à lire, on sent la passion qui t’anime, et bienheureux les lectrices et les lecteurs qui continueront à en bénéficier ! Bref, que 2019 brille de lueurs lunaire et mauves !

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    1. Merci infiniment ! Je suis ravie d’avoir fait ta connaissance (virtuellement – mais peut-être aurons-nous un jour aussi le plaisir de faire connaissance face à face ?), et suis très reconnaissante que tu prennes le temps de commenter mes publications. Je te souhaite des torrents d’inspiration et une vie toujours plus poétique !

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  8. Ce que j’aime ici c’est ce côté blogging old school comme j’en trouve peu maintenant (ouh la vieille !), avec des articles fleuves sur des sujets qui te sont propres, avec cette patte vraiment personnelle et ton univers graphique apaisant qui me parle totalement ! Les blogs comme le tien que je lisais il y a quelques années ont pour la plupart fermé leurs portes et ça fait plaisir de voir des irréductibles désireux de transmettre le flambeau ^^

    En tout cas en 2018 je suis contente d’avoir découvert cet espace, et je te souhaite une bonne année autant bloguesque que personnelle :)

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    1. Yeah, merci beaucoup !

      Avant de relancer ce blog, je me suis demandée si je n’allais pas me couvrir de ridicule… Outre cette foi irréductible que j’ai pour les blogs personnels et sincères, et les partages auxquels ils donnent lieu, j’approche de la quarantaine, et d’aucuns trouvent bizarre de continuer à s’investir autant, émotionnellement, dans un support numérique, comme je le faisais déjà quand j’avais 17 ans.

      C’est sûr que c’est un mode de communication particulier, et je comprends que cela ne parle pas à tout le monde. Mais cela me va bien comme ça.

      L’essentiel pour moi est d’avoir renoué avec une routine créative, ce que je n’arrivais pas à faire sans le rythme propre à la tenue d’un blog. Ma pratique artistique est intimement liée au numérique. Je l’accepte mieux qu’à une époque où j’étais moi aussi gagnée par un rejet violent de l’exposition de soi en ligne, et de tous les faux-semblants que cela entraîne.

      Quand je dis « old school », ce que je veux dire surtout c’est « pré-monétisation ». Cette époque où on publiait parce qu’on en avait envie, parce qu’on était libres de le faire, parce qu’on n’avait pas à gérer plusieurs identités numériques, parce que tout était plus simple, et pas parce qu’on cherchait à gagner notre vie grâce à ça en diluant notre verve pour satisfaire les annonceurs.

      Assumer ses choix, ses goûts, sa personnalité ; se faire le porte-voix de démarches artistiques et politiques nécessaires ; créer des trucs et les partager – voilà.

      Et quelle joie de rencontrer quelqu’un comme toi en chemin !

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  9. Bonjour Marie,

    Par un heureux hasard (ou plutôt grâce à la magie des pings de billets) j’ai pris le temps de lire ton bilan de l’année 2018. Une fois de plus, je lis dans tes mots pas mal de choses qui me parlent beaucoup. Je te rejoins dans cette envie de construire un autre internet, d’ailleurs pas simplement sur le net, que ce soit aussi dans la vie.

    Pour moi cette année aura été sources de quelques déceptions et d’un changement d’état d’esprit dans une continuité de ce que j’avais déjà entrepris. Au final je n’ai pas tellement créé, mais les derniers mois ont été l’occasion de s’impliquer davantage dans la vie, dans des mouvements écologiques et positifs, dans du bénévolat autre que ce que j’ai pu faire pour les communautés web. Là où je n’ai pas passé le cap encore c’est d’en parler. J’ai entamé plusieurs billets en me disant ensuite « à quoi bon », alors ils sont restés dans mes brouillons.

    Mais à lire ceci La plupart des thématiques dont je parle ici ne sont pas des « plaisirs coupables » ou des « lubies » : non, ce sont les choses auxquelles je pense tous les jours et dont j’aime le plus discuter. À vrai dire, ce sont précisément les choses qui me motivent et me réconfortent dans la vie. ça me redonne l’envie d’écrire, de prendre le temps de parler de ce qui me meut, au risque d’être tout seul dans mon désert mais aussi de trouver un écho qui sera salutaire.

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    1. Brice ! Quelle joie de te croiser à nouveau par ici ! (Et oui, je suis en retard dans ma correspondance, que veux-tu.)

      Cela me fait sincèrement plaisir de savoir que tu as trouvé dans ce billet-ci de quoi alimenter ta réflexion et ton envie timide de partager les plus récentes. Je t’y encourage, bien sûr !

      Sur le « à quoi bon ? » : il est peut-être temps de tuer cette question qui tue. L’essentiel est d’écrire et de créer avant tout pour soi – l’avis des autres est de bien moindre importance (note que je ne dis pas qu’il n’en a aucune ; il en a, mais on la surestime).

      Si un sujet te colle aux basques pendant des jours, des semaines, des mois, c’est signe qu’il y a là un sujet qui mérite d’être creusé. Après, publier ou pas, c’est toi qui vois, mais écris, au moins. On a le droit d’avoir des conversations avec soi-même sans forcément convier la terre entière…

      J’aime beaucoup l’idée d’être « seul·e à plusieurs », et c’est le sentiment que j’ai vis-à-vis de l’Autre Internet : un réseau souterrain de jardins plus ou moins secrets, plus ou moins sauvages, et des découvertes à perte de vue pour quiconque enfile ses bottes de sept lieues et est prêt·e à vagabonder un peu. Dans ton désert, on sera au moins deux !

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  10. Bonjour !
    Je voulais laisser un petit commentaire sous cet article pour te remercier de se que tu as pu faire cette année.Je t’ai découvert récemment, en fait je ne sais plus trop par quel magie dont les clics en chaîne ont le secret mais peut-être bien grâce à une de tes revue du web.
    Et j’ai été si agréablement surprise de découvrir cet astre créatif qui m’as donné envie de créer. Si j’ai sortit mes crayons aquarellables et eu envie de découvrir la « vraie » aquarelle c’est bien grâce à toi et aux artistes que tu as pu partager. Mais si il n’y avait que ça ! Tu parles de sujets variés, certains me touchent et d’autres ouvrent mon horizons, deux choses que j’aime particulièrement.
    Alors pour cette année 2019, j’ai choisis de me montrer un peu plus dans les commentaires, histoire de te montrer que tu ne gaspilles pas ton temps !
    Bonne continuation :)
    PS : Je comprends effectivement très bien pour le pseudonyme ;)

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    1. Oh, c’est chouette ! Merci pour tout cela. Savoir que ce que tu as lu et vu ici t’inspire à créer à ton tour me rend toute chose. Méfait accompli !

      Au plaisir de te lire encore !

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  11. Bonjour Marie,

    Comme la période est propice au révélation, je tiens à te dire à nouveau que j’adore tes recherches, ta pertinence et ta façon dynamique de partager, car comme tu la dis ta joie d’échanger avec nous traverse chaque publication.
    Me concernant 48 ans maman, sculpteur, épouse, éducatrice spécialisée je suis heureuse de ma vie, ça n’a pas toujours été le cas mais le yoga et mon hygiène de vie, végétarienne mon aidé à me sentir complètement en accord avec des valeurs profonde.
    si ça te dis l hôtel du département à fait une vidéo en 2015 (Danielle Zerd vidéo) facile à trouver,tu verra ma tête de brunette et mes sculptures.
    Bref je déteste les réseaux sociaux et toi tu me permet de découvrir des lieux des objet des personnes qui ont des choses à véritablement partager.
    L’homme est un animal social, c est comme ça.
    Mais pas n’importe comment, tu filtre pour ne laisser transparaître que l’essence des choses sensible et sincère.
    Tu fais partie de mes rayons de soleil ☀.
    Courage pour tes super objectifs, moi je te suis.
    Danielle

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    1. Chère Danielle,

      Merci infiniment pour tes mots ! J’accepte ce don massif de bonnes ondes et d’encouragements avec grand plaisir, et ne manquerai pas d’y revenir en cas de vaches maigres.

      J’ai apprécié cette vidéo où tu parles – avec tant de conviction ! – de ton travail. J’aime beaucoup le concept des sculptures qui se subdivisent et révèlent par la même le sens.

      Cette vision que la totalité est plus que la somme des parties est très juste, concernant la créativité et ce qu’on révèle de soi par ce biais. C’est aussi ce qui se passe quand on révèle l’œuvre aux autres : ils ont alors l’occasion d’y greffer leur propre ressenti, leur propre histoire.

      Bloguer n’est pas de l’art, mais il y a un partage d’expériences et d’émotions un peu similaire. Cela laisse des traces, pour la plupart invisibles.

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  12. Merci vraiment, tu m’as donné envie de me remettre à l’écriture, au dessin, à la peinture. Tu apportes beaucoup à Internet de part ton travail et tes partages. Je pense que ce que j’apprécie le plus ce sont tes billets les plus personnels, en particulier celui que tu as écrit sur ta fracture du bras et tes réflexions sur le blogging. Après viennent les billets sur les voyages et tes découvertes (notamment artistiques).
    Bonne continuation à toi et à LLM, je te souhaite une très belle année 2019 !

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    1. Je suis tellement heureuse que tu te sois remise à écrire et à dessiner ! Et je découvre avec plaisir que tu as repris le fil de ton blog, que j’aime tant. L’année commence bien !

      En outre, c’est chouette d’apprendre que mes billets les plus personnels sont ceux qui te plaisent le plus, car ce sont ceux qui sont le plus menacés par ma tendance à l’auto-censure… Je tâcherai de me souvenir de tes mots lors de la prochaine crise de doute.

      Belle année à toi, que tous les verrous sautent ! (Vœu fait pour moi par un ami, il y a quelques années, et que je formule à mon tour pour toi.)

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  13. Bonsoir !
    Tous les articles que tu peux proposer m’intéressent, qu’ils touchent au fait de bloguer, à des artistes, à tes créations, à tes voyages, à n’importe quoi ! Ton univers et ce que tu écris me parlent tellement que je continuerais à te suivre quels que soient les sujets abordés (en espérant ne pas être une indésirable…). Je n’ai pas encore eu le temps de lire tous tes articles précédent ma découverte de ton blog, mais je compte remédier à ça cette année (même si je ne pourrais jamais tout lire). En tout cas, ton blog se démarque vraiment parmi tous ceux que je suis, il est unique, personnel, magnifique et tes propos sont toujours d’une intelligence et d’une sensibilité que j’admire. En plus tu dégages une bienveillance qui est très inspirante, qui donne envie de se lancer, d’explorer, d’innover, sans être trop dure, sans se comparer. Donc je croise les doigts pour que tu ne perdes pas de sitôt cette envie de partager tes oeuvres, tes rencontres et tes découvertes avec nous.
    J’arrête les éloges avant que tu prennes le melon. Belle année et à bientôt !

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    1. Sus au melon ! Prendre la grosse tête est mon pire cauchemar. Heureusement (?), ma tendance naturelle à l’auto-dépréciation veille au grain.

      Du reste, je te remercie sincèrement pour tes compliments, qui me vont droit au cœur. C’est très encourageant et apaisant pour moi de savoir que la diversité de ce que je partage ici est remarquée et appréciée.

      J’ai longtemps été mal à l’aise de ne pas être capable de trouver une niche, et de m’y tenir ; d’avoir des dizaines de centres d’intérêt et de ne pas savoir choisir duquel parler en priorité. Je me disais que je faisais tout mal, que j’étais dispersée, que je manquais de rigueur…

      Aujourd’hui, après des années à me prendre la tête sur ce genre de considérations stériles, j’ai enfin compris que cette diversité est justement ce qui caractérise ce que je fais, et que c’est l’ADN même de mon blog. C’est à prendre ou à laisser, et je suis enfin à l’aise avec ça.

      Tout·e « bizarre » que l’on soit, il existe des personnes qui le sont autant sinon plus, et c’est bien là le génie d’Internet : sa capacité à se faire se rencontrer des âmes proches, aux lubies par centaines et aux goûts très marqués.

      Je ressens énormément de gratitude vis-à-vis de ces puissantes rencontres, dont tu fais partie, sans aucun doute !

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      1. La pluralité des sujets abordés ne me dérange pas le moins du monde. On vient peut-être sur ton blog pour un univers, dans toute sa richesse et sa complexité, que pour avoir des infos sur UN sujet et un seul. Donc ne complexe pas là-dessus (heureusement ça ne semble plus être le cas) et garde précieusement tes particularités.

        C’est drôle car je complexe parfois dans le sens inverse, sur le fait de ne pas aborder plus de thématiques ! Comme quoi… Mais si, de mon côté, je ne parle que de livres, c’est à la fois lié à l’origine du blog (garder une trace de mes lectures pour moi, pour soutenir ma mémoire qui a tendance à me faire défaut, tout en partageant avec d’autres personnes si ça intéresse quelqu’un) et à une volonté de me limiter à ça pour ne pas passer trop de temps sur mon blog et l’ordi. Je fais ça en dilettante, je n’ai pas de grandes visées d’expansion, donc je ne veux pas y passer trois heures par jour pour parler de tout ce qui m’intéresse.

        Bref, tu fais clairement partie des quelques rencontres les plus marquantes que j’ai pu faire sur internet. Le genre de rencontres qui me donnent envie de continuer à traîner sur la blogo pour quelques temps encore !

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        1. si, de mon côté, je ne parle que de livres, c’est à la fois lié à l’origine du blog (…) et à une volonté de me limiter à ça pour ne pas passer trop de temps sur mon blog et l’ordi. (…) je ne veux pas y passer trois heures par jour pour parler de tout ce qui m’intéresse.

          Je comprends très bien ! C’est nécessaire de faire des choix, sinon comme tu dis on y passerait tout notre temps libre. L’essentiel est de parler de ce qui nous touche le plus, je crois. Ce qui ne veut pas dire qu’on ne s’intéresse « qu’à ça » ; d’autant qu’on laisse toujours entrevoir plusieurs facettes de sa personnalité quand on écrit (pour qui prend le temps de lire entre les lignes).

          Bref, tu fais clairement partie des quelques rencontres les plus marquantes que j’ai pu faire sur internet. Le genre de rencontres qui me donnent envie de continuer à traîner sur la blogo pour quelques temps encore !

          Wah, c’est un sacrément beau compliment ! Merci !

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  14. Personnellement je serais très intéressée de lire tes billets « méta » sur le blogging !

    Sinon, j’aime beaucoup tes réflexions sur tes stratégies d’évitement, ce besoin de discrétion (et de protection peut-être) qui me parlent particulièrement en ce moment. De mon côté, sans doute en raison d’une expérience bloguesque hâchée, pour le moins hétéroclite, et longtemps très très anonyme, je crois que je n’ai pas encore trouvé le degré d’ouverture/discrétion/anonymat qui me convient. Une amie m’avait fait remarquer (voire un peu reproché) à quel point Consanguines peut sembler hermétique, difficile à lire et donc pas très accueillant pour quelqu’un qui y arriverait par hasard, et en lisant ton article, je me dis qu’en fait ça doit être une technique d’évitement que j’ai dû mettre en place relativement inconsciemment. Peut-être que j’ai un peu peur de l’hostilité qui s’abat rapidement sur vous sur internet désormais – j’ai eu de petites mésaventures avec des sites très catho/d’extrême-droite qui m’ont un peu malmenée et même si dans l’ensemble, ça m’a fait plutôt rire, ça m’a rappelé que je n’étais pas lue que par des gens bienveillants, ce qui est assez déstabilisant (on finit par se sentir à l’aise, chez soi, et tout d’un coup on se voit rappeler qu’on est en fait sur la place publique…) Merci de me donner du grain à moudre sur ces questions !

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    1. Merci pour ton retour, très apprécié !

      En effet, cette problématique du montrer/(se) cacher n’est pas évidente. Je ne pense pas qu’il existe une réponse unique et magique, d’ailleurs. Les besoins de discrétion ou d’exposition de soi varient au fil du temps, au fil de qui on devient… 

      Moi-même, je suis passée par à eu près tous les états, de l’anonymat le plus chaotique à la surexposition violente, pour revenir en fin de compte à un entre-deux à peu près gérable – pour l’instant, du moins.

      Les remarques de ton amie à propos de Consanguines révèlent peut-être davantage sur elle et sur la façon dont elle perçoit ta créativité que sur ce que tu fais réellement ? Tu ne dis pas comment tu as vécu cette remarque ; mais je sais d’expérience que cela peut être blessant, surtout si cela vient d’une amie chère.

      Ton style est unique, et c’est ce qui le rend précieux. J’espère que tu ne te laisseras pas influencer par un retour de ce type, même s’il provient de quelqu’un dont le jugement t’importe.

      Répondre

      1. Merci de ces encouragements !

        En ce qui concerne cette remarque de mon amie, je ne l’ai pas mal prise (je la connais bien et je sais que ça a plus à voir avec des parti-pris esthétiques différents que quoique ce soit de vraiment personnel), en revanche ça m’a fait réfléchir à cette problématique « vraie vie »/vie en ligne : j’ai longtemps séparé radicalement les deux, plus tard je n’ai pas très bien vécu la disparition de l’anonymat qui est arrivée avec les débuts des réseaux sociaux, et là, alors que je me disais que je devrais laisser des passerelles entre les deux (fondamentalement il n’y a aucune différence entre mon moi « réel » et mon/mes moi virtuels, c’est juste qu’ils prennent des formes différentes), je me dis qu’en fait ce n’est peut-être pas utile puisqu’une délimitation fréquentations réelles/virtuelles se reproduit d’elle-même.

        Bref, je n’ai pas vraiment de conclusion à apporter et donc pas grand-chose pour nourrir ces réflexions, mais ce sont des questions très intéressantes, je trouve. Merci de les aborder !

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        1. j’ai longtemps séparé radicalement les deux, plus tard je n’ai pas très bien vécu la disparition de l’anonymat qui est arrivée avec les débuts des réseaux sociaux, et là, alors que je me disais que je devrais laisser des passerelles entre les deux (fondamentalement il n’y a aucune différence entre mon moi « réel » et mon/mes moi virtuels, c’est juste qu’ils prennent des formes différentes)

          Cette dernière phrase m’interpelle ! Spontanément, j’ai toujours ressenti la même chose ; qu’il n’y a pas de si grand fossé entre qui je suis quand on me fréquente IRL et qui je laisse à voir quand je blogue.

          Et pourtant… avec l’expérience (et les réflexions x déconvenues que cela implique), j’ai réalisé que même si je suis moi et que je me promène librement dehors ou sur Internet, je n’ai pas forcément envie que la première personne venue ne vienne boire le thé chez moi pour m’écouter raconter ma vie, ce que représente peu ou prou l’expérience bloguesque, à mes yeux.

          De même, je n’ai pas envie que des clients ou des confrères s’incrustent et lisent tout ce que j’exprime à cœur ouvert. (Même si je mets beaucoup de stratégies de contournement en place pour parler des choses qui me tiennent à cœur avec du recul et un langage plus ou moins codé en fonction des cas.)

          On est comme on est et on partage ce qui nous bouleverse, mais tout le monde ne mérite pas d’accéder à ce monde intérieur. Finalement, ce qu’on livre comme ça, sur nos blogs personnels, ressemble un peu à ce qu’on livrerait à un·e ami·e, minus l’intimité.

          je me dis qu’en fait ce n’est peut-être pas utile puisqu’une délimitation fréquentations réelles/virtuelles se reproduit d’elle-même.

          Oui, et parce que concrètement, tout le monde s’en fout. Ce qui n’est pas entièrement de la faute des autres, d’ailleurs.

          Déjà, on est toutes et tous noyés sous les contenus, en particulier quand on consulte les réseaux sociaux. Du coup, à moins de se démener comme un beau diable pour agiter tel ou tel billet sous le nez des gens, la plupart ignorera que tu as publié tel ou tel truc.

          Ensuite, on a tendance à surestimer l’attention que nous portent les autres.

          Même si quelqu’un dont je préfèrerais qu’il ne lise pas ce blog le lit effectivement, du moment que cette personne ne m’en parle pas et ne fait aucune allusion à ce que j’écris, je crois que cela ne me gêne pas.

          À une époque cette simple idée me rendait dingue ; aujourd’hui, j’ai lâché prise et accepté qu’à partir du moment où je publie moi-même des trucs sur le net, publiquement, il est évident que des gens vont les lire. A fortiori à une époque où on laisse les algorithmes manigancer et dévoiler ce qui devrait rester secret, et cacher ce qui est d’utilité publique…

          Enfin, je crois qu’il faut sincèrement s’intéresser à quelqu’un pour continuer à lire son blog sur le long terme – ce qui n’est pas le cas des éventuelles personnes dont je ne veux pas qu’elles lisent mon blog mais qui tombent quand même dessus, en général.

          Elles vont lire, quoi, un ou deux billets, éventuellement ajouter mon blog à leurs centaines d’abonnements RSS, et l’oublier comme on oublie une vieille chaussette au fond d’un panier à linge.

          Bref – réflexion un peu décousue de bon matin, mais je suis contente de la poursuivre avec toi. :)

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          1. « on est toutes et tous noyés sous les contenus, en particulier quand on consulte les réseaux sociaux. Du coup, à moins de se démener comme un beau diable pour agiter tel ou tel billet sous le nez des gens, la plupart ignorera que tu as publié tel ou tel truc. » : Tout à fait. Internet c’est un peu comme les très grandes villes, la quantité de monde ménage un anonymat un peu paradoxal. C’est quelque chose qui me plaît assez, d’ailleurs. Tu as raison aussi lorsque tu dis que les autres se préoccupent bien moins de ce qu’on fait qu’on se l’imagine – mais les intentions qu’on prête aux « autres » sont souvent l’expression voire la caisse de résonnance de nos propres doutes (potentiellement gigantesques et tentaculaires les mauvais jours) et j’ai parfois du mal à être rationnelle sur ce front-là.

            « Même si quelqu’un dont je préfèrerais qu’il ne lise pas ce blog le lit effectivement, du moment que cette personne ne m’en parle pas et ne fait aucune allusion à ce que j’écris, je crois que cela ne me gêne pas. » : Argh, en effet cette idée est assez désagréable :D. C’est la même chose : rationnellement, ce qu’on ignore ne peut pas nous faire de mal évidemment, mais je crois que je serai moins mal à l’aise si je savais qui lisait au moins, personne bienveillante ou pas – tant pis pour moi, ça n’arrivera jamais ahah.

            Quoiqu’il en soit ça ne vaut pas la peine de laisser ce genre d’appréhension se mettre sur la route de notre créativité évidemment, mais parfois, c’est un sacré combat.

            Bonne continuation à toi en tout cas !

  15. D’abord, je te souhaite une très belle année 2019, créative et remplie de pleins de choses intéressantes. Je souhaite également une nouvelle année riche en beaux billets à LLM… Mais bon, cela revient au même : tu es ton blog et il est ton reflet (c’est un coup à devenir schizo tout ça ^^). Tu y parles de tout ce que tu aimes, il n’est pas dispersé, il est juste très varié, avec une constante dans l’étrange, ce qui est plutôt une bonne chose (la plupart des blogs sont un peu soporifiques tellement ils se situent dans une même lignée, ça en est triste).
    Ce n’est jamais facile de bloguer, puisqu’on s’expose d’une certaine manière, et que l’on n’est jamais bien sûr d’être bien compris, apprécié, etc. Donc, il arrive fatalement un moment où des personnes qu’on préférerait ne pas croiser vont tomber sur le blog, et le lire (voire commenter). Mais il semblerait que tu sois un peu à l’abri de ceux-là, les fâcheux et les fâchés, puisque LLM est un blog de « niche ». ^^

    C’est amusant : souvent, quand on regarde les stats de son blog, on se rend compte que les posts les plus lus ne sont pas ceux qui nous tiennent le plus à coeur, c’est très curieux. Le post le plus lu de mon blog, c’est celui sur la Catrina et la Santa Muerte, et pourtant, c’est pas mon préféré (il est intéressant, mais bon…), bien que le sujet me fascine.
    D’ici peu je vais à nouveau écrire sur le blog, mais je pense que je vais arrêter. Le blog, c’est pas mon support préféré en fait. J’ai des tas de choses à partager, mais je le ferais sur tumblr maintenant, c’est plus simple à gérer pour moi. J’ai des photos qui dorment depuis les journées du patrimoine, notamment sur ma visite au cimetière de Béziers, sublissime cimetière néo-gothique du XIXe siècle, mais ce sera sans doute partagé sur tumblr.

    Anecdote et information : sur ton collage, qui rend très bien au demeurant, la femme sur le cheval est un extrait d’une série photo de la photographe Anja Niemi, norvégienne, qui fait un superbe travail en se mettant elle-même en scène. Elle explique magnifiquement son processus de créa dans une longue interview accordée au magazine IDEAT, avec qui elle a collaboré pour un très beau numéro hors-série. L’interview est peut-être dispo sur le site du magazine.

    Belle journée, et encore une très bonne année 2019,
    Alexandrine

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    1. avec une constante dans l’étrange

      Merci pour tes vœux ! Je te souhaite à mon tour une année encore plus créative que la précédente, et surtout une année apaisée !

      Je suis un peu triste d’apprendre que ton blog va s’arrêter ; cela ne faisait pas si longtemps que je le lisais, et j’ai du coup l’impression de perdre déjà une source de découvertes fraîchement découverte… Mais si tu n’y trouves plus de plaisir, en effet, il ne faut pas se forcer. Vas-tu laisser les archives en ligne ?

      N’utilisant pas Tumbr au quotidien, j’ai peur de passer à côté de tes futures publications ; mais peut-être créeras-tu un lien entre ton Twitter et ton Tumblr, ce qui me permettra peut-être de suivre ce qui s’y passe ?

      Merci pour l’info sur Anja Niemi, je tombe de haut car je pensais naïvement qu’il s’agissait d’un morceau de publicité que j’avais découpé je ne sais où…  Tu as l’œil en tout cas ! Je vais chercher cette interview dont tu parles, ça m’intéresse.

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      1. « Je te souhaite à mon tour une année encore plus créative que la précédente, et surtout une année apaisée ! »

        De toute façons, question stress, ça peut pas être pire que l’année 2018 (enfin, si, ça pourrait, mais bref.) ! Commencer le doctorat va sans doute considérablement changer ma vie ! ^^

        Pour le blog, je vais faire un article où j’explique les raisons de cet arrêt, puisque qu’il ne s’agit pas uniquement du doctorat, il y a d’autres raisons aussi. Je vais le laisser en ligne et ouvert, au cas où l’envie me reprendrait. ^^

        Je ne savais même pas que je pouvais lier tumblr et twitter (bienvenue dans le monde fabuleux de la technologie et des réseaux sociaux, wouhouuuuuu ! )… Du coup, oui, je pense lier les deux (enfin, si j’y arrive, le retour de la poule devant un ordinateur), vu que ce sera des posts tumblr avec pas mal d’images (voire un chouia de texte).

        Je pense que le travail de Anja peut t’intéresser : elle élabore tout un personnage qu’elle met ensuite en scène en l’interprétant, ce qui explique qu’il lui faut environ 1 an pour faire une série photo, car elle achète tous les vêtements en accessoires, puis, elle cherche les différents lieux où mettre en scène son personnage. On peut d’ailleurs remarquer que son travail s’inscrit dans une sorte de « mouvement » où pas mal de photographes pratiquent l’auto-fiction, ce qui aboutit la plupart du temps à des choses assez cools.

        Belle journée !
        Alexandrine

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  16. La cape d’invisibilité, c’est compliqué. Je pense que pour beaucoup d’entre nous elle nous a été confisquée il y a bien longtemps, suite à des imprudences irréparables. Finalement, c’est presque plus facile d’être expansif sur les blogs des autres, d’autant que même les pires stalkers ont souvent perdu la bonne vieille habitude d’explorer les univers parallèles à ceux de leur cible. Je serais curieuse de savoir quelles furent tes stratégies d’évitement : sais-tu qu’à force de lire des blogs sweet lolita stylés dans une esthétique pastel à outrance, avec même à une époque une taille de typo minuscule, que je me suis dit qu’il y avait quelque chose de repoussant à creuser de ce côté ? Passons sur l’inquantifiable effet des leçons que j’en ai tiré, et appliqué. Reste que la pudeur est notre seule défense, et c’est parfois frustrant, mais peut-être aussi salutaire ? Parfois, je révèle à froid le contexte de mes illustrations, hors du net, et c’est plutôt satisfaisant.

    Tiens, c’est amusant, j’ai aussi téléchargé Matomo. Mais j’ai abandonné le processus d’installation en plein milieu, parce que pour des raisons techniques je ne pouvais pas tout faire en une fois, et cela m’a vite saoulé (j’ai tellement moins de patience qu’avant avec la webadministration). Mais le plaisir d’arrêter de cautionner Google vaudra peut-être l’effort.

    Quant au partage, en ce moment j’y pense souvent. Et notamment à trouver d’autres façons de le faire, car parfois je me sens submergée, surtout lorsque tout s’enchaîne (coucou les stories instagram entrecoupées de pubs). De plus, cela fait un énorme vivier d’artistes auxquels je ne peux apporter mon soutien qu’au compte-goutte le plus bouché, ce qui est plutôt frustrant à la longue. Et plus le système actuel se renforce, plus je lis de conseils sur les meilleures pratiques (souvent de la part de personnes qui ont naturellement ces attitudes, ou pire, qui font ça de manière artificielle), plus j’ai envie de faire autre chose ! Je ne peux pas par exemple juste accepter comme normal et immuable le postulat que pour avoir la meilleure expérience possible en matière de suivi, je sois obligée d’être active, de commenter, de liker, de bourrer les serveurs avec des posts-its que je ne pourrais même pas retrouver des mois ou des années après parce qu’une telle quantité d’info est proposée en scrolling infini ! Ou de me conformer à des pansements sur des problématiques plus profondes, plus humaines : on suit trop de trucs aux mêmes endroits (rappelons-nous le temps des forums spécialisés quand même. Ce n’est pas si loin !), on ne peut pas tout voir, et on n’a pas la main-mise sur la hiérarchisation de ces contenus. Bref, le meilleur partage, à l’heure actuelle, il vaut mieux que je le cherche ailleurs. En mettant des petites choses dans des colis, en faisant des expos. En achetant de temps en temps des œuvres d’art, y compris vestimentaires, sans bêler qu’il faudrait qu’on sacrifie le meilleur de notre espèce pour accommoder l’infinie masse existante de merdes que nous avons produite (les minimalistes à deux balles qui veulent arrêter de « s’encombrer » alors que ce sont justement ceux qui faisaient le meilleur usage de leur argent : pourquoi ?!).

    Blogging 101 : Fonce ! J’adore l’Histoire du Blogging. Mon moi d’il y a 15 ans faisait des voyages en terre skybloguiennes parce que c’était complètement dingue, puis venait l’heure des « à la manière de ». Je m’en délectais. Même sans le côté ridicule, je pense que je serais très friande de ce regard de loin sur la plateforme-même où je le lirais (mon côté Histoire sans Fin et sa transcendance des medias, sans doute).

    Ah, et ! Jolie image de fin.

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    1. La cape d’invisibilité, c’est compliqué. Je pense que pour beaucoup d’entre nous elle nous a été confisquée il y a bien longtemps, suite à des imprudences irréparables.

      Je n’aurais pas su mieux l’exprimer…

      Finalement, c’est presque plus facile d’être expansif sur les blogs des autres, d’autant que même les pires stalkers ont souvent perdu la bonne vieille habitude d’explorer les univers parallèles à ceux de leur cible.

      C’est vrai ! Et puis, nous concernant, on écrit de telles tartines que ça découragerait même la plus acharnée ou le plus acharné des stalkers.

      sais-tu qu’à force de lire des blogs sweet lolita stylés dans une esthétique pastel à outrance, avec même à une époque une taille de typo minuscule, que je me suis dit qu’il y avait quelque chose de repoussant à creuser de ce côté ?

      Oui, le design influence nos choix – de lecture, notamment. Je me rappelle qu’un type m’avait écrit, à propos de mon blog pro, en me disant en gros « quel dommage qu’il ait une apparence aussi girly » – sous-entendu : « l’article que j’y ai lu était intéressant, mais je ne creuserai pas parce que waouh tu as utilisé du rose et du mauve dans ta CSS ». (Cependant, d’autres retours similaires, cette fois-ci de recruteurs, m’ont aidée à prendre conscience qu’il est plus que temps que je change le dit site, de peur de me traîner une image d’éternelle post-adolescente.)

      Je ne peux pas par exemple juste accepter comme normal et immuable le postulat que pour avoir la meilleure expérience possible en matière de suivi, je sois obligée d’être active, de commenter, de liker, de bourrer les serveurs avec des posts-its que je ne pourrais même pas retrouver des mois ou des années après parce qu’une telle quantité d’info est proposée en scrolling infini !

      Je suis évidemment d’accord. Tout ça c’est de la faute des designers de Facebook. Nous empêcher de voir les publications des personnes auxquelles on s’est abonnée par ordre chronologique est terrible. Savoir qu’on s’abonne mais qu’on ne verra que 0,5% de leurs publications aussi. Je rêve d’une option qui permettrait de rétablir une timeline chronologique, mais bon, clairement la monétisation est plus importante qu’un design de l’attention éthique et que l’expérience utilisateur.

      Blogging 101 : Fonce ! J’adore l’Histoire du Blogging. Mon moi d’il y a 15 ans faisait des voyages en terre skybloguiennes parce que c’était complètement dingue, puis venait l’heure des « à la manière de ». Je m’en délectais. Même sans le côté ridicule, je pense que je serais très friande de ce regard de loin sur la plateforme-même où je le lirais (mon côté Histoire sans Fin et sa transcendance des medias, sans doute).

      Tiens, j’ai redécouvert l’existence de Dead Journal, cela ne nous rajeunit pas ! Je dois encore avoir mon LiveJournal qui traîne quelque part, d’ailleurs ; c’était quand même toute une époque !

      Loin d’une nostalgie malvenue, ce que j’aimerais écrire à propos du blogging serait plus tourné vers de nouvelles plumes, je pense. Donner envie d’écrire, de partager et d’inventer de nouvelles formes d’expression numériques à des personnes qui n’osent peut-être pas, ou qui l’ont fait mais ont abandonné mais que ça chatouille encore. Et partager, modestement, ce que j’ai appris en presque 20 ans de partage protéiforme. Mais je suis un peu anxieuse de me lancer, bizarrement.

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  17. Lorsque je gérais mes blogs, j’étais moi aussi toujours surprise de voir que ce qui se partageait le plus n’était pas toujours ce qui m’avait demandé le plus de temps… J’ai finalement choisi d’investir mon énergie différemment.
    La frontière entre se dévoiler et partager ce qu’on aime est évidemment ténue… et c’est en effet une réflexion très importante. Tes futurs billets sur la création seront les bienvenus, bien sûr ^^ .
    Merci de partager avec nous depuis toutes ces années <3.

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    1. Merci Shaya ! J’ai finalement choisi d’investir mon énergie différemment Cette phrase est très positive, je trouve. Qu’importe le moyen, du moment qu’on continue en effet à faire preuve de créativité et à s’engager dans des projets constructifs.

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  18. Coucou Marie,
    Je rattrape mon retard lunemauvien tout doucement… Merci pour ce beau billet réfléchi sur ton année et pour tout ce que tu partages au cours des années et qui m’inspire toujours à sortir de ma coquille et à reprendre le clavier <3

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    1. Tu n’as pas idée à quel point ça me fait plaisir de lire ça. :)

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